Roberto de Mattei : Sint ut sunt aut non sint

Cet article du professeur Roberto de Mattei revient sur les Franciscains de l’Immaculée qui se sont vu interdire la célébration de la messe traditionnelle (voir ici l’historique de cette affaire).

Source : Riposte Catholique

« Sint ut sunt aut non sint » (qu’ils soient ce qu’ils sont ou qu’ils ne soient pas) : ce serait une phrase qui, selon certains historiens, aurait été prononcée par le Préposé général des Jésuites, Lorenzo Ricci, en réponse à une proposition de “réforme” de la Compagnie de Jésus qui aurait voulu « l’adapter » aux besoins du monde. Nous nous trouvions au cours de la seconde moitié du XVIIIe siècle et les Jésuites représentaient le rempart contre lequel se brisaient les attaques des ennemis extérieurs et intérieurs de l’Église. Les ennemis extérieurs avaient à leur tête le « parti philosophique »des “Lumières”, alors que les ennemis internes étaient divisés en courants hérétiques, qui, sous le nom de gallicanisme, de juridictionnalisme, de régalisme, de fébronianisme, prétendaient plier l’Église aux vouloirs des États absolus.

Les Jésuites, fondés par saint Ignace de Loyola, défendaient avec vigueur le primat du Pontife romain, auquel ils étaient liés par un quatrième vœu d’obéissance. Les souverains absolus, influencés par les idées des “Lumières”, avaient commencé à expulser les Jésuites de leurs royaumes, les accusant de pervertir l’ordre social. Ceci ne suffisait cependant pas. Il fallait transformer la Compagnie de l’intérieur et, puisque le Préposé général des Jésuites s’y opposait, il ne restait qu’à la supprimer, ce que seul le Pape pouvait faire.

L’occasion se présenta à la mort de Clément XIII, le 2 février 1769. L’historien Ludwig von Pastor, dans le XVIe volume de son Histoire des Papes (Storia dei Papi, trad. it. Desclée, Roma 1943), décrit avec une très riche documentation à l’appui les manœuvres qui se déroulèrent avant, durant et après le conclave qui, après trois mois et 179 scrutins, vit, le 14 mai, l’élection du franciscain Lorenzo Ganganelli, qui prit le nom de Clément XIV. Le nouveau Pape fut élu à la condition qu’il abolisse la Compagnie de Jésus. Tout en ne mettant pas par écrit une promesse formelle, ce qui aurait constitué un acte de simonie, le cardinal Ganganelli prit cet engagement devant les ambassadeurs des cours des Bourbons. L’Esprit Saint ne manqua pas d’assister le conclave, mais les cardinaux n’y furent pas suffisamment attentifs, leur choix s’arrêtant sur un prélat que Pastor qualifie de « caractère faible et ambitieux, qui aspirait à la tiare » (Storia dei Papi, cité, p. 66).

Le 21 juillet 1773, par le bref Dominus ac Redemptor,le pape Clément XIV supprima la Compagnie de Jésus qui comptait à l’époque environ 23 000 membres répartis en 42 provinces. « Ce bref du 21 juillet 1773 – écrit Pastor – représente la victoire la plus manifeste de l’illuminisme et de l’absolutisme royal sur l’Église et sur son Chef » (p. 223). Le Père Lorenzo Ricci fut incarcéré au Château Saint-Ange où il mourut le 24 novembre 1775. Clément XIV le précéda dans la tombe le 22 septembre 1774, soit un an après la dissolution de l’ordre. La Compagnie fut dispersée mais survécut en Russie, où la tsarine Catherine II refusa de donner l’exequaturau bref de suppression. Les Jésuites de Russie Blanche furent accusés de désobéissance et de rébellion envers le Pape mais assurèrent la continuité historique de l’ordre alors que, dans d’autres nations, d’anciens Jésuites assuraient la promotion de nouvelles congrégations religieuses selon l’esprit ignacien.

En 1789, éclata la Révolution dite « française » et une époque dramatique s’ouvrit pour l’Église qui vit les Jacobins envahir la ville de Rome et déporter deux successeurs de Clément XIV : Pie VI et Pie VII. La résistance à la Révolution fut surtout assurée à cette période par une association secrète, les « Amitiés chrétiennes », fondée à Turin par l’ancien Jésuite suisse Nikolaus Albert von Diessbach.

Finalement, après quarante ans, par la constitution Sollicitudo omnium ecclesiarumdu 17 août 1814, Pie VII révoqua le bref du 21 juillet 1773 et rétablit la Compagnie de Jésus dans le monde entier. « Nous nous croirions coupables devant Dieu d’une faute très grave, si, au milieu des besoins pressants qu’éprouve la chose publique, nous négligions de lui prêter ce secours salutaire que Dieu, par une providence singulière, met entre nos mains, et si, placé dans la nacelle de saint Pierre sans cesse agitée par les flots, nous rejetions les rameurs robustes et expérimentés qui s’offrent à nous pour rompre la force des vagues qui menacent à tout instant de nous engloutir dans un naufrage inévitable », écrira-t-il (selon une traduction du Père de Ravignan, S.J., Clément XIII et Clément XIV, Paris, Julien, Lanier et Cie éditeurs, 1854).

Un pape franciscain, Clément XIV, supprima les Jésuites en 1773. Le Pape jésuite François sera-t-il celui qui supprimera ou, pire encore, “réformera”, un Institut franciscain en 2013 ? Les Franciscains de l’Immaculée n’ont pas le passé glorieux des Jésuites mais leur cas présente quelque analogie avec celui de la Compagnie de saint Ignace et représente surtout une expression symptomatique de la profonde crise dans laquelle se débat aujourd’hui l’Église catholique.

Fondés en 1970 par le Père Stefano Maria Manelli, les Franciscains de l’Immaculée conduisent une vie évangélique et pénitente et se sont caractérisés, depuis l’origine, par leur attachement à la morale et à la foi traditionnelles. Le Motu proprio par lequel Benoît XVI a restitué tous ses droits au Rite romain antique, a représenté pour eux la possibilité de vivre également au plan liturgique cet amour de la Tradition. Le Père Manelli n’a jamais imposé le Vetus Ordo, mais l’a suggéré à ses religieux, dont les ordinations sacerdotales ont été faites, au cours de ces dernières années, par d’éminents princes de l’Église, selon la ligne de la « réforme dans la continuité » de Benoît XVI.

De la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée et pour les Sociétés de vie apostolique (CIVCSVA), aujourd’hui présidée par S. Ém. le cardinal João Braz de Aviz, dépendent des congrégations, masculines et féminines, qui ont abandonné, en tout ou partie, l’habit religieux et vivent dans le relâchement moral et le relativisme doctrinal sans qu’aucun rappel à l’ordre ne leur soit adressé par les autorités compétentes. Les Franciscains de l’Immaculée représentent une pierre d’achoppement, qui explique le désir de la CIVCSVA de les “normaliser” c’est-à-dire de réaligner leur vie religieuse sur les “standards” en vigueur. La présence d’un petit nombre de religieux “dissidents” a offert à la Congrégation l’occasion d’intervenir par l’envoi d’un visiteur apostolique, Mgr Vito Angelo Todisco, le 5 juillet 2012. Sur la seule base d’un questionnaire captieux envoyé aux religieux par Mgr Todisco, sans qu’il les ait rencontrés personnellement, la CIVCSVA a disposé, le 11 juillet 2013, la mise sous tutelle de l’Institut par un décret qui contient une interdiction, absolument illégitime, de célébrer la Messe traditionnelle (selon la forme extraordinaire du Rite romain).

Au cours des prochains jours et des prochaines semaines, nous connaîtrons mieux le plan du commissaire, le Père Fidenzio Volpi, dont il est cependant déjà possible de pressentir les grandes lignes : isoler le fondateur, le Père Manelli ; décapiter le conseil qui lui est fidèle ; transférer en périphérie les religieux “traditionnels” et attribuer le gouvernement central de l’Institut aux dissidents ; confier les maisons de formation à des Pères non suspects de sympathies “traditionalistes” ; stériliser les publications des Franciscains abordant des thèmes “controversés”, en particulier éviter le “maximalisme” mariologique, l’excessive “rigidité” dans le domaine moral et surtout toute critique, même respectueuse, à l’égard du concile Vatican II ; ouvrir l’Institut au “dialogue œcuménique” avec les autres religions ; limiter la célébration du Vetus Ordo à des situations exceptionnelles ; dénaturer en somme l’identité des Franciscains de l’Immaculée, qui est quelque chose de bien pire que de les supprimer.

Si telle devait être la “réforme”, il faut souhaiter une séparation des deux âmes qui coexistent actuellement au sein des Franciscains de l’Immaculée : d’une part, les religieux qui interprètent le concile Vatican II à la lumière de la Tradition de l’Église et qui ont, dans cet esprit, redécouvert le Rite romain antique, dans toute sa vérité et sa beauté ; et, d’autre part, ceux qui réinterprètent le charisme de l’Institut à la lumière du progressisme postconciliaire. Le pire est naturellement la confusion et la crise d’identité et, aujourd’hui, le garant de l’identité des Franciscains de l’Immaculée ne peut qu’être leur fondateur, le Père Stefano Maria Manelli, sur les épaules duquel pèse la responsabilité des décisions ultimes. Il est en effet le seul à pouvoir répéter, comme cela a déjà eu lieu dans l’histoire : Sint ut sunt aut non sint.

Roberto de Mattei


Roberto de Mattei : le cas extrêmement grave des Franciscains de l’Immaculée

Le professeur Roberto de Mattei expose la décision prise par le pape François d’interdire la liturgie tridentine aux Franciscains de l’Immaculée. Cet article rappel certains éléments très intéressants et met en lumière le deux poids deux mesures qui laisse transparaître une intention réelle de destruction.

Il est à regretter cependant que le professeur se laisse enfermer dans une sémantique piégée (forme ordinaire / extraordinaire) et qu’il n’aborde pas le fond réel du problème qui n’est pas d’abord canonique mais avant tout théologique : celui d’une liturgie nouvelle pétrie de protestantisme.

Source : Riposte Catholique

[L’article qui suit a été publié dans la dernière livraison de Corrispondenza Romana n° 1304 du 30 juillet 2013]

Le cas des Franciscains de l’Immaculéese présente comme un épisode d’une extrême gravité, destiné à avoir des conséquences à l’intérieur de l’Église, conséquences peut-être non prévues par ceux qui l’ont déclenché imprudemment.

La Congrégation pour les Instituts de Vie Consacrée (également connue comme Congrégations pour les religieux), par un décret du 11 juillet 2013, signé par son Préfet, S.Em. le cardinal João Braz de Aviz et par l’archevêque secrétaire, S.E. Mgr José Rodriguez Carballo, ofm, ont relevé de leurs fonctions les supérieurs des Franciscains de l’Immaculée, confiant le gouvernement de l’Institut à un « Commissaire apostolique », le Père Fidenzio Volpi, OFM Cap. Afin de durcir la forme du décret, le cardinal João Braz de Aviz s’est muni d’une approbation ex auditu du Pape François, ce qui retire aux Franciscains de l’Immaculée toute possibilité de recours devant le Tribunal de la Signature apostolique. Les raisons de cette condamnation, qui a pour origine un exposé fait à la Congrégation pour les Instituts de Vie Consacrée par un groupe de religieux dissidents, demeurent mystérieuses. Du décret de la Congrégation et de la lettre envoyée aux Franciscains le 22 juillet par le nouveau commissaire apostolique, les seuls chefs d’inculpation semblent être ceux de faible « sentire cum Ecclesia » et d’attachement excessif au rite romain ancien.

En réalité, nous nous trouvons face à une injustice flagrante vis-à-vis des Franciscains de l’Immaculée. Cet institut religieux, fondé par les Pères Stefano Maria Manelli et Gabriele Maria Pellettieri, est l’un des plus florissants de l’Église par le nombre de vocations, l’authenticité de la vie spirituelle, la fidélité à l’orthodoxie et aux autorités romaines. Dans la situation d’anarchie liturgique, théologique et morale dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui, les Franciscains de l’Immaculée devraient être pris comme exemple de vie religieuse. Le Pape rappelle souvent la nécessité d’une vie religieuse plus simple et plus sobre. Les Franciscains de l’Immaculée se distinguent justement par l’austérité et par la pauvreté évangélique avec lesquelles, depuis leur fondation, ils vivent leur charisme franciscain. Aujourd’hui, cependant, au nom du Pape, la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée relève de ses fonctions le gouvernement de l’institut, pour le transférer à une minorité de religieux rebelles, d’orientation progressiste, sur laquelle le nouveau commissaire apostolique s’appuiera pour le normaliser, c’est-à-dire pour le conduire au désastre auquel il avait jusqu’ici échappé grâce à sa fidélité aux lois ecclésiastiques et au Magistère.

Mais aujourd’hui, le mal est récompensé et le bien puni. Il n’est pas surprenant que cette dure sanction à l’égard des Franciscains de l’Immaculée provienne du même cardinal qui souhaite compréhension et dialogue avec les religieuses hérétiques et schismatiques américaines de la Leadership Conference of Women Religious (LCWR). Ces religieuses prêchent et pratiquent la théorie du genre et il faut donc dialoguer avec elles. Les Franciscains de l’Immaculée prêchent et pratiquent la chasteté et la pénitence et il n’existe donc pas de possibilité de compréhension pour eux. Ceci est la triste conclusion à laquelle parvient inévitablement un observateur impartial.

L’un des chefs d’inculpation est d’être trop attachés à la Messe traditionnelle. Mais cette accusation n’est qu’un prétexte dans la mesure où les Franciscains de l’Immaculée sont bi ritualistes, c’est-à-dire qu’ils célèbrent la Messe tout à la fois selon la forme ordinaire (« nouvelle Messe » du Missel de Paul VI) et selon la forme extraordinaire du Rite romain (Messe dite tridentine selon le Missel de 1962), comme cela leur est permis par les lois ecclésiastiques en vigueur. Face à un ordre injuste, on peut imaginer que certains d’entre eux ne renonceront pas à célébrer la Messe « traditionnelle » et ils feront bien de résister sur ce point dans la mesure où il ne s’agira pas d’un geste de rébellion mais d’obéissance. En effet, les indults et privilèges accordés à la Messe « traditionnelle » n’ont pas été abrogés et ils ont une force juridique supérieure au décret d’une Congrégation et même aux intentions d’un Pape si ces dernières ne sont pas exprimées dans le cadre d’un acte juridique clair. Le cardinal Braz de Aviz semble ignorer l’existence du motu proprio Summorum Pontificum du 7 juillet 2007, de son décret d’application, l’Instruction Universae Ecclesiae du 30 avril 2011, et de la Commission Ecclesia Dei, annexée à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, dont la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée usurpe aujourd’hui les compétences.

Quelle est l’intention de la suprême autorité ecclésiastique ? Supprimer la Commission Ecclesia Dei et abroger le motu proprio de Benoît XVI ? Dès lors, il faut le dire explicitement, afin que les conséquences puissent en être tirées. Et si tel n’est pas le cas, pourquoi poser un décret inutilement provocateur à l’encontre du monde catholique qui se réfère à la Tradition de l’Église ? Ce monde connaît une phase de grande expansion, surtout parmi les jeunes, et ceci est peut-être la principale raison de l’hostilité dont il fait aujourd’hui l’objet.

Enfin, le décret constitue un abus de pouvoir qui concerne non seulement les Franciscains de l’Immaculée et ceux qui sont qualifiés improprement de traditionalistes, mais tous les catholiques. Il représente en effet un symptôme alarmant de cette perte de la certitude du droit qui contamine aujourd’hui l’intérieur même de l’Église. L’Église en effet est une société visible, au sein de laquelle est en vigueur le « pouvoir du droit et de la loi » (Pie XII, Discours Dans notre souhait du 15 juillet 1950). Le droit est ce qui définit le juste et l’injuste et, ainsi que l’expliquent les canonistes, « La potestas au sein de l’Église doit être juste et ceci est requis par la nature même de l’ Église, qui détermine les buts et les limites de l’activité de la Hiérarchie. Tout acte des Sacrés Pasteurs n’est pas juste du simple fait qu’il provienne d’eux » (Carlos J. Errazuriz, Il diritto e la giustizia nella Chiesa, Giuffré, Milano, 2008, p. 157). Lorsque la certitude du droit vient à manquer, l’arbitraire et la volonté du plus fort prévalent. Cela arrive souvent dans la société et peut arriver au sein de l’Église lorsqu’en elle la dimension humaine prévaut sur la dimension surnaturelle. Mais si la certitude du droit n’existe pas, il n’existe pas de règle de comportement sûre. Tout est laissé à l’arbitraire de l’individu ou des groupes de pouvoir et à la force sur laquelle peuvent compter ces groupes de pression afin d’imposer leur volonté propre. La force, séparée du droit, devient injustice et arrogance.

L’Église, Corps mystique du Christ, est une institution hiérarchique, basée sur une loi divine dont les hommes d’Église sont les dépositaires mais en aucun cas ni les créateurs ni les patrons. L’Église n’est pas un soviet mais un édifice fondé par Jésus Christ, au sein duquel le pouvoir du Pape et des évêques doit être exercé en suivant les lois et formes traditionnelles, toutes enracinées dans la Révélation divine. Aujourd’hui, on évoque une Église plus démocratique et égalitaire mais le pouvoir est souvent exercé de manière personnaliste, au mépris des lois et coutumes millénaires. Lorsqu’il existe des Lois universelles de l’Église, comme la Bulle de Saint Pie V Quo primum (1570) et le motu proprio de Benoît XVI Summorum Pontificum, il est nécessaire pour les modifier d’adopter un acte juridique équivalent. Il n’est pas possible de considérer comme révoquée une loi précédente si elle ne l’est pas par le biais d’un acte explicitement abrogatif de même rang.

Pour défendre la justice et la vérité à l’intérieur de l’Église, nous nous en remettons à la voix des juristes, dont certains éminents cardinaux, qui ont ordonné selon la forme extraordinaire du rite romain les Franciscains de l’Immaculée et en connaissent la vie exemplaire et le zèle apostolique. Nous en appelons surtout au Pape François afin qu’il veuille retirer les mesures contre les Franciscains de l’Immaculée et contre leur usage légitime du rite romain dans sa forme extraordinaire.

Quelque soit la décision qui sera prise, nous ne pouvons cacher le fait que le moment que traverse aujourd’hui l’Église est dramatique. De nouvelles tempêtes s’annoncent à l’horizon et ces tempêtes ne sont certainement suscitées ni par les frères ni par les sœurs franciscains de l’Immaculée. L’amour de l’Église, catholique, apostolique et romaine, les a toujours caractérisés et nous pousse à prendre leur défense. Notre-Dame, Virgo Fidelis, suggérera à la conscience de chacun en ces moments difficiles la juste route à suivre.

Roberto de Mattei