Mgr Tissier de Mallerais : ce lien qui serait un simulacre avec la Rome nouvelle n’est rien devant la préservation et la profession de la foi catholique

Magnifique sermon de Mgr Tissier de Mallerais lors du pélerinage de Lourdes 2014 de la FSSPX.

Source : La Porte Latine

Alors Mgr Lefebvre va s’opposer et prendre ce programme maçonnique, le renverser et en faire le programme catholique de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie-X. En trois points :

Premier point : rendre son sens la Messe. Cette Messe qui est  le véritable sacrifice, le sacrement du sacrifice du Calvaire, celui qui est la source de toutes les grâces de Salut pour les âmes et pour le monde, le véritable sacrifice victorieux. C’est ce qu’il a fait, en refusant la nouvelle messe et en gardant la Messe de toujours.

Deuxième point du programme catholique véritable : former une élite de chrétiens, que vous devriez être, chers fidèles, une élite de chrétiens vivant en état de grâce, résolus de se sacrifier et de se sanctifier sur le modèle et par la grâce de Notre-Seigneur Jésus-Christ et de la Très Sainte Vierge Immaculée, et résolus à combattre pour le Christ-Roi. C’est le deuxième point, une élite de chrétiens vivant en état de grâce.

Et troisième point du programme catholique : par cette élite, re-couronner Notre-Seigneur Jésus-Christ, Lui rendre publiquement sa couronne, en édifiant d’abord ce que nous avons fait. Les bastions de chrétienté, les bastions de chrétienté que sont nos prieurés, nos monastères, nos couvents, nos familles chrétiennes nombreuses, aux nombreux enfants, l’éducation véritablement catholique, les écoles intégralement catholiques, la profession soumise à la loi de Notre-Seigneur Jésus-Christ et finalement la vie politique organisée selon les commandements de Dieu.

En poursuivant ce programme du sacerdoce pour le Christ-Roi  envers et contre tous les obstacles et les menaces de sanctions de la part de la Rome nouvelle, nous sommes gagnants d’avance, chers fidèles.

En appliquant cette réflexion aussi que Mgr Lefebvre fit le 30 mai 1988, quelques semaines avant les sacres épiscopaux, le lien purement formel avec la Rome nouvelle n’est rien devant la préservation de la foi. Le lien formel, ce lien artificiel, ce lien qui serait un simulacre avec la Rome nouvelle n’est rien devant la préservation et la profession de la foi catholique. C’est à un tel témoignage de notre foi catholique que la Fraternité Saint-Pie-X est invitée. Celui qui persévérera jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé. Nous ne pouvons mieux, disait Mgr Lefebvre, et nous pouvons le dire encore aujourd’hui, nous ne pouvons mieux aider le successeur de Pierre qu’en exigeant de lui la profession intégrale de la foi catholique. Nous ne pouvons mieux aider le successeur de Pierre qu’en transmettant la foi catholique, en la proclamant à temps et à contre-temps, par un sacerdoce doctrinal, un sacerdoce saint, un sacerdoce combattif, un sacerdoce missionnaire, et un sacerdoce marial, dédié à la Très sainte Vierge Marie, à son apostolat et à son règne.

In nomine Patris, et Filio, et Spiritu Sancti, amen.

Mgr Bernard Tissier de Mallerais

Source : La Porte Latine

La transcription [Y. B-R] et les intertitres sont de la rédaction de La Porte Latine

Version audio :LPL/141027


Mgr Mario Oliveri, évêque « néo-traditionaliste »

Mgr Mario Oliveri est la dernière tête en date qui vient de tomber : trop traditionnalisant pour les services progressistes et homosexualistes du pape François. Après les Franciscains de l’Immaculée et leurs soeurs, la traque continue. La raison officielle : crypto Lefebvriste !

Vouloir mettre sa tête sous le couteau de cette Rome apostate quand elle ne se cache même plus de ses intentions de destruction de la Tradition est de la folie. Et là encore, les communautés Ecclesia Dei Adflicta ne doivent leur survie qu’au fait que la FSSPX échappe encore à l’autorité de nos ennemis.

Sans parler des velléités contre nature même plus dissimulées du Synode.

Source : La Porte Latine

Après les Frères Franciscains de l’Immaculée  [ Voir notre dossier complet sur le sujet infra ] Rome vient de s’en prendre à Mgr Mario Oliveri qui a tort, en premier lieu, de regarder avec bienveillance les prêtres et les fidèles de son diocèse qui sont restés fidèles au rite dit de saint Pie V.

Savona Il Secolo titre dans son édition du 22 octobre :

« Diocèse d’Albenga-Imperia, l’évêque des scandales flanqué d’un Commissaire » qui « aura la fonction d’évêque auxiliaire chargé officiellement de le seconder, mais qui dans les faits est là pour le remplacer ».

Ce serait le pape en personne qui aurait fait suite aux plaintes de quelques fidèles et de prêtres progressistes qui accusent Mgr Oliveri d’être « anachronique et ultratraditionaliste » et en particulier dans son séminaire diocésain, lui reprochant l’usage de vêtements pré-conciliaires et de problèmes divers entre le recteur et ses séminaristes.

Dans un premier temps, c’est le nonce apostolique Mgr Adriano Bernardini qui avait été choisi pour « accompagner« , en fait se substituer, à l’Ordinaire d’Albenga qui n’a pas fait preuve d’assez de docilité malgré la fermeture des deux couvents des Franciscains de l’Immaculée ordonnée par le Père Volpi, lui aussi Commissaire nommé par Rome pour mettre au pas des moines trop « crypto-lefévbristes » !

Cette nouvelle attaque contre un évêque « néo-traditionaliste » semble totalement surréaliste au moment même où l’ancien recteur du séminaire mis en cause, l’abbé Antonio Suetta, a été nommé évêque de Ventimiglia–San Remo sur décision du pape François lui-même. Comme l’écrit Notions Romaines dans son édition du 22 octobre :

« Clairement, l’incohérence semble être caractéristique sous la gouvernance bergolienne, surtout par le fait que la présente visitation a été ordonnée par nul autre que le Suprême pontife lui-même. »

Devant le tollé suscité par cette volonté de mettre à l’écart un évêque favorable au Motu Propio de Benoit XVI sur la « forme extraordinaire du rite dit de saint Pie V », le Vatican semble vouloir apaiser les tensions qu’il a lui-même provoquées.

Il fait savoir en efftet – « par la bande » – que ce serait Mgr Alberto Maria Careggio, évêque émérite de Vintimille-San Remo, Piémont, 77 ans, qui serait appelé à « aider » Mgr Oliveri « très fatigué »…

Mgr Carregio n’est vraiment « célèbre » que pour avoir été le guide de haute montagne de feu le pape Jean-Paul II. Il est aussi surtout connu pour être un opposant notoire au monde de la Tradition et un vrai progressiste ami de François.

Si c’est lui qui est choisi pour « secourir » Mgr Oliveri, cela signifierait que le Saint Siège a une notion assez ambigüe du « secours au prochain » et l’on comprendrait aisèment que le futur secouru s’écrit en toute franchise « Timeo Danaos et dona ferentes« …

La Porte Latine

Sources : Savona Il Secolo/Notions Romaines/LPL du 23 octobre 2014


Pour envisager un dialogue fécond, il conviendrait d’attendre que les autorités romaines soient dégrisées des idées conciliaires

Source : bvoltaire.fr

Si la reprise officielle des pourparlers entre le Vatican et la Fraternité Saint-Pie X, fondée par Mgr Lefebvre, a été relevée par plusieurs médias, peu d’observateurs semblent en mesurer toute la portée. Le communiqué du Saint-Siège publié après la rencontre entre les autorités de la Fraternité et le cardinal Müller, préfet de la Congrégation de la foi, indique que les discussions ont pour but d’arriver à la « pleine réconciliation » entre les parties. Le communiqué de la Fraternité parle, lui, « d’éclaircir les points de divergence qui subsistent ». Au-delà du caractère diplomatique des termes employés, le problème est-il bien posé de part et d’autre ?

En effet, toute l’œuvre de la Fraternité Saint-Pie X et des communautés qui lui sont associées repose sur une sauvegarde et un combat.

La sauvegarde d’abord : face à la révolution opérée par Vatican II dans la liturgie, dans l’enseignement de la foi, dans le gouvernement de l’Église, dans les rapports de l’Église avec le monde, il a fallu se regrouper pour garder la messe et la doctrine intactes, pour transmettre fidèlement le sacerdoce, en un mot : pour conserver la foi de toujours.

C’est également un combat : le regroupement, opéré dans les années 60 et qui dure depuis 50 ans, n’est ni sentimental, ni nostalgique d’un passé révolu ; il est avant tout doctrinal. Il est fondé sur la conviction suivante : la plupart des hommes d’Église, à l’occasion du Concile Vatican II surtout, se sont laissés imprégner par une pensée libérale, naturaliste et humaniste qui n’est pas celle de Jésus-Christ. D’où vient cette conviction ? Pas uniquement de l’observation des fruits du Concile (« On juge un arbre à ses fruits », dit l’Évangile), mais aussi du fait que l’Église, avant même la tempête, avait prévenu ses fils du danger. Mort il y a cent ans, le pape saint Pie X avait magnifiquement diagnostiqué le mal et lui avait donné un nom : le modernisme.

La Fraternité Saint-Pie X se définit donc comme une sauvegarde de la foi, des sacrements, du sacerdoce et de la vie religieuse, et un combat, pour le Christ, contre les erreurs qui en éloignent les âmes, ces deux éléments, étroitement liés, formant pour ainsi dire son ADN.

Dès lors, à moins de renoncer à ce qui constitue son être propre, la Fraternité Saint-Pie X n’aurait que faire d’un bout de papier scellant une prétendue « réconciliation ». Ce qui compte pour la Fraternité, c’est le bien de toute l’Église. Ce qui compte, c’est d’exister et d’agir en sorte que l’Église, tournant enfin la page du Concile, retrouve sa tradition pleine et entière. Poser en perspective de ces contacts romains le « rétablissement de l’amitié entre personnes brouillées » (réconciliation selon le Littré), c’est ne pas être à la hauteur des graves objections posées par la Fraternité depuis son origine et restées sans réelle réponse.

Mais est-ce à dire que Rome et la Fraternité sont condamnées à ne jamais s’entendre ? Pour envisager un dialogue fécond, il conviendrait en fait d’attendre que les autorités romaines soient dégrisées des idées conciliaires. Or, force est de constater qu’à l’heure actuelle, Vatican II reste la magna carta du pape et des évêques. Il suffit de lire une encyclique et d’observer que les références se rattachent quasiment exclusivement au magistère conciliaire. Il suffit de souligner le zèle à vouloir canoniser tous les papes du Concile et de l’après-Concile malgré – parfois – les sérieux obstacles qui se présentent (tel Jean-Paul II embrassant le Coran). Il suffit de peser certains propos du pape François. Tout ceci indique que Rome n’est pas encore prête à écouter la voix de la tradition apostolique, qui est pourtant sa voix. Dans cette affaire, il faut s’armer de patience, prier, et prêcher « à temps et à contretemps ».

Albert Laurent


Le Synode vu par le Bienheureux Apôtre Paul

Une fois n’est pas coutume, je mets avec plaisir un lien vers le blog de l’abbé Philippe Laguérie qui rapelle bien simplement comment Saint Paul juge le l’ignoble synode qui vient de se passer à Rome.

Les apôtres qui évangélisèrent le monde n’avaient pas le langage emprunté et tortueux que nous subissons actuellement, et pourtant, l’histoire témoigne à quel point leur prédication fut efficace.

A méditer

Source : IBP

18 La colère de Dieu éclate du haut du ciel contre toute impiété et contre toute injustice des hommes qui, par leur injustice, retienne la vérité captive.

19 En effet, ce que l’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, car Dieu le leur a montré clairement.

20 Depuis la création du monde, on peut voir avec l’intelligence, à travers les œuvres de Dieu, ce qui de lui est invisible : sa puissance éternelle et sa divinité. Ils sont donc inexcusables,

21 puisque, malgré leur connaissance de Dieu, ils ne lui ont pas rendu la gloire et l’action de grâce que l’on doit à Dieu. Ils se sont laissé aller à des raisonnements sans valeur, et les ténèbres ont rempli leurs cœurs privés d’intelligence.

22 Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous ;

23 ils ont échangé la gloire du Dieu incorruptible contre des idoles représentants l’être humain périssable ou bien des volatiles, des quadrupèdes et des reptiles.

24 Aussi, à cause des convoitises de leurs cœurs, Dieu les a livrés à l’impureté, de sorte qu’ils déshonorent eux-mêmes leurs propres corps.

25 Ils ont échangé la vérité de Dieu contre le mensonge ; ils ont vénéré la créature et lui ont rendu un culte plutôt qu’à son Créateur, Lui qui est béni éternellement. Amen.

26 C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions d’ignominie. Chez eux, les femmes ont échangé les rapports naturels pour ceux qui sont contre nature.

27 De même, les hommes ont abandonné les rapports naturels avec les femmes pour brûler de désir les uns pour les autres ; les hommes ont avec les hommes un commerce infâme, recevant dans une mutuelle dégradation le juste salaire dû à leur égarement.

28 Et comme ils n’ont pas jugé bon de garder la vraie connaissance de Dieu, Dieu les a livrés à leur sens pervers pour faire ce qui ne convient pas ;

29 ils sont remplis de toutes espèces d’iniquité, de perversité, de malice, de cupidité, de méchanceté, ne respirant que jalousie, pensées homicides, rivalité, ruse, dépravation ; semeurs de faux bruits,

30 calomniateurs, haïs de Dieu, arrogants, orgueilleux, fanfarons, ingénieux à faire le mal, rebelles à leurs parents ;

31 ils sont sans intelligence, sans loyauté, sans affection, sans pitié.

32 Et bien qu’ils connaissent le juste décret de Dieu déclarant dignes de mort ceux qui commettent de telles choses ; eux, non seulement ils les font, mais encore ils approuvent ceux qui les font.


Le premier rapport du synode sur la famille met le feu aux poudres

Source : medias-presse.info

Le premier rapport du synode sur la famille met le feu aux poudres

MPI a déjà évoqué à plusieurs reprises ce sujet (ici, ici, ici, ici) avertissant ses lecteurs de la révolution qui continue à Rome, révolution commencée au concile Vatican II. Alors que les médias catholiques faisaient preuve d’un angélisme béat ne voulant pas voir les conséquences de cette assemblée, le rapport officiel résumant la première semaine de ce synode a été rendu.

Il met le feu aux poudres. Tout y est, comme c’était prévisible et prévu : la communion aux divorcés remariés, une sorte de divorce « catholique » à travers un « chemin pénitentiel », un autre regard sur l’homosexualité : « sans nier les problématiques morales liées aux unions homosexuelles, on prend acte qu’il existe des cas où le soutien réciproque jusqu’au sacrifice constitue une aide précieuse pour la vie des partenaires. » !!!

La coupe semble pleine, même chez certains progressistes débordés par leur révolution conciliaire !

Monseigneur Tony Anatrella, Consulteur du Conseil pontifical pour la famille et du Conseil pontifical pour le monde de la santé, et Expert auprès du Synode sur la Famille parle de « confusions et de complaisances ne rendent pas compte de l’enseignement de l’Église » et demande à ce que le texte soit corrigé « dans sa structure et en ce qui concerne l’admission des divorcés remariés aux sacrements et l’homosexualité ».

Le cardinal Peter Erdo, Primat de Hongrie, pourtant signataire du rapport du synode, affirme ne pas avoir lu les passages incriminés et considère comme fautif son secrétaire, Mgr Forte, qu’il désigne comme l’auteur de ces passages !

Mgr Stanislaw Gądecki, président de la conférence épiscopale polonaise, juge ce document tout simplement inacceptable.

Quant au cardinal Raymond Leo Burke, préfet du Tribunal suprême de la signature apostolique, traité de fondamentaliste par son confrère et ami du pape François, le cardinal Walter Kasper, il appelle solennellement – dans un cri qui semble bien désespéré – le pape à défendre la Foi catholique et le mariage !

Le « qui suis-je pour juger » du pape François entre en application.

Ce soir, un communiqué de presse de Vatican tentait de calmer les esprits estimant qu’il est donné à ce rapport « une valeur qui ne correspond pas à sa nature ».

De la Croix, jusqu’au Monde et à Libération on exulte !

Rien ne semble arrêter la volonté du pape François. Le rempart doctrinal s’était déjà effondré dans les années soixante avec le concile Vatican II, l’enceinte morale vient de subir des coups qui rendent son effondrement plus que probable.

Plus le temps passe, plus le véritable objectif du pape François apparaît : celui de changer le regard de l’Eglise sur l’homosexualité.

Xavier Celtillos


Xavier Celtillos – Synode : ils demandent l’admission de l’homosexualité, des cardinaux applaudissent !

Source : medias-presse.info

Le synode sur la famille qui se déroule à Rome n’a pas fini sa révolution. Sous la question de l’accès aux sacrements des divorcés remariés, c’est en réalité l’effacement de toute notion de péché mortel et donc d’état de grâce qui est voulu. En effet, refuser les sacrements à certains, c’est porter un jugement sur l’état de ces personnes à la lumières des commandements divins.

En changeant le révérenciel qui est Dieu en y mettant l’Homme à la place, en reléguant la doctrine au nom de la pastorale, c’est l’achèvement du processus démocratique de la sécularisation de l’Eglise qui est en cours. Ce processus avait déjà été avalisé avec le concile Vatican II, concile qui avait inauguré la « religion de l’Homme » selon les propres termes de Paul VI.

Ce synode, dont le déroulement était prévisible, va bien plus loin. Certains prélats et même cardinaux tentent de faire admettre l’homosexualité ou du moins, de rendre acceptable le comportement homosexuel. C’est ce qui s’est passé lorsqu’un couple d’Australiens, Ron and Mavis Pirola, est venu demander aux pères synodaux de pouvoir adopter une « attitude positive » envers leur fils homosexuel et « son compagnon », afin que celui-ci puisse être reçu avec le reste de la famille lors des fêtes.

Cette intervention a été chaleureusement applaudie, avec les faveurs remarquées du cardinal Coccopalmerio, président du Conseil pontifical pour les textes législatifs, et champion avec son acolyte Kasper d’une pseudo miséricorde. Et l’APIC de rapporter que ce dernier s’était déjà dit «  «favorable» à la mise en place d’une «procédure administrative» permettant d’accélérer le processus judiciaire des déclarations en nullité de mariage. Il a cependant estimé que le modèle suivi par certaines églises orthodoxes ouvrant la voie à un second mariage religieux dans une démarche pénitentielle serait une «option difficile». »

Que des cardinaux puissent sans être sanctionnés contredire jusqu’à la Loi naturelle montre que le pape François n’y est à minima pas opposé, au pire, qu’il souhaite la révolution en cours. Et ses éloges répétées du cardinal Kasper ne laissent guère de doute sur cette dernière option.

D’ailleurs, l’allocution de ce dernier lors de la préparation du Synode n’abordait pas à proprement parler un changement d’approche uniquement pour les divorcés remariés, mais une révolution beaucoup plus large :

« Le deuxième mariage, bien sûr, n’est pas un mariage au sens chrétien du terme. Et je serais opposé à ce qu’on le célèbre à l’église. Mais il y a (dans cette union) certains éléments du mariage. Je comparerais cette union à la manière dont l’Eglise catholique considère les autres Eglises. L’Eglise catholique est la véritable Eglise du Christ, mais il y a d’autres Eglises qui possèdent des éléments de la véritable Eglise, et nous reconnaissons ces éléments. De la même manière, nous pouvons dire que le vrai mariage est le mariage sacramentel ; le second n’est pas un mariage au même titre, mais il possède des éléments de celui-ci : les partenaires prennent soin l’un de l’autre, ils sont liés exclusivement l’un à un autre, il existe l’intention de demeurer dans ce lien, ils prennent soins des enfants, mènent une vie de prière, et ainsi de suite. Ce n’est pas la meilleure situation, c’est la moins mauvaise. »

De tels arguments peuvent s’appliquer aux homosexuels, puisque l’on évoque seulement des « partenaires ». Le synode y est, une partie des évêques dits « catholiques » a applaudi à la demande d’acceptation du comportement homosexuel…

Rome entre dans l’abomination.

Xavier Celtillos


Gratitude et charité envers Mgr Lefebvre au Barroux : le coup de pied de l’âne !

Source : La Porte Latine

Dans sa dernière lettre aux amis et bienfaiteurs [N° 151 du 14 septembre 2014], Dom Louis-Marie, le Très Révérend Père Abbé du Barroux, en digne fils du T.R.P. Dom Gérard (1), exprime d’une façon pour le moins insolite sa gratitude envers Mgr Marcel Lefebvre à qui les Bénédictins dont il a la charge doivent leur fondation.

Voici donc un extrait de cette LAB où brille avec éclat la charité sacerdotale tant vantée par certains quand ils évoquent les milieux Ecclesia Dei Adflicta :

« Le 27 juin dernier, en la fête du Sacré-Coeur, nous avons eu la joie de célébrer les 25 ans d’érection de notre monastère en abbaye avec le cardinal Ouellet, préfet de la Congrégation pour les évêques, et en présence de notre archevêque, Mgr Jean-Pierre Cattenoz, et de Mgr Guillaume, évêque émérite de Saint-Dié.

[…] Notre gratitude va aussi à, tous les professeurs qui nous ont aidés à ouvrir les yeux à la lumière qui divinise […]. Comment ne pas mentionner tous les évêques qui ont profondèment contribué à bâtir la communauté par les ordinations ? Mgr Marcel Lefebvre a ordonné tous les prêtres de la communauté avant 1988. Mais le choix que fit Dom Gérard et toute la communauté de ne pas le suivre dans son acte schismatique fut le bon car, comme le disait le cardinal Joseph Ratzinger, « Mgr Lefebvre avait des raisons, mais il n’avait pas raison ».

Et, voilà ! Pour une fois ce que sussurent tout bas, et privatim, de nombreux prêtres ralliés à leurs fidèles est enfin écrit par un de nos « meilleurs amis ».

Au lieu de dénoncer les actes hétérodoxes, voire carrément hérétiques, et les scandales contre la Foi perpétrés par de très nombreux clercs depuis le Concile Vatican II, Dom Louis-Marie préfère prudemment « donner le coup de pied de l’âne » à celui à qui sa congrégation doit tout !

A défaut de courage ou d’un minimum de gratitude, le Père Abbé du Barroux aurait pu se taire. Il a préféré donner des gages à ses « maîtres » conciliaires. Il ne lui reste plus qu’à se terrer.

La Porte Latine

Note

(1) « Le 30 juin 1988 demeure un moment grave car nul n’ignore les douloureuses peines qui vont pleuvoir des autorités. L’attitude gênée de dom Gérard Calvet laisse déjà imaginer la peine que causera la distance prise par des compagnons de route, notamment par un brillant monastère, fleuron du mouvement traditionnel. » in Le 30 juin 1988 : soleil sur le Valais, Côme de Prévigny


abbé Benoît Storez : du compromis à la compromission : la logique d’un ralliement

Source : La Porte Latine

« Ce sont les idées qui mènent le monde » dit l’adage, et il a bien raison. Un principe ne reste pas purement théorique mais porte toujours avec lui des applications pratiques. Ainsi le principe de ralliement porte-t-il en lui la compromission, l’actualité vient de nous en donner un exemple éclatant.

On entend pourtant parfois dire que toutes les communautés plus ou moins « tradis », avec toute l’ambigüité que porte ce mot, devraient s’unir dans un combat commun pour la défense de la Tradition de l’Eglise. Des mouvements ont même vu le jour, tel le fameux ‘Groupe de Réflexion Entre Catholiques’, afin de favoriser un rapprochement : ce serait si beau si tous les tradis du monde pouvaient se donner la main. On a l’impression, à entendre ces voix semblables aux sirènes d’Ulysse, qu’il n’y a pas de différence importante entre ces différentes tendances, mais tout au plus une différence de sensibilité.

Le point qui nous divise est pourtant fondamental : dans la crise actuelle qui secoue l’Eglise, peut-on défendre la foi tout en se plaçant sous l’autorité de ceux qui l’attaquent en enseignant une doctrine nouvelle ? A cette question, on constate sur le terrain que les ralliés répondent en choeur Oui et s’imposent en toutes leurs démarches d’avoir l’aval de l’évêque, alors que nous répondons Non, continuant notre ministère même contre l’avis des évêques et du pape. Mais la foi est-elle aussi bien défendue dans l’un et l’autre cas ? Plutôt qu’un long débat sur ce sujet oh combien brûlant, examinons plutôt les faits.

Au moment où parut le décret Ecclesia Dei Afflicta, ceux qui voulurent en bénéficier protestèrent que cela ne changerait rien à leur combat. Loin de moi de vouloir juger quiconque, ni mettre en doute la bonne foi de ces propos ou le zèle de ces prêtres, cependant force est de constater que leur liberté de paroles a été considérablement entamée.

Ainsi tout récemment, lors de la canonisation de Jean-Paul II, pas une seule des congrégations ralliées n’a protesté. C’est pourtant un scandale considérable : on cite en exemple un pape qui a mis en pratique l’oecuménisme de multiples façons par quantité de gestes scandaleux, tel le baiser du coran ou la réunion d’Assise. Qu’adviendra-t-il des fidèles qui chercheront à imiter de tels exemples ? Or face à ce scandale, pas un mot, pas un bruit ! Certains se sentent même obligés d’abonder dans le sens de cette canonisation et de s’en féliciter comme d’un événement heureux.

Voici en effet ce qu’écrit monsieur l’abbé Ribeton, supérieur du District de France de la Fraternité Saint Pierre :

« Deux papes viennent d’être canonisés. Notre Fraternité, placée sous le patronage de saint Pierre, se réjouit de la reconnaissance de la sainteté de deux de ses successeurs. (…) Venu d’un pays où la foi était persécutée, Jean-Paul II a appris aux catholiques du monde entier à ne pas avoir peur de proclamer leur foi. (…) Celui dont l’Eglise a proclamé la sainteté ne cesse d’être Veilleur et de nous montrer le chemin qui conduit à la contemplation de la splendeur de la Vérité » (Abbé Ribeton, Editorial de la Lettre aux amis et bienfaiteurs n°75, juin 2014).

On serait tenté de demander de quelle vérité il s’agit, car les Apôtres et Jean-Paul II ne montrent manifestement pas le même chemin.

Pourtant en 1986, les prêtres fondateurs de la Fraternité saint Pierre, étant encore tous membres de la Fraternité saint Pie X, ont approuvé la protestation de monseigneur Lefebvre face à Assise. Et aujourd’hui, ces mêmes prêtres acceptent que le pape d’Assise soit proclamé saint. Il est vrai que la position des congrégations et instituts dépendant de la commission Ecclesia Dei ne leur laisse que peu de marge de manoeuvre. Leur survie est toute entière dans les mains des autorités actuelles de l’Eglise, ces autorités qui utilisent hélas leur pouvoir au service de l’oecuménisme, de la collégialité, de la liberté religieuse et de toutes les théories enseignées par Vatican II. Une protestation véhémente contre tel ou tel scandale les exposerait assurément à perdre toutes les précieuses autorisations laborieusement obtenues. Bien des fois dans le passé, on a vu des évêques revenir sur des autorisations données, ou retirer des lieux de culte pour les donner à d’autres. En somme, la place de la Tradition dans l’Eglise conciliaire est semblable à une réserve indienne : une autorisation de survie avec des limites à ne pas franchir.

Alors pour survivre, il faut payer le prix du silence, voire donner des gages de bonne volonté en louant les saints conciliaires. Cela suppose d’opérer discrètement un tri sélectif car enfin, en dépit des propos louangeurs de l’abbé Ribeton invitant ses fidèles à suivre l’exemple de Jean-Paul II, je ne pense pas qu’il aille jusqu’à baiser lui-même le Coran ou recevoir la marque de Shiva.

Décidément, en matière doctrinale, un compromis n’est pas possible sans verser tôt ou tard dans la compromission. Se mettre sous une autorité encore moderniste, c’est en accepter l’orientation, au moins du bout des doigts. Une première concession en entraîne d’autres, et l’on réalise après bien des années combien long a été le chemin parcouru depuis l’aiguillage initial.

Tirons maintenant les conclusions, car c’est bien entendu à cela que je voulais en venir. Tout d’abord méfions-nous du mirage du ralliement. L’exclusion que nous subissons est anormale et violente, aussi voulons-nous en sortir car cela n’a que trop duré. Mais tant que la situation présente se prolonge, un tel retour ne sera pas possible, à moins d’y sacrifier la confession de la foi, comme l’exemple de toutes les communautés ralliées en est hélas une triste confirmation. Pour persévérer dans cette confession publique de la foi, bannir l’erreur et protester contre les scandales, il ne faut pas se mettre entre les mains de ceux qui sont précisément les auteurs de ces scandales.

De cette opposition de principe découle une conséquence importante quant au choix d’un lieu de messe. Il est manifestement faux de mettre sur le même pied les différents mouvements en faveur de la Tradition, mais il n’est pourtant pas rare de voir des fidèles aller de droite et de gauche, selon les opportunités et les commodités. Ce serait compréhensible s’il n’y avait que des différences de sensibilité, mais lorsqu’il y a une divergence de fond sur une question doctrinale fondamentale, cela n’est pas cohérent. En effet, on ne va pas dans une paroisse comme à un distributeur de boisson fraîche. Lorsque l’on assiste à une messe, on s’associe au rite et l’on manifeste extérieurement une union. C’est de là d’ailleurs que vient le nom de ‘communion’ donné à la Sainte Eucharistie. Or il est évident que l’on ne peut pas être uni à deux positions doctrinales incompatibles en un point qui touche à la foi. Sur une question d’une telle importance, il faut veiller à ne pas se laisser guider par des critères affectifs, mais à examiner la question sur le plan doctrinal. L’acceptation d’un principe demande d’avoir le courage d’en tirer les applications. Si l’on refuse les conséquences, on refusera bientôt le principe, suivant ce que dit saint Augustin : « A force de ne pas vivre comme on pense, on finit par penser comme on vit ».

Certes, il serait de loin préférable de pouvoir, comme par le passé, aller à la messe à l’église la plus proche, ces églises construites par nos pères pour servir au culte catholique. Nous ne pouvons pas nous satisfaire de la situation actuelle, mais nous devons la supporter en attendant que la lumière brille à nouveau à Rome. Ce jour viendra, nous en avons la certitude, car les portes de l’enfer ne prévaudront pas.

Que la Vierge fidèle nous donne à tous courage et persévérance.

Abbé Benoît Storez, prêtre de la FSSPX

Source : Le Belvédère n° 30 de septembre 2014


Xavier Celtillos : la nouvelle interview du pape François

Source : medias-presse.info

Le pape François donne des migraines à son responsable de la communication, le Père Federico Lombardi. J’avais déjà signalé les énormités de la contradiction entre les actes et paroles pour le moins hétérodoxes du pape et les tentatives de rattrapage du Père Lombardi. Interrogé par l’athée Eugenio Scalfari, fondateur du quotidien La Republica, le pape François avait notamment déclaré :

« Chacun à sa propre conception du Bien et du Mal et chacun doit choisir et suivre le Bien et combattre le Mal selon l’idée qu’il s’en fait. »

Le père Lombardi avait alors tempêté : ces propos rapportés par Eugenio Scalfari auraient été le fruit de l’interprétation du journaliste même s’il dût concéder que l’article était « digne de foi dans son sens général». Toutes les anecdotes de cette interview sont à relire ici.

Mais, après avoir quasiment fait passer Eugenio Scalfari pour un affabulateur, voici que le pape François remet ça ! Et qui plus est avec le même Eugenio Scalfari ! Selon la traduction donnée par Jeanne Smits, le pape affirme notamment :

« La conscience est libre. Si elle choisit le mal parce qu’elle est sûre qu’il fera descendre un bien du haut des cieux, ces intentions et leurs conséquences seront prises en compte. Nous, nous ne pouvons en dire davantage parce que nous n’en savons pas plus. La loi du Seigneur, il appartient au Seigneur de l’établir et non aux créatures. (…) Il faudrait examiner à fond les livres sapientiaux de la Bible, et l’Evangile quand il parle de Judas Iscariote. Ce sont des thèmes de fond de notre théologie. »

Cette fois-ci on nous apprend donc que la fin justifie les moyens, puisque voulant un bien, une personne choisissant un moyen mauvais, ne se voit pas condamnée. Pourtant, pas besoin d’examiner à fond les livres sapientiaux de la Bible, les éléments les plus fondamentaux de la doctrine affirment sans ambiguïté qu’un acte utilisant un moyen mauvais même pour atteindre une fin bonne est immoral.

Quant à Judas Iscariote, dont le pape semble ignorer le destin et qui livra le Christ pour trente pièces d’argent, les Pères de l’Eglise sont unanimes même si cet avis n’en fait pas une certitude : Judas se serait damné. Et la damnation est éternelle. C’est sans doute pourquoi le Christ affirma au sujet de Judas : « Malheur à cet homme par qui le Fils de l’homme est livré ! Mieux eût valu pour lui qu’il ne fût pas né ». Qu’est-ce qui peut justifier dans le bouche de Celui qui donne la Vie une parole si terrible hormis la connaissance de la damnation ? Il faut rappeler par ailleurs que la damnation de Judas ne vient pas du fait d’avoir livré le Christ, mais d’avoir refusé le pardon que le Sauveur lui offrait pour cet acte si grave. Judas s’est damné par refus de la miséricorde et du pardon proposés par le Sauveur.

Dans cette interview, Eugenio Scalfari, bien connu pour son opposition à l’Eglise, jette le chiffre de 2% de pédophiles dans l’Eglise. Et le pape d’y donner du crédit :

« Ce chiffre devrait me tranquilliser mais je dois dire qu’il ne le fait pas complètement. Je pense même qu’il est très grave. Deux pourcents des pédophiles sont prêtres et même évêques et cardinaux. Et d’autres, encore plus nombreux, le savent mais se taisent, punissent mais sans donner le motif. Je trouve cet état de choses insoutenable et c’est mon intention de l’affronter avec toute la sévérité qu’il requiert. »

Eugenio Scalfari et le pape François ont-ils pu compter le nombre de pédophile dans l’Eglise ? Comment ose-t-on jeter en pâture toute une institution sur la base d’éléments aléatoires, et étant aléatoires, qui répandent le soupçon sur l’Eglise entière ?

Le scandale atteint le Vatican, et ces dernière sorties du pape François agacent plus que fortement, d’où l’exigence faite par le Père Lombardi de publier cette mise au point au journal La Republica en même temps que l’interview :

« La conversation est cordiale et très intéressante (…). Toutefois, comme cela s’est déjà produite dans une circonstance analogue, il faut faire remarquer que ce que Scalfari attribue au pape, rapportant ses propos “entre guillemets”, est le fruit de sa mémoire de journaliste expérimenté, mais non la transcription précise d’un enregistrement et encore moins de propos revus par l’intéressé, à qui ces affirmations sont attribuées. On ne peut ni on ne doit donc parler d’aucune façon d’une interview au sens habituel du terme, comme si elle rapportait une série de questions et de réponses qui respectent fidèlement et certainement la pensée précise de l’interlocuteur.

Si donc on peut retenir que dans l’ensemble, l’article rapporte le sens et l’esprit de la conversation entre le Saint-Père et Scalfari, il faut redire avec force ce qui avait déjà été dit à l’occasion d’une précédente “interview” publiée par La Repubblica : les différentes expressions citées, dans leur formulation rapportée, ne peuvent être attribuées avec certitude au pape.

Par exemple et en particulier, cela vaut pour deux affirmations qui ont beaucoup attiré l’attention et que l’on ne peut par contre attribuer au pape. Il s’agit de celle disant qu’il y a des “cardinaux” parmi les pédophiles, et du fait que le pape aurait affirmé certainement, à propos du célibat : “Les solutions, je les trouverai.”

Dans l’article publié par La Repubblica ces deux affirmations sont clairement attribuées au pape, mais – curieusement – les guillemets sont ouverts au début, mais ils ne sont pas fermés. Il manque tout simplement les guillemets de fermeture… Oubli, ou reconnaissance explicite de ce que l’on est en train de faire une manipulation en direction des lecteurs ingénus. »

Mais la langue de bois reste de mise. Et les pseudos mises au point ne trompent plus personne.

Ce que les gens retiendront, ce sont les paroles du pape, entre relativisme moral et doctrinal. L’Eglise elle, une fois de plus, en sort un peu plus souillée.

Xavier Celtillos


Décès de Mère Marie-François DUPOUY

Révérende Mère Marie-François DUPOUY, première Prieure de Saint-Pré et première Prieure Générale de la congrégation des Dominicaines enseignantes du Saint-Nom de Jésus et du Coeur Immaculé de Marie de Saint-Pré de 1974 à 1998, est pieusement décédée le mardi 17 juin 2014 à Saint-Pré, dans la 95e année de son âge et la 72e année de sa profession religieuse, munie des sacrements de notre sainte Mère l’Eglise.

Ses funérailles seront célébrées à Saint-Pré le lundi 23 juin à Saint-Pré à 10h30 par M. l’abbé Niklaus Pfluger, Premier Assistant Général de la FSSPX, suivies de l’inhumation sur place dans le cimetière de la congrégation.

Source : La Porte Latine


PA Depauw : L’épiscopat luxembourgeois refuse de se prononcer clairement contre la dénaturation du mariage

Source : medias-presse.info

Luxembourg – À quelques jours de la date provisoirement fixée pour le vote de la nouvelle loi prévoyant d’autoriser le mariage entre personnes de même sexe, l’Église catholique a publié, vendredi, sa prise de position à l’égard de cette réforme. Un document décevant : l’épiscopat luxembourgeois ne se prononce pas clairement pour ou contre la réforme dénaturant le mariage mais se contente de mettre en avant l’intérêt de l’enfant.

Alors que la pétition publique de l’initiative Schutz fir d’Kand, qui demande l’abandon des projets de loi sur le mariage homosexuel, l’adoption et la procréation médicalement assistée (PMA), avait atteint, vendredi, en fin d’après-midi, un peu plus de 2 700 signatures, l’Église catholique a publié un document tiède.

Le projet de réforme de la loi sur le mariage prévoit que les couples homosexuels pourront se marier et avoir tous les droits et devoirs liés au mariage, dont l’adoption. Le 5 juin, dans le cadre d’une lettre ouverte, le député Fernand Kartheiser (ADR) avait écrit à l’archevêque de Luxembourg, Jean-Claude Hollerich, pour lui demander de prendre clairement position, au nom de l’Église catholique au Luxembourg, sur les projets de loi actuellement en cours de discussion et portant sur le mariage homosexuel et le droit à l’adoption pour des couples homosexuels.

Dans son communiqué publié vendredi, l’Église catholique se prononce contre la discrimination des homosexuels et pour l’intérêt supérieur de l’enfant. «La recherche d’une réponse à la question s’il devrait être permis à des personnes homosexuelles seules ou à des couples homosexuels d’adopter des enfants, doit être guidée par la protection du bien supérieur de l’enfant; il n’existe pas de droit à l’enfant dans ce sens», explique-t-elle. L’épiscopat dit ne pas remettre en question les capacités des homosexuels à éduquer des enfants…

S’exprimant au conditionnel, ce qui signifie l’abandon de son rôle d’autorité morale, l’épiscopat rappelle simplement que «l’adoption plénière devrait être réservée aux conjoints mariés et que le rapport social de l’enfant avec ses parents biologiques, père et mère, devrait être maintenu chaque fois que cela s’avère possible.»

L’archevêque de Luxembourg s’est exprimé selon l’angle du droit naturel, sans référence aux commandements de Dieu. Affligeante trahison…

Pierre-Alain Depauw


Assassinat d’un prêtre de la Fraternité Saint-Pierre, l’abbé Kenneth Walker

N’oublions pas dans nos prières ce jeune prêtre assassiné, ainsi que celui qui lui ôta la vie pour qu’il se repente.

Source : le salon beige

De l’abbé Evrat Secrétaire général de la Fraternité Saint-Pierre : La nuit dernière, le presbytère de la Fraternité à Phoenix (Arizona, USA) a été cambriolé. L’abbé Eric Flood, Supérieur du District d’Amérique du Nord de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, a été contacté par la police qui l’a informé que l’abbé Kenneth Walker, FSSP avait été assassiné et que l’abbé Joseph Terra se trouvait dans un état critique. Prêtres et fidèles, offrons dès maintenant des prières pour le repos de l’âme de l’abbé Walker et pour la santé de l’abbé Terra. Prions également pour que leurs familles trouvent la force nécessaire dans cette tragédie.


Dr J-P Dickès : un miracle subitement explicable donc nullement miraculeux !

« Qui veut trop prouver ne prouve rien » disait déjà Thomas Fuller au XVII° siècle. Nous pourrions rajouter, avec Pythagore, qu’il faut « craindre, par trop de précipitation, d’avoir à rougir de sa folie ».

C’est ainsi que les postulateurs de la cause des saints se sont pris les pieds dans le tapis en voulant, à marche forcée et contre toute évidence, que Jean-Paul II soit canonisé à la vitesse de l’éclair.

En fin de compte c’est la foudre qui vient de tomber sur François et sur Rome avec la révélation que le miracle attribué au pape polonais n’en était pas un puisqu’il a une explication scientifique comme le démontre l’article ci-dessous.

La Porte Latine

Source : La Porte Latine

Commentaire à propos du cas de Mme Mora-Diaz

Nous sommes tous porteurs d’anévrismes (dilatation d’une artère) dont l’origine est variable souvent métabolique (cholestérol, tabac). Les ruptures d’anévrismes sont de 7 à 11 pour 100 000. Donc rarissimes. Nous en sommes tous porteurs.

La découverte d’un anévrisme est dans ce cas fortuite en raison de maux de tête variables finalement assez banaux. D’emblée il n’y a pas de signes de rupture dont les signes cliniques sont gravissimes, même si elles sont très rares. En plus des maux de tête se déclenche :

– une crise épileptique;

– une perte de conscience brève ou prolongée;

– un coma.

Il n’y a rien de tout cela. A priori il n’y a pas d’inquiétude. La preuve est donnée par le texte du Dr Bertin (1) :

« Cependant, les documents envoyés par le Dr Vargas indiquent que le second bilan radiologique n’a eu lieu que le 11 novembre 2011, c’est-à-dire plus six mois après. Ce qui est étonnant. »

Personne ne s’est affolé. Pourquoi ? Tout simplement parce que cette affaire apparaît comme banale. La patiente est gardée en observation. Mais un des signes de la bénignité que n’a pas mentionné le Dr Bertin est donné par défaut. Nulle part n’est donnée la taille de cet anévrysme. En clair cela veut dire qu’il était petit donc bénin. La preuve ? La patiente est renvoyée à domicile.

Nulle part n’apparaît la notion de saignement dans les documents iconographiques. Mais si cela était le cas un ressaignent affecte seulement 9 à 15% des patients admis à l’hôpital. Ce qui est rare mais bien sûr grave.

Les images radiologiques montrent une thrombose, c’est-à-dire la formation d’un caillot. Qu’est-ce qu’un caillot dans un organisme : c’est un bouchon ? C’est le cas par exemple de la peau. Il y a donc un bouchon à cet endroit.

Bien sûr celui qui ne connaît pas l’anatomie du cerveau peut penser que cela est grave comme par exemple au niveau du cœur où cela donne un infarctus parfois mortel.

Mais dans le cerveau la nature a bien fait les choses : il existe à la base du cerveau tout un système d’artères importantes appelé le Polygone de Willis qui apporte du sang de plusieurs endroits…Et il ne se passe rien sinon des maux de têtes qui disparaissent plus ou moins rapidement et même peuvent être entretenus par le psychisme alors qu’il n’y a plus rien et que le caillot s’est « rétracté » ou même dissous, ce qui est la guérison complète.

Quant au cafouillage des publications diverses, il montre bien qu’il y a un flou entretenu par Rome prouvant bien que cette affaire est une sollicitation d’un miracle qui n’existe pas. Notamment la volonté de refuser le dossier que le Dr Bertin a obtenu par la bande et par chance.

Un dernier mot enfin. Le Dr Puybasset, mentionné par le Dr Bertin, est un homme de réputation internationale. C’est lui qui en mars dernier par l’observation des IRM a mis un système de lecture permettant de savoir si un malade va sortir du coma. Catholique de conviction il est foncièrement engagé dans le combat pour la vie. Or il conteste que dans ce cas il y ait eu un « miracle ».

Dr Jean-Pierre Dickès

Sources : CRC/LPL du 10 juin 2014

Notes

(1) Lettre du 23 avril 2014 du Dr Bertin au nonce apostolique de France
(2) Le mouvement de la CRC qui a publié cette lettre n’est pas recommandé. Ce mouvement, entre autres délires, considère cette « canonisation » comme l’aboutissement de l’apostasie et le pape François comme le nouveau saint Pie X !


L’excellente mise au point de Roberto de Mattei sur la question des divorcés remariés

Source : correspondanceeuropeenne.eu

«La doctrine ne change pas, la nouveauté ne concerne que la pratique pastorale». Le slogan, répété depuis un an, d’un côté tranquillise les conservateurs qui mesurent tout en termes d’énoncés doctrinaux, d’un autre côté encourage les progressistes qui accordent une maigre valeur à la doctrine et comptent uniquement sur le primat de la pratique.

Un exemple retentissant de révolution culturelle proposée au nom de la pratique nous est offert au travers de l’intervention dédiée à l’Evangile de la famille par laquelle le cardinal Walter Kasper a ouvert le 20 février les travaux du Consistoire extraordinaire sur la famille. Aussi convient-il de mesurer toute la portée de ce texte, que le Père Federico Lombardi a défini comme étant “en grande harmonie” avec la pensée du Pape François.

Le cardinal Kasper part du constat «qu’entre la doctrine de l’Eglise sur le mariage et la famille et les convictions vécues de nombreux chrétiens il s’est créé un abîme». Le cardinal évite cependant de formuler un jugement négatif sur ces “convictions”, opposées à la foi chrétienne, en éludant la question de fond : pourquoi cet abîme entre la Doctrine de l’Eglise et la philosophie de vie des chrétiens contemporains ? Quelle est la nature, quelles sont les causes du processus de dissolution de la famille ? Il n’est dit nulle part dans son intervention que la crise de la famille est la conséquence d’une attaque programmée sur la famille, fruit d’une conception du monde laïciste qui s’oppose à elle. Et ce malgré le document récent sur les Standard pour l’Education Sexuelle de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’approbation du “rapport Lunacek”par le Parlement Européen, la légalisation des mariages homosexuels et du délit d’homophobie par les gouvernements occidentaux.

Mais on se demande encore : est-il possible en 2014 de dédier 25 pages au thème de la famille, en ignorant l’agression objective que la famille, non seulement chrétienne, mais naturelle, subit dans le monde entier ? Quelles peuvent être les raisons de ce silence sinon une subordination psychologique et culturelle à ces pouvoirs du monde qui sont les promoteurs de l’attaque contre la famille ?

Dans la partie principale de son intervention, dédiée au problème des divorcés remariés, le cardinal Kasper n’a pas un seul mot de condamnation du divorce et de ses conséquences désastreuses sur la société occidentale. Mais n’est-ce pas le moment de dire qu’une grande part de la crise de la famille remonte justement à l’introduction du divorce et que les faits prouvent que l’Eglise a raison de le combattre ? Qui devrait le dire sinon un cardinal de la Sainte Eglise Romaine? Mais il semble que le cardinal s’intéresse seulement au «changement de paradigme» que la situation des divorcés remariés exige aujourd’hui.

Comme pour prévenir les objections éventuelles, le cardinal prend immédiatement les devants : l’Eglise «ne peut pas proposer une solution différente ou contraire aux paroles de Jésus». L’indissolubilité d’un marriage sacramental et l’impossibilité de contracter un nouveau marriage tant que l’autre partenaire est vivant «fait partie de la tradition de foi contraignante de l’Église qui ne peut pas être abandonee ou dissolute en faisant appel è une comprehension superficielle de la miséricorde à bas prix. (…)». Mais juste après avoir proclamé la nécessité de rester fidèles à la Tradition, le cardinal Kasper avance deux propositions dévastratrices pour contourner le Magistère pérenne de l’Église sur la famille et le marriage.

La méthode à adopter, selon Kasper, est celle suivie par le Concile Vatican II sur la question de l’oecuménisme et de la liberté religieuse : changer la doctrine, sans montrer qu’on la modifie. «Le Concile – affirme-t-il – sans violer la tradition dogmatique contraignante, a ouvert des portes». Ouvert des portes à quoi ? A la violation systématique, dans le domaine pratique, de cette tradition dogmatique dont on affirme la force dans les paroles.

Le premier chemin pour rendre vaine la Tradition s’inspire de l’exhortation apostolique Familiaris Consortio de Jean-Paul II, où il affirme que certains divorcés remarries «sont, en conscience, subjectivement convaincus que leur precedent marriage, irrémédiablement brisé, n’a jamais été valide» (n. 84). La Familiaris consortio précise cependant que la décision de validité du mariage ne peut être laissée au jugement subjectif de la personne, mais aux tribunaux écclésiastiques, institués par l’Eglise pour défendre le sacrement du mariage. En faisant référence justement à ces tribunaux, le cardinal enfonce le clou : «Étant donné que ceux-ci ne sont pas “jure divino”, mais qu’ils se sont développés au cours de l’histoire, on se demande pardois si la voie judiciare doit être le seul moyen à utilizer pour résoudre le problem ou s’il ne serait pas possible de recourir à d’autres procedures plus pastorales ou spirituelles. En alternative, on pourrait pense que l’évêque puisse confier cette tâche à un prêtre avec l’expérience spirituelle et pastorale tel le pénitentier ou le vicaire épiscopal».

La proposition est explosive. Les tribunaux écclésiastiques sont les organes auxquels est normalement confié l’exercice de la puissance judiciaire de l’Eglise. Les trois principaux tribunaux sont la Pénitencerie Apostolique, qui juge les cas du for interne, la Rote Romaine, qui reçoit en appel les sentences des autres tribunaux écclésiastiques, et la Signature Apostolique, qui est l’organe judiciaire suprême, avec une certaine analogie avec la Cour de Cassation par rapport aux tribunaux italiens. Benoît XIV, avec sa célèbre constitution Dei Miseratione, introduisit dans le jugement sur le mariage la double décision judiciaire conforme. Cette pratique sauvegarde la recherche de la vérité, garantit un résultat juste du procès et montre l’importante que l’Eglise accorde au sacrement du mariage et à son indissolubilité. La proposition de Kasper met en cause l’objectivité du jugement du tribunal écclésiastique, qui se verrait substitué par un simple prêtre, appelé non plus à sauvegarder le bien du mariage, mais à satisfaire les exigences de la conscience des individus.

En faisant référence au discours du 24 janvier 2014 aux officiels de la Tribune de la Rote Romaine dans lequel le pape François affirme que l’activité juridique écclésiastique a une connotation profondément pastorale, Kasper absorbe la dimension juridique dans la dimension pastorale, en affirmant la nécessité d’une nouvelle “herméneutique juridique et pastorale”, qui voit, derrière chaque cause, la “personne humaine”. «Est-il vraiment possible – se demande-t-il – que l’on décide du bien et du mal des personnes en seconde et en troisième instance uniquement sur la base d’actes, autrement dit de documents, mais sans connaître la personne et sa situation?». Ces paroles sont offensives à l’égard des tribunaux écclésiastiques et pour l’Église elle-même, dont les actes de gouvernement et de magistère sont fondés sur des documents, déclarations, actes juridiques et doctrinaux, tous orientés vers lasalus animarum. On peut facilement imaginer comments les nullités de mariage multipliraient, en introduisant le divorce catholique de fait, sinon de droit, avec un dommage ravageur pour le bien des personnes humaines.

Le cardinal Kasper en semble conscient, parce qu’il ajoute : «Ce serait une erreur de chercher la solution du problème que dans un généreux élargissement de la procédure de nullité du mariage serait une erreur. (…) nous devons également prendre en considération la question plus difficile de la situation du mariage valide et consommé entre baptisés, dans lequel la vie commune matrimoniale a été irrémédiablement brisée et dans lequel l’un des conjoints, ou les deux, ont contracté un second mariage civil».

Kasper cite à ce moment une déclaration pour la Doctrine de la Foi de 1994 selon laquelle les divorcés remariés ne peuvent recevoir la communion sacramentelle, mais peuvent recevoir la communion spirituelle. Il s’agit d’une déclaration dans la ligne de la Tradition de l’Eglise. Mais le cardinal fait un bond en avant en posant cette question : «celui qui reçoit la communion spirituelle ne fait q’un avec Jésus-Christ. Alors pourquoi ne peut-il pas recevoir également la communion sacramentelle? Si nous excluons des sacrements les chrétiens divorcés remariés (…) ne mettons-nous pas en cause la structure sacramentelle fondamentale de l’Église?»

En réalité il n’y a aucune contradiction dans la praxis multiséculaire de l’Eglise. Les divorcés remariés ne sont pas dispensés de leurs devoirs religieux. En tant que chrétiens baptisés, ils sont toujours tenus d’observer les commandements de Dieu et de l’Eglise. Ils ont donc non seulement le droit, mais le devoir d’aller à la Messe, d’observer les préceptes de l’Eglise et d’éduquer chrétiennement leurs enfants. Ils ne peuvent recevoir la communion sacramentelle car ils se trouvent en état de péché mortel, mais ils peuvent faire la communion spirituelle, parce que même celui qui se trouve en état de péché grave doit prier, pour obtenir la grâce de sortir du péché. Mais le mot péché ne rentre pas dans le vocabulaire du cardinal Kasper et n’apparaît jamais dans son intervention au Consistoire. Comment s’étonner si, comme l’a déclaré le pape François lui-même le 31 janvier, aujourd’hui «on a perdu le sens du péché» ?

L’Eglise des origines, selon le cardinal Kasper, «nous donne une indication qui peut servir d’issue» à ce qu’il définit comme “le dilemne”. Le cardinal affirme que dans les premiers siècles il existait la pratique par laquelle quelques chrétiens, bien que le partenaire soit encore en vie, après un temps de pénitence, vivaient une seconde union. « Ce droit coutumier est expressément signalé par Origène, qui ne le juge pas déraisonnable. De même Basile le Grand et Grégoire de Nazianze – deux pères de l’Église encore unie – y font référence. Toutefois Augustin lui-même en parle, dans un passage : il ne semble donc pas avoir exclu dès le départ toute solution pastorale. Ces pères voulaient pour des raisons pastorales, afin d’éviter le pire, tolérer ce qu’en soit est impossible d’accepter ».

Il est regrettable que le cardinal ne donne pas ses références patristiques, parce que la réalité historique est toute autre que celle qu’il décrit. Le père George H. Joyce, dans son étude historico-doctrinale sur le Mariage Chrétien (1948) a montré que durant les cinq premiers siècles de l’ère chrétienne on ne peut trouver aucun décret d’un Concile ni aucune déclaration d’un Père de l’Eglise qui soutienne la possibilité de dissolution du lien matrimonial.

Quand, au deuxième siècle, Giustinien, Atenagoras, Théophile d’Antioche, font allusion à l’interdiction évangélique du divorce, ils ne donnent aucune indication d’exception. Clément d’Alexandrie et Tertullien sont encore plus explicites. Et Origène, tout en cherchant quelque justification à la pratique adoptée par certains évêques, précise que celle-ci contredit l’Ecriture et la Tradition de l’Eglise(Comment. In Matt., XIV, c. 23, in Patrologie Grecque, vol. 13, col. 1245).

Deux des premiers conciles de l’Eglise, le concile d’Elvire (306) et celui d’Arles (314), le rappellent clairement. Dans toutes les parties du monde l’Eglise retenait la dissolution de l’union comme impossible et le divorce avec droit à de secondes noces était totalement inconnu. Celui, parmi les  Pères, qui traita plus largement la question de l’indissolubilité fut Saint Augustin, dans nombre de ses oeuvres, depuis le De diversis Quaestionibus (390) jusqu’au De Coniugijs adulterinis (419). Il récuse qui se plaint de la sévérité de l’Eglise en matière matrimoniale et il est toujours inébranlablement ferme sur la dissolution du mariage, en montrant que celui-ci, una fois contracté, ne peut plus se rompre pour quelque raison ou circonstance. C’est à lui qu’on doit la célèbre distinction entre les trois biens du mariage : proles, fides et sacramentum.

Est de même erronée la thèse d’une double position, latine et orientale, face au divorce, dans les premiers siècles de l’Eglise. Ce fut seulement après Justinien que l’Eglise d’Orient commença à céder au césaropapisme en s’adaptant aux lois byzantines qui toléraient le divorces, tandis que l’Eglise de Rome affirmait la vérité et l’indépendance de sa doctrine face au pouvoir civil. Quant à Basile, nous invitons le cardinal Kasper à lire ses lettres et à y trouver un passage qui autorise explicitement le second mariage.

Sa pensée est résumée dans ce qu’il écrit dans l’Ethique : «Il n’est pas permis à un homme de répudier sa femme et d’en épouser une autre. Il n’est pas permis à un homme d’épouser une femme qui ait divorcé de son mari» (Ethica, Regula 73, c. 2, in Patrologie Grecque, vol. 31, col. 852). On dit de même de l’autre auteur cité par le cardinal, San Grégoire de Naziance, qui écrit clairement : «le divorce est absolument contraire à nos lois, bien que les lois des Romains en jugent autrement» (Lettre 144, in Patrologie Grecque, vol 37, col.248).

La “pratique de pénitence canonique” que le cardinal Kasper propose comme issue au “dilemne”, avait dans les premiers siècles une signification exactement opposée à celle qu’il semble vouloir lui atttribuer. Elle n’était pas accomplie pour expier le premier mariage, mais pour réparer le péché du second, et elle exigeait bien sûr le regret de ce péché. Le onzième concile de Carthage (407), par exemple, publia un  canon ainsi conçu : «Nous décrétons que, selon la discipline évangélique et apostolique, la loi ne permet ni à un homme divorcé de sa femme ni à une femme répudiée par son mari de passer à d’autres noces; mais que ces personnes doivent rester seules, ou bien se réconcilient entre elles et que si elles violent cette loi, elles doivent faire pénitence» (Hefele-Leclercq, Histoire des Conciles, vol. II (I), p. 158).

La position du cardinal est ici paradoxale. Au lieu de se repentir de la situation de péché dans laquelle il se trouve, le chrétien remarié devrait se repentir du premier mariage, ou tout du moins de son échec, dont il est peut-être totalement non coupable. En outre, une fois admise la légitimité de la cohabitation post-matrimoniale, on ne voit pas pourquoi on n’admettrait pas la cohabitation pré-matrimoniale, si elle est stable et sincère.  Alors tombent les “absolus moraux” que l’Encyclique de Jean Paul II Veritatis Splendoravait rappelés avec tant de force. Mais le cardinal Kasper poursuit tranquillement  son raisonnement.

« Un divorcé remarié : 1. S’il se repent de son échec dans son premier mariage ; 2. S’il a clarifié les obligations correspondant à son premier mariage, s’il est définitivement exclu qu’il revienne en arrière ; 3. S’il ne peut pas renoncer, sans ajouter d’autres fautes, aux engagements qu’il a pris dans le cadre de son nouveau mariage civil ; 4. Si toutefois il s’efforce de vivre au mieux de ses possibilités son second mariage à partir de la foi et d’élever ses enfants dans la foi ; 5. S’il a le désir des sacrements en tant que source de force dans sa situation, devons-nous ou pouvons-nous lui refuser, après un temps de nouvelle orientation, de metanoia, le sacrement de pénitence puis celui de la communion ? »

Le cardinal Müller, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (La forza della grazia, “L’Osservatore Romano”, 23 ottobre 2013) a déjà répondu à ce questions, en faisant référence à Familiaris consortio, qui au n° 84 fournit des indications précises de caractère pastoral cohérentes avec l’enseignement dogmatique de l’Eglise sur le mariage : «Avec le Synode, j’exhorte chaleureusement les pasteurs et la communauté des fidèles dans son ensemble à aider les divorcés remariés. Avec une grande charité, tous feront en sorte qu’ils ne se sentent pas séparés de l’Eglise, car ils peuvent et même ils doivent, comme baptisés, participer à sa vie. On les invitera à écouter la Parole de Dieu, à assister au Sacrifice de la messe, à persévérer dans la prière, à apporter leur contribution aux oeuvres de charité et aux initiatives de la communauté en faveur de la justice, à élever leurs enfants dans la foi chrétienne, à cultiver l’esprit de pénitence et à en accomplir les actes, afin d’implorer, jour après jour, la grâce de Dieu. Que l’Eglise prie pour eux, qu’elle les encourage et se montre à leur égard une mère miséricordieuse, et qu’ainsi elle les maintienne dans la foi et l’espérance ! L’Eglise, cependant, réaffirme sa discipline, fondée sur l’Ecriture Sainte, selon laquelle elle ne peut admettre à la communion eucharistique les divorcés remariés. Ils se sont rendus eux-mêmes incapables d’y être admis car leur état et leur condition de vie est en contradiction objective avec la communion d’amour entre le Christ et l’Eglise, telle qu’elle s’exprime et est rendue présente dans l’Eucharistie».

La position de l’Eglise est sans équivoque. La communion est refusée aux divorcés remariés parce que le mariage est indissoluble et aucune des raisons adoptées par le cardinal Kasper ne permet la célébration d’un nouveau mariage ou la bénédiction d’une union pseudo-matrimonale. L’Eglise ne l’a pas permis à Henri VIII, perdant le Royaume d’Angleterre, et ne le permettra jamais parce que, comme l’a rappelé Pie XII aux prêtres des paroisses de Rome le 16 mars 1946 : «Le mariage entre baptisés validement contracté et consommé ne peut être dissout par aucun pouvoir sur la terre, pas même par la Suprême Autorité écclésiastique». En d’autres termes ni par le Pape ni encore moins par le cardinal Kasper.

Roberto de Mattei


Jésus est-il Dieu pour François ?

« Vous avez vu, atterrés, devant le Mur des lamentations, prier sans Notre Seigneur Jésus-Christ, que dis-je ? Par les mots mêmes de Notre Seigneur Jésus-Christ, bafouer Notre Seigneur Jésus-Christ.

S’adressant selon ces mots au Seigneur: « Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob, Dieu de Jésus le Nazaréen »; ce sont les mots mêmes employés, écrits ! Jésus n’est-Il que comparable à Abraham, Isaac et Jacob ? Qui est ce Dieu de Jésus ? Pour ma part je ne connais que Jésus-Dieu !

C’est la Foi catholique elle-même qui me le dit, qu’Il est le Dieu incarné qui est venu nous sauver ! Devant ce qui est le drame d’une âme chrétienne notre seule réaction possible est précisément celle de la Croix ! Vous le savez, c’est la Rédemption qui nous le dit: Seule la Croix de NSJC sauve, ce ne peut pas être, ce ne doit pas être une simple réalité spéculative, dans nos têtes il faut que ce soit une réalité vécue ! »

Abbé de La Rocque, Chartres le samedi 7 juin 2014

 

Voici la prière récitée par François au mur des lamentations le 26 mai 2014 :

Ô Seigneur, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
Dieu de Jésus le Nazaréen,
du cœur de cette Cité Sainte,
patrie spirituelle des Juifs, des Chrétiens et des Musulmans,
je fais mienne l’invocation des pèlerins
qui montaient vers ton temple, débordant de joie :
« Appelez le bonheur sur Jérusalem :
Paix à ceux qui t’aiment !
Que la paix règne dans tes murs,
le bonheur dans tes palais !
À cause de mes frères et de mes proches,
je dirai : ‘‘Paix sur toi !’’.
À cause de la maison du Seigneur notre Dieu,
je désire ton bien »