Vous cherchez un évêque catholique ?

Cela ne doit pas être facile. Des évêques, il en court, même en chemisette, avec ce qui ressemble à des serpillières autour du cou. Mgr Bouilleret n’est pas mal en la matière, il collectionne les écharpes les plus variées.

Vous avez pensé à Mgr Gaillot ? Comme évêque certes ! Mais comme catholique, c’est étrange monsieur l’abbé. Inutile de faire la recension de toutes les déclarations de ce gauchiste effréné, chouchou des médias bien contents de pouvoir compter sur des paroles si divergentes avec cette église catholique honnie.

Honnie parce qu’Elle porte la voix du Christ, la voix de l’Evangile, parce qu’Elle montre le chemin du Sacrifice, du calvaire, parce qu’Elle rappelle les commandements de Dieu. Bien à l’opposé de cet évêque adulé par les mass-médias parce que porte-voix de toutes les déviances et de tous les vices d’une société sans Dieu : mariage des homosexuels, divorce, avortement, contraception, le tout enrobé de maximes lénifiantes d’un humanitarisme libéral et soit-disant généreux au service de l’Homme ! Je l’entends encore expliquer à la radio qu’il évite de parler de Dieu dans ses sermons car c’est une notion trop complexe…

Catholique ? Vous avez dit catholique ? Pauvre abbé…

Et, dire que vous osez évoquer le fait que cet homme aurait pu ordonner des prêtres de l’IBP ? Si voir Mgr Gaillot en ornements traditionnels ne manquerait pas de pittoresque, pathétique et misérable, et plus encore scandaleux, serait un tel événement, parce que vous jetteriez un doute sur la validité du sacrement conféré. Comment peut-on être certain de l’intention d’un évêque qui prêche une doctrine en tous points contraire avec celle de l’Eglise, et ce de façon constante, consciente et assumée.

Regardez la réaction d’Emmanuel Delhoume sur votre blog : « Pratiquant dans la forme extraordinaire et je n’ai pas hésité un instant à faire baptiser mes enfants par Mgr Gaillot . » A ce malheureux vous devriez répondre qu’il a le devoir impératif de faire rebaptiser ses enfants sous conditions. Comment peut-on être assez fou ? Mais que pourriez-vous lui dire maintenant ?

Le trou noir du buzz et de la fuite en avant médiatique vous aveugle. Voyez où vous mènent la révolte et l’orgueil. Il vous entraine dans les abîmes. Je suis atterré. Vous ne savez même plus la signification du mot catholique. Monseigneur Lefebvre, secourez ce fils qui se perd.

Austremoine


Oui mais non mais

« Oui mais non mais » : c’est le titre qu’aurait pu choisir Mgr Pozzo pour la conférence donnée aux prêtres de la Fraternité St Pierre le vendredi 2 juillet 2010 à Wigratzbad. Cette conférence aurait pu revêtir une certaine importance lorsque l’on sait que Mgr Pozzo est l’homme choisi par le pape pour mener les discussions doctrinales avec la Fraternité Saint-Pie X.

C’est après les ordinations conférées par le Cardinal Canizares que Mgr Pozzo a prévenu les prêtres de la FSSP que rien ne changeait à Rome. En somme, le prélat est venu confirmer la droite ligne d’Ecclesia Dei : on veut bien vous lâcher du leste sur la liturgie, mais pour les réformes conciliaires, tout va bien !

Un long texte de ce prélat pour nous expliquer encore et toujours, bientôt cinquante ans après ce fameux concile, que celui-ci serait à l’évidence la simple continuité de la Tradition. Sans doute plus d’une heure de conférence pour dire que certaines formulations qui peuvent paraître malheureuses sont en réalité meilleures. Une série de contorsions intellectuelles pour nous chanter à l’usure le même refrain : le Concile est très bien mais tout le monde l’a mal compris ; Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul Ier, Jean Paul II, autant de papes qui ont fait et mis en œuvre ce Concile mais sans comprendre ce qu’ils faisaient.

Alors que des voix parmi les plus éminentes demandent que le Concile lui-même soit remis en cause (Mgr Gherardini, Le concile Vatican II, un débat à ouvrir) afin de redonner un peu de clarté au magistère de l’Eglise, Mgr Pozzo préfère s’adonner à des explications servies et resservies depuis plus de vingt ans.

Le temps passe, les églises sont vides, les vocations se raréfient. Et pendant que des évêques « en communion », et non des moindres, répandent impunément les pires hérésies, on discute encore à Rome de l’interprétation que l’on pourrait ou que l’on aurait du donner au Concile. Si se dédire tant de temps après en s’attaquant à ce concile tant de fois érigé en dogme semble trop difficile aux autorité romaines, alors qu’au moins on cesse de nous en parler pour le justifier. Si le concile n’a pas contredit le magistère antérieur, alors raison de plus pour reprendre la doctrine traditionnelle, elle dont personne ne remet en cause la clarté.

Cette conférence de Mgr Pozzo me fait penser à cette terrible histoire du Titanic : le bateau coule, les passagers se noient et sautent du bateau, mais sur le pont, un orchestre joue de la musique. Et lorsque les violons se turent, le paquebot avait coulé.

Il est temps de cesser de jouer du violon et de prendre les mesures qui s’imposent. Le problème n’est plus de savoir à quelle vitesse on aurait dû heurter l’iceberg, où s’il aurait mieux valu le prendre de face plutôt que de biais. Ce qui est certain, c’est que la coque est percée et que l’eau s’engouffre. Le bateau coule.

J’oserais m’adresser à vous, Monseigneur, tant le pape vous a donné sa confiance pour discuter de ces choses avec la FSSPX : je vous en conjure, posez votre violon. Nous n’avons pas besoin de musique anesthésiante, mais d’une doctrine claire où la vérité sera proclamée et l’erreur condamnée, d’un épiscopat catholique où les saints évêques sont promus et les mitres hérétiques bannies et excommuniées.

Le bateau coule, Monseigneur ! La chrétienté doit retrouver l’aliment de la doctrine traditionnelle qui lui donne sa force et sa vigueur. Sans quoi l’Eglise pourrait devenir une des ces mythologies anciennes dont les historiens étudieront les ruines. Les promesses de l’éternité ne bénéficieraient qu’à quelques raririssimes rescapés.

Austremoine


Vas petit frère, monte à l’autel de Dieu

Mon frère et mon cousin seront ordonnés prêtres à Ecône le 29 juin par Mgr Tissier de Mallerais. Ordinations qui devraient remplir de joie une Eglise en quête de vocations, qui devraient voir exulter les familles chrétiennes de voir deux d’entre eux élevés à une telle dignité. Non pas que j’attende des explosions de joie mais au moins une certaine réjouissance, comme celle à laquelle on assiste lors d’un mariage.

Il n’en est rien.

Ma grand-mère paternelle mit au monde neuf enfants dont l’un décéda en bas âge. Sur ces huit frères et sœurs (4 garçons et 4 filles), sept sont mariés et donnèrent vie à une famille de 45 cousins germains environ ; je suis l’un d’eux. Tous baptisés et tous éduqués dans la religion catholique.

Les années d’après guerre voit la révolution gangréner la société et l’aggiornamento secouer l’Eglise. Mon grand père, maire de son village, réagit violemment à l’encontre du curé qui retourna l’autel de l’église. Vatican II n’était pas encore passé. Le temps passant, mes grand parents comme toute la famille acceptèrent les réformes conciliaires.

1988 : Coup de semonce dans le ciel catholique. Mgr Lefebvre sacre 4 évêques sans l’accord de Rome. Les excommunications sont prononcées. La déchirure visible dans le sein de l’Eglise se concrétise aussi dans les familles : mon père et l’un de mes oncles suivent Mgr Lefebvre et la fraternité St Pie X. Les autres suivent Jean Paul II.

Etant petit à cette époque je suivais un peu ébahi mais aussi inquiet parfois, les débats souvent animés suscités par les dissensions religieuses. Il me reste de ces affrontement un seul souvenir, celui de mon père dénonçant comme scandaleux le dialogue interreligieux et notamment les prières communes du pape Jean Paul II avec des adeptes de fausses religions. A ce moment je me souviens parfaitement de l’un de mes oncles parler des musulmans comme étant nos frères dans la foi, adorant le même Dieu que le notre et qu’à ce titre les chrétiens pouvaient prier avec eux.

Les années passent, confortant cette division. Sur les 45 cousins que nous sommes, 18 ont été élevés dans la ligne de la FSSPX, 27 dans l’Eglise conciliaire. Après plus de 20 ans de désaccord et de division, il est possible de constater les conséquences que les choix de chacun de nos parents ont eu sur notre génération.

Sur les 18 cousins élevés dans la ligne de la FSSPX, il y a une dominicaine, un franciscain, un séminariste, et dans quelques jours deux prêtres, soit 5 vocations. Et d’autres sont peut-être encore à venir si Dieu le veut. A ceux-ci s’ajoutent deux mariés. Sur les 27 cousins élevés dans l’Eglise conciliaire, il y a une seule vocation, le fils de mon oncle Pierre, frère dans une communauté nouvelle. Les autres sont mariés ou célibataires, mais plusieurs sont déjà divorcés où vivent en concubinage.

Il n’y a aucun orgueil dans ces lignes, ni aucune glorification car ce que nous avons reçu est un pur don gratuit de Dieu et aucun d’entre nous n’y est pour quoique ce soit. Mais ce petit exemple qui s’est trouvé dans beaucoup de familles permet de juger l’arbre à ses fruits.

Mon frère et l’un de mes cousins seront donc ordonnés le 29 juin : les premiers prêtres de la famille. Comme pour annoncer toute grande nouvelle, un faire part fut donc envoyé à l’ensemble de notre famille, faire part pour les ordinations mais aussi pour les premières messes.

La réponse de beaucoup est sans équivoque : la Fraternité St Pie X refuse le magistère de l’Eglise et s’oppose au pape, en conséquence, tout en félicitant les deux ordinants, ils refusent d’assister à l’ordination et aux premières messes mais viendront au cocktail qui sera servi. Voici donc que les tenants du concile, de la liberté religieuse, de l’œcuménisme refusent de se joindre à la prière de deux prêtres catholiques ?

Certes, ils peuvent considérer que la situation canonique de ces futurs prêtres est anormale. Mais que disait l’un d’entre eux au sujet de « nos frères musulmans » ? Et cette autre tante qui répond qu’elle ne peut se joindre à nous car trop engagée dans l’église pour s’unir à ces messes, est-elle également engagée dans l’Eglise lorsqu’elle reçoit la concubine de son fils ? Le prêtre qui donne la communion à ces concubins est lui bien « en règle » ! Nous ne sommes pas en communion avec l’Eglise dites-vous, mais vous suivez des pasteurs qui participent à des cérémonies hérétiques, qui prêtent leurs églises à des schismatiques, et vous refusez l’assistance à la messe d’un prêtre catholique ? A combien de messe spectacles n’ai-je pas sali mes yeux lors des mariages de mes cousins, que d’hérésies n’ai-je pas entendu lors de ces messe célébrés par des prêtres « en règle » !

Triste temps de ce concile Vatican II. Si seulement cet ostracisme vis-à-vis de la FSSPX était le retour à une saine doctrine visant à refuser un œcuménisme destructeur. Mais il n’en est rien. La FSSPX est la seule qui soit l’objet de ce rejet, la seule qui soit ce signe de contradiction, signe de scandale qui semble montrer combien elle suit le chemin du calvaire et du sacrifice montré par le fils de Dieu.

Oui petit frère, monte à l’autel de Dieu pour offrir la divine victime, offre ce sacrifice selon ce rite immémorial canonisé par tant de papes et de saints. Prêche à temps et à contre temps comme te l’ordonne ton sacerdoce cette doctrine qui scandalise le monde, qui parce qu’elle découle du calvaire, provoque le rejet de beaucoup d’âmes. Ne trahit jamais ton sacerdoce, n’accepte jamais les compromissions, les doctrines licencieuses et complaisantes, refuse toujours ces spectacles plus ou moins indignes qui défigurent le Saint Sacrifice de la Messe.

Car même si tu dois un jour monter seul à l’autel de Dieu, même si tous tes amis et ta famille t’avaient abandonné, même si tu devais sous les sarcasmes continuer in personna Christi, tu sais que la cour céleste t’accompagne pour offrir l’Agneau, qui par Son immolation sauve le monde. Lui et aucun autre.

Austremoine


Ce syndic de faillite qui force à l’état de nécessité

La fin de l’état de nécessité, la fin de la crise de l’Eglise : si certains l’espèrent, d’autres ont dit l’avoir vu dans l’élection de Benoît XVI. Après les abus Woyltiliens, les belles cérémonies semblent avoir été remises au goût du jour à Rome, avec les ornements traditionnels et une catéchèse aux accents catholiques.

Et puis enfin, le pape posant deux actes au retentissement mondial, les motu proprio libéralisant la messe et celui privant d’effets juridiques les censures portées contre les évêques de la FSSPX, n’est-ce pas assez pour accepter enfin de rejoindre le chemin des paroisses afin de recourir aux avantages de l’officialité ?

Admettons ! Oublions même un instant les visites aux synagogues et aux mosquées, la participation du pape à un culte hérétique. Admettons que ces scandales n’aient jamais existé ! Le pape Benoît XVI est entièrement acquis à la doctrine traditionnelle. Il œuvre à une restauration intégrale de l’Eglise catholique. Accordons à ce pape tous les crédits souhaitables ! Il reste malgré tout une objection majeure : ce pape est à Rome, et nous n’y sommes pas, notre monde de tous les jours est bien différent.

Pour notre part, nous sommes en France, et les mitres qui règnent sur ce qui fut notre doux pays, terre de chrétienté, répondent aux noms de Vingt-Trois, Simon, Bouilleret, Rouet, et cie… Ancienne terre de Chrétienté aux illustres Saints, ancienne car hormis quelques exceptions, il ne se passe pas un jour sans que l’un de ces gens qui se réclame de l’Eglise ne soit la source de scandales.

Il n’est pas possible de faire la recension de tous les méfaits commis par ces épiscopes dévoyés ! Du rabbin invité à prêcher à Notre-Dame par Mgr Vingt-Trois de Paris, à la promotion des prêtres mariés et de l’ordination des femmes par mgr Simon de Clermont, aux conférences sur « la liturgie de l’orgasme » promue par Mgr Bouilleret d’Amiens, à la négation de la transsubstantiation par Mgr Rouet de Poitiers, il n’y a pas une parcelle de la doctrine catholique qui ne soit mise à mal par ces prélats dont l’apostasie n’en est plus au flirt. Et ce ne sont que quelques exemples d’une actualité toute récente.

Mais beaucoup relativisent ces faits, préférant y voir quelques dérapages ou exceptions de personnes honorables dont il ne faudrait retenir que les gestes bons ! C’est ainsi que sans vergogne, les responsables du pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté ont osé laisser venir et prêcher le cardinal de Paris, celui là même qui invita un rabbin à prêcher dans sa cathédrale. Et de s’extasier béatement parce que ce même cardinal fit une génuflexion au passage du Saint Sacrement. Oui la lâcheté finit par rendre bête, parce qu’il faut être stupide et non plus aveugle de s’émerveiller d’une telle chose de la part d’un prince de l’Eglise !

Nous avons vu affluer au pèlerinage de pentecôte s’orientant vers Paris des fidèles, anciens mais surtout des jeunes, qui avaient jusque là marché en direction de la belle cathédrale de Chartres mais pour lesquels l’honneur n’était désormais plus sauf lorsqu’il exigeait d’eux qu’ils viennent concilier leur sanctification avec les égards plus diplomatiques que sincères qu’ils auraient dû manifester à un cardinal qui reprocha il y deux ans à son pape de venir inspecter des succursales, qui accueilli il y a deux mois un rabbin dans sa cathédrale et qui continue invariablement à confiner toute messe traditionnelle à une position de survie quand elle n’est pas en liberté surveillé. L’honneur de ces jeunes gens a eu raison de leur vieille routine.

Et quelle responsabilité de la part de ceux qui laissèrent cet ennemi de la tradition catholique prêcher aux enfants ! N’y a-t-il aucun parent dans cette assemblée de pèlerins pour sentir sa conscience troublée de laisser, ne serait-ce qu’un instant, l’âme de son enfant en des mains si néfastes ! Ce fait n’est pas si différent de ce qu’acceptèrent les fidèles de Lyon de la Fraternité Saint-Pierre qui laissèrent le cardinal Barbarin prêcher aux enfants mais également les confirmer, celui-là même qui invita Simone Veil dans une de ses églises et qui apporta son soutien au mouvement œcuménique San Egidio qui scandalise les âmes chrétiennes par des remixes d’Assise. Quelle lourde responsabilité de la part de ces parents, mais aussi de ces prêtres en charges de ces familles !

Parce que devant des faits aussi graves, revendiqués et assumés par leurs auteurs, il est impossible de ne pas constater avec tristesse et effarement que l’état de nécessité continue, nécessité de fuir ces faux pasteurs pour sauver notre âme, et nécessité même de les combattre afin de leur arracher par tous les moyens les âmes qu’ils trompent et qu’ils détournent du chemin du ciel.

Alors, tous les soirs il nous faut prier pour avoir de saints prêtres, courageux et non lâches, qui auront le courage de préserver leurs fidèles de ces serviteurs du serpent et de combattre sans relâche et sans peur les ennemis du Christ. C’est de ces rangs de serviteurs de Dieu, acquis à la vérité que leur sacerdoce leur obligera de proclamer, que se lèveront les vrais et dignes évêques de demain, les guides intrépides et sûrs du peuple chrétien, qu’ils mèneront sur le chemin du ciel.

Austremoine