Un cirque et ses chevaux font leur spectacle dans la cathédrale de Besançon

Mgr Jean-Luc Bouilleret sévit encore et toujours : ce lamentable épiscope était celui qui avait refusé de prêter le moindre abris aux fidèle de la FSSPX. C’est celui qui avait fait la promotion dans son diocèse de conférences sur « la liturgie de l’orgasme » ! Bref un être fin, en pleine communion !

Depuis, ce réputé franc-maçon, a été nommé évêque de Besançon. Il continue de se distinguer. La dernière en date est la production dans la cathédrale de Besançon d’un cirque équestre !!!

Et oui, nous en sommes là…si loin. Les années de plomb semblent s’éterniser.

Vous avez dit en communion ???

Austremoine

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Photos : http://www.catapulta.com.ar/?p=12870

 


L’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux intègre les « saints » conciliaires

L’abbaye Sainte-Madeleine de l’abbaye du Barroux intègre les « saints » conciliaires, c’est ce qu’annonce bien tranquillement le Père Hubert, cellérier de l’abbaye, dans une interview donnée à l’Homme Nouveau au sujet du nouveau missel édité par les moines :

Y a-t-il un ajout de certaines fêtes de saints canonisés depuis 1962, date de la dernière édition typique du missel romain ?

Les rubriques du missel permettent de célébrer tout saint canonisé par l’Église, au moins en messe festive ou votive. Nous avons donc inséré à leur place, avec la permission de la Commission pontificale Ecclesia Dei, les saints inscrits au calendrier liturgique de l’Église romaine depuis 1962, en indiquant la messe propre déjà approuvée le cas échéant pour le missel de 1962. Comme par exemple pour Notre-Dame de Guadalupe le 12 décembre, saint Thomas More le 22 juin… Dans les autres cas on utilise une messe prise dans le commun des saints.

Adroitement, le père Hubert n’évoque pas les « saints » qui pourraient choquer, la prude omission de Jean-Paul II notamment n’est sans doute pas involontaire. A ceux qui avait encore des doutes du fait des aspects traditionnels de cette abbaye, le Barroux a bel et bien rejoint l’Eglise conciliaire. Comme l’ensemble des Instituts Ecclesia Dei, de fait.

Austremoine


Décès de Mère Marie-François DUPOUY

Révérende Mère Marie-François DUPOUY, première Prieure de Saint-Pré et première Prieure Générale de la congrégation des Dominicaines enseignantes du Saint-Nom de Jésus et du Coeur Immaculé de Marie de Saint-Pré de 1974 à 1998, est pieusement décédée le mardi 17 juin 2014 à Saint-Pré, dans la 95e année de son âge et la 72e année de sa profession religieuse, munie des sacrements de notre sainte Mère l’Eglise.

Ses funérailles seront célébrées à Saint-Pré le lundi 23 juin à Saint-Pré à 10h30 par M. l’abbé Niklaus Pfluger, Premier Assistant Général de la FSSPX, suivies de l’inhumation sur place dans le cimetière de la congrégation.

Source : La Porte Latine


Mgr Gmür, demeuré mental et hérétique

Le croire, c’est bien, le voir c’est mieux. Ci-dessous une vidéo de la « catéchèse » de Mgr Gmür, évêque de Bâle, suivie des « confirmations ».

Au milieux des sourires abêtis des pauvres gens qui ont malchance de l’écouter et revêtu de son accoutrement ridicule, cet évêque se répand en inepties. Je n’ai pas eu le courage d’écouter jusqu’au bout, tant la bêtise transpire à l’excès.

Tout d’abord le décors : une cruche – Marie-Josèphe Lachat – qui se prend pour une prêtresse, déguisée en sorte de druide, fait l’intermède entre l’évêque et ses fidèles. La question est posée, et se lève alors l’évêque pour y répondre. Si on est pas responsable de la tête qu’on a, Mgr Gmür s’efforce en tout cas d’avoir la tête qu’il fait ! Les clowneries déplacées rajoutent au pathétique.

Vient ensuite le contenu : vide s’il en est, sur le Saint-Esprit, on s’aperçoit que ce pauvre homme ne connait pas le minimum du catéchisme. Il ne sait pas vraiment quoi répondre.

Le pire est quand il en vient à parler de la confession « que certains d’entre vous ont connu », entendez donc que cela n’existe plus ! Le péché ? C’est la communauté qui décide ce qu’est un péché et ce qui ne l’est pas, et qui donc décide de le remettre ou pas ! N’attendez pas que l’on vous parle d’offense faite à Dieu, car visiblement cet évêque n’a pas la Foi. On en revient toujours à cette conception sociale du péché, conception partagée par le cardinal Ouellet sur la communion des divorcés-remariés.

La cérémonie de confirmation vaut aussi son pesant de cacahuètes. Après avoir « confirmé » il lance à la première candidate après lui avoir serré la main : « vous êtes remplie de l’Esprit, c’est super n’est-ce pas ? »

Voilà l’Eglise conciliaire dans tout ce qu’elle a de plus officielle, de plus établie et de plus institutionnelle !

Il y a toujours des candidats pour la rallier sous peine de sédévacantisme ? Il y a des candidats à la « communion » ?

Austremoine

 


Mère Anne-Marie Simoulin est décédée

Les obsèques de Mère Anne-Marie Simoulin, ancienne prieure générale des dominicaines enseignantes du Saint-Nom de Jésus de Fanjeaux, rappelée à Dieu ce lundi 16, auront lieu le samedi 21 juin 2014 à 10 heures, à Saint-Dominique du Cammazou à Fanjeaux (Aude), où elle sera inhumée. La messe de funérailles sera célébrée par son frère l’abbé Michel Simoulin, de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X.

Mère Anne-Marie Simoulin est décédée ce matin du 16 juin 2014 à 5h. C’est une grande figure de la Tradition qui nous quitte, l’une des ouvrières discrète mais de première importance dans l’œuvre de reconstruction de l’Eglise.

En tant que Supérieure Générale, c’est elle qui avait envoyé notamment Mère Marie Jean fonder l’actuelle branche des dominicaines enseignantes de Brignoles. Voyant qu’elle ne parviendrait pas à sauver sa communauté du désastre conciliaire, et ne pouvant sans se mettre en danger continuer ses contacts avec des évêques dangereux pour la Foi, Mère Anne-Marie Simoulin quitte sa congrégation et s’installe à Fanjeaux en 1975.

Elle aura une riche correspondance avec Mgr Lefebvre, et sans doute une relation privilégiée guidée par le bien de l’Eglise.

Lorsque le 30 mai 1988 Mgr Lefebvre consulte les supérieurs des congrégations amies de la Tradition pour connaître leur avis sur la pertinence d’un accord avec Rome, les religieuses de Brignoles et de Fanjeaux sont présentes, et notamment Mère Anne-Marie Simoulin. Mgr Tissier de Mallerais, raconte la réunion de la façon suivante :

Les soeurs, à leur tour, sont quasi unanimement catégoriques : «Nous ne pouvons plus traiter avec des évêques qui ont perdu la foi», estiment les dominicaines de Fanjeaux; et celles de Brignoles considèrent que la dépendance à l’égard   du   Bureau   les   forcerait   « à   des   contacts   avec   leurs   anciennes congrégations devenues modernistes» et que« c’est impossible». Les soeurs de la Fraternité évoquent le «risque pour la foi et la cohésion de la Tradition».

Enfin les carmélites jugent que« c’est un cheval de Troie dans la Tradition».

Mère Anne-Marie Simoulin me raconta que lorsqu’elle dit à Mgr Lefebvre son opposition à un tel accord, Dom Gérard se fit agressif. « Il m’aurait mordu » me dit-elle dans un éclat de rire !

C’est aussi dans un courrier que Mgr Lefebvre remercia personnellement Mère Anne-Marie Simoulin de l’avoir aidé à choisir l’opération survie, lui affirmant que sa parole avait été déterminante dans son choix.

Si nous pouvons prier pour le repos de l’âme de celle qui donna tant à la Tradition, nous pouvons aussi la prier pour qu’elle préserve la Tradition des dangers qui la guette.

Merci mon Dieu pour ce bel exemple.

Austremoine


PA Depauw : L’épiscopat luxembourgeois refuse de se prononcer clairement contre la dénaturation du mariage

Source : medias-presse.info

Luxembourg – À quelques jours de la date provisoirement fixée pour le vote de la nouvelle loi prévoyant d’autoriser le mariage entre personnes de même sexe, l’Église catholique a publié, vendredi, sa prise de position à l’égard de cette réforme. Un document décevant : l’épiscopat luxembourgeois ne se prononce pas clairement pour ou contre la réforme dénaturant le mariage mais se contente de mettre en avant l’intérêt de l’enfant.

Alors que la pétition publique de l’initiative Schutz fir d’Kand, qui demande l’abandon des projets de loi sur le mariage homosexuel, l’adoption et la procréation médicalement assistée (PMA), avait atteint, vendredi, en fin d’après-midi, un peu plus de 2 700 signatures, l’Église catholique a publié un document tiède.

Le projet de réforme de la loi sur le mariage prévoit que les couples homosexuels pourront se marier et avoir tous les droits et devoirs liés au mariage, dont l’adoption. Le 5 juin, dans le cadre d’une lettre ouverte, le député Fernand Kartheiser (ADR) avait écrit à l’archevêque de Luxembourg, Jean-Claude Hollerich, pour lui demander de prendre clairement position, au nom de l’Église catholique au Luxembourg, sur les projets de loi actuellement en cours de discussion et portant sur le mariage homosexuel et le droit à l’adoption pour des couples homosexuels.

Dans son communiqué publié vendredi, l’Église catholique se prononce contre la discrimination des homosexuels et pour l’intérêt supérieur de l’enfant. «La recherche d’une réponse à la question s’il devrait être permis à des personnes homosexuelles seules ou à des couples homosexuels d’adopter des enfants, doit être guidée par la protection du bien supérieur de l’enfant; il n’existe pas de droit à l’enfant dans ce sens», explique-t-elle. L’épiscopat dit ne pas remettre en question les capacités des homosexuels à éduquer des enfants…

S’exprimant au conditionnel, ce qui signifie l’abandon de son rôle d’autorité morale, l’épiscopat rappelle simplement que «l’adoption plénière devrait être réservée aux conjoints mariés et que le rapport social de l’enfant avec ses parents biologiques, père et mère, devrait être maintenu chaque fois que cela s’avère possible.»

L’archevêque de Luxembourg s’est exprimé selon l’angle du droit naturel, sans référence aux commandements de Dieu. Affligeante trahison…

Pierre-Alain Depauw


Assassinat d’un prêtre de la Fraternité Saint-Pierre, l’abbé Kenneth Walker

N’oublions pas dans nos prières ce jeune prêtre assassiné, ainsi que celui qui lui ôta la vie pour qu’il se repente.

Source : le salon beige

De l’abbé Evrat Secrétaire général de la Fraternité Saint-Pierre : La nuit dernière, le presbytère de la Fraternité à Phoenix (Arizona, USA) a été cambriolé. L’abbé Eric Flood, Supérieur du District d’Amérique du Nord de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, a été contacté par la police qui l’a informé que l’abbé Kenneth Walker, FSSP avait été assassiné et que l’abbé Joseph Terra se trouvait dans un état critique. Prêtres et fidèles, offrons dès maintenant des prières pour le repos de l’âme de l’abbé Walker et pour la santé de l’abbé Terra. Prions également pour que leurs familles trouvent la force nécessaire dans cette tragédie.


Dr J-P Dickès : un miracle subitement explicable donc nullement miraculeux !

« Qui veut trop prouver ne prouve rien » disait déjà Thomas Fuller au XVII° siècle. Nous pourrions rajouter, avec Pythagore, qu’il faut « craindre, par trop de précipitation, d’avoir à rougir de sa folie ».

C’est ainsi que les postulateurs de la cause des saints se sont pris les pieds dans le tapis en voulant, à marche forcée et contre toute évidence, que Jean-Paul II soit canonisé à la vitesse de l’éclair.

En fin de compte c’est la foudre qui vient de tomber sur François et sur Rome avec la révélation que le miracle attribué au pape polonais n’en était pas un puisqu’il a une explication scientifique comme le démontre l’article ci-dessous.

La Porte Latine

Source : La Porte Latine

Commentaire à propos du cas de Mme Mora-Diaz

Nous sommes tous porteurs d’anévrismes (dilatation d’une artère) dont l’origine est variable souvent métabolique (cholestérol, tabac). Les ruptures d’anévrismes sont de 7 à 11 pour 100 000. Donc rarissimes. Nous en sommes tous porteurs.

La découverte d’un anévrisme est dans ce cas fortuite en raison de maux de tête variables finalement assez banaux. D’emblée il n’y a pas de signes de rupture dont les signes cliniques sont gravissimes, même si elles sont très rares. En plus des maux de tête se déclenche :

– une crise épileptique;

– une perte de conscience brève ou prolongée;

– un coma.

Il n’y a rien de tout cela. A priori il n’y a pas d’inquiétude. La preuve est donnée par le texte du Dr Bertin (1) :

« Cependant, les documents envoyés par le Dr Vargas indiquent que le second bilan radiologique n’a eu lieu que le 11 novembre 2011, c’est-à-dire plus six mois après. Ce qui est étonnant. »

Personne ne s’est affolé. Pourquoi ? Tout simplement parce que cette affaire apparaît comme banale. La patiente est gardée en observation. Mais un des signes de la bénignité que n’a pas mentionné le Dr Bertin est donné par défaut. Nulle part n’est donnée la taille de cet anévrysme. En clair cela veut dire qu’il était petit donc bénin. La preuve ? La patiente est renvoyée à domicile.

Nulle part n’apparaît la notion de saignement dans les documents iconographiques. Mais si cela était le cas un ressaignent affecte seulement 9 à 15% des patients admis à l’hôpital. Ce qui est rare mais bien sûr grave.

Les images radiologiques montrent une thrombose, c’est-à-dire la formation d’un caillot. Qu’est-ce qu’un caillot dans un organisme : c’est un bouchon ? C’est le cas par exemple de la peau. Il y a donc un bouchon à cet endroit.

Bien sûr celui qui ne connaît pas l’anatomie du cerveau peut penser que cela est grave comme par exemple au niveau du cœur où cela donne un infarctus parfois mortel.

Mais dans le cerveau la nature a bien fait les choses : il existe à la base du cerveau tout un système d’artères importantes appelé le Polygone de Willis qui apporte du sang de plusieurs endroits…Et il ne se passe rien sinon des maux de têtes qui disparaissent plus ou moins rapidement et même peuvent être entretenus par le psychisme alors qu’il n’y a plus rien et que le caillot s’est « rétracté » ou même dissous, ce qui est la guérison complète.

Quant au cafouillage des publications diverses, il montre bien qu’il y a un flou entretenu par Rome prouvant bien que cette affaire est une sollicitation d’un miracle qui n’existe pas. Notamment la volonté de refuser le dossier que le Dr Bertin a obtenu par la bande et par chance.

Un dernier mot enfin. Le Dr Puybasset, mentionné par le Dr Bertin, est un homme de réputation internationale. C’est lui qui en mars dernier par l’observation des IRM a mis un système de lecture permettant de savoir si un malade va sortir du coma. Catholique de conviction il est foncièrement engagé dans le combat pour la vie. Or il conteste que dans ce cas il y ait eu un « miracle ».

Dr Jean-Pierre Dickès

Sources : CRC/LPL du 10 juin 2014

Notes

(1) Lettre du 23 avril 2014 du Dr Bertin au nonce apostolique de France
(2) Le mouvement de la CRC qui a publié cette lettre n’est pas recommandé. Ce mouvement, entre autres délires, considère cette « canonisation » comme l’aboutissement de l’apostasie et le pape François comme le nouveau saint Pie X !


L’excellente mise au point de Roberto de Mattei sur la question des divorcés remariés

Source : correspondanceeuropeenne.eu

«La doctrine ne change pas, la nouveauté ne concerne que la pratique pastorale». Le slogan, répété depuis un an, d’un côté tranquillise les conservateurs qui mesurent tout en termes d’énoncés doctrinaux, d’un autre côté encourage les progressistes qui accordent une maigre valeur à la doctrine et comptent uniquement sur le primat de la pratique.

Un exemple retentissant de révolution culturelle proposée au nom de la pratique nous est offert au travers de l’intervention dédiée à l’Evangile de la famille par laquelle le cardinal Walter Kasper a ouvert le 20 février les travaux du Consistoire extraordinaire sur la famille. Aussi convient-il de mesurer toute la portée de ce texte, que le Père Federico Lombardi a défini comme étant “en grande harmonie” avec la pensée du Pape François.

Le cardinal Kasper part du constat «qu’entre la doctrine de l’Eglise sur le mariage et la famille et les convictions vécues de nombreux chrétiens il s’est créé un abîme». Le cardinal évite cependant de formuler un jugement négatif sur ces “convictions”, opposées à la foi chrétienne, en éludant la question de fond : pourquoi cet abîme entre la Doctrine de l’Eglise et la philosophie de vie des chrétiens contemporains ? Quelle est la nature, quelles sont les causes du processus de dissolution de la famille ? Il n’est dit nulle part dans son intervention que la crise de la famille est la conséquence d’une attaque programmée sur la famille, fruit d’une conception du monde laïciste qui s’oppose à elle. Et ce malgré le document récent sur les Standard pour l’Education Sexuelle de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’approbation du “rapport Lunacek”par le Parlement Européen, la légalisation des mariages homosexuels et du délit d’homophobie par les gouvernements occidentaux.

Mais on se demande encore : est-il possible en 2014 de dédier 25 pages au thème de la famille, en ignorant l’agression objective que la famille, non seulement chrétienne, mais naturelle, subit dans le monde entier ? Quelles peuvent être les raisons de ce silence sinon une subordination psychologique et culturelle à ces pouvoirs du monde qui sont les promoteurs de l’attaque contre la famille ?

Dans la partie principale de son intervention, dédiée au problème des divorcés remariés, le cardinal Kasper n’a pas un seul mot de condamnation du divorce et de ses conséquences désastreuses sur la société occidentale. Mais n’est-ce pas le moment de dire qu’une grande part de la crise de la famille remonte justement à l’introduction du divorce et que les faits prouvent que l’Eglise a raison de le combattre ? Qui devrait le dire sinon un cardinal de la Sainte Eglise Romaine? Mais il semble que le cardinal s’intéresse seulement au «changement de paradigme» que la situation des divorcés remariés exige aujourd’hui.

Comme pour prévenir les objections éventuelles, le cardinal prend immédiatement les devants : l’Eglise «ne peut pas proposer une solution différente ou contraire aux paroles de Jésus». L’indissolubilité d’un marriage sacramental et l’impossibilité de contracter un nouveau marriage tant que l’autre partenaire est vivant «fait partie de la tradition de foi contraignante de l’Église qui ne peut pas être abandonee ou dissolute en faisant appel è une comprehension superficielle de la miséricorde à bas prix. (…)». Mais juste après avoir proclamé la nécessité de rester fidèles à la Tradition, le cardinal Kasper avance deux propositions dévastratrices pour contourner le Magistère pérenne de l’Église sur la famille et le marriage.

La méthode à adopter, selon Kasper, est celle suivie par le Concile Vatican II sur la question de l’oecuménisme et de la liberté religieuse : changer la doctrine, sans montrer qu’on la modifie. «Le Concile – affirme-t-il – sans violer la tradition dogmatique contraignante, a ouvert des portes». Ouvert des portes à quoi ? A la violation systématique, dans le domaine pratique, de cette tradition dogmatique dont on affirme la force dans les paroles.

Le premier chemin pour rendre vaine la Tradition s’inspire de l’exhortation apostolique Familiaris Consortio de Jean-Paul II, où il affirme que certains divorcés remarries «sont, en conscience, subjectivement convaincus que leur precedent marriage, irrémédiablement brisé, n’a jamais été valide» (n. 84). La Familiaris consortio précise cependant que la décision de validité du mariage ne peut être laissée au jugement subjectif de la personne, mais aux tribunaux écclésiastiques, institués par l’Eglise pour défendre le sacrement du mariage. En faisant référence justement à ces tribunaux, le cardinal enfonce le clou : «Étant donné que ceux-ci ne sont pas “jure divino”, mais qu’ils se sont développés au cours de l’histoire, on se demande pardois si la voie judiciare doit être le seul moyen à utilizer pour résoudre le problem ou s’il ne serait pas possible de recourir à d’autres procedures plus pastorales ou spirituelles. En alternative, on pourrait pense que l’évêque puisse confier cette tâche à un prêtre avec l’expérience spirituelle et pastorale tel le pénitentier ou le vicaire épiscopal».

La proposition est explosive. Les tribunaux écclésiastiques sont les organes auxquels est normalement confié l’exercice de la puissance judiciaire de l’Eglise. Les trois principaux tribunaux sont la Pénitencerie Apostolique, qui juge les cas du for interne, la Rote Romaine, qui reçoit en appel les sentences des autres tribunaux écclésiastiques, et la Signature Apostolique, qui est l’organe judiciaire suprême, avec une certaine analogie avec la Cour de Cassation par rapport aux tribunaux italiens. Benoît XIV, avec sa célèbre constitution Dei Miseratione, introduisit dans le jugement sur le mariage la double décision judiciaire conforme. Cette pratique sauvegarde la recherche de la vérité, garantit un résultat juste du procès et montre l’importante que l’Eglise accorde au sacrement du mariage et à son indissolubilité. La proposition de Kasper met en cause l’objectivité du jugement du tribunal écclésiastique, qui se verrait substitué par un simple prêtre, appelé non plus à sauvegarder le bien du mariage, mais à satisfaire les exigences de la conscience des individus.

En faisant référence au discours du 24 janvier 2014 aux officiels de la Tribune de la Rote Romaine dans lequel le pape François affirme que l’activité juridique écclésiastique a une connotation profondément pastorale, Kasper absorbe la dimension juridique dans la dimension pastorale, en affirmant la nécessité d’une nouvelle “herméneutique juridique et pastorale”, qui voit, derrière chaque cause, la “personne humaine”. «Est-il vraiment possible – se demande-t-il – que l’on décide du bien et du mal des personnes en seconde et en troisième instance uniquement sur la base d’actes, autrement dit de documents, mais sans connaître la personne et sa situation?». Ces paroles sont offensives à l’égard des tribunaux écclésiastiques et pour l’Église elle-même, dont les actes de gouvernement et de magistère sont fondés sur des documents, déclarations, actes juridiques et doctrinaux, tous orientés vers lasalus animarum. On peut facilement imaginer comments les nullités de mariage multipliraient, en introduisant le divorce catholique de fait, sinon de droit, avec un dommage ravageur pour le bien des personnes humaines.

Le cardinal Kasper en semble conscient, parce qu’il ajoute : «Ce serait une erreur de chercher la solution du problème que dans un généreux élargissement de la procédure de nullité du mariage serait une erreur. (…) nous devons également prendre en considération la question plus difficile de la situation du mariage valide et consommé entre baptisés, dans lequel la vie commune matrimoniale a été irrémédiablement brisée et dans lequel l’un des conjoints, ou les deux, ont contracté un second mariage civil».

Kasper cite à ce moment une déclaration pour la Doctrine de la Foi de 1994 selon laquelle les divorcés remariés ne peuvent recevoir la communion sacramentelle, mais peuvent recevoir la communion spirituelle. Il s’agit d’une déclaration dans la ligne de la Tradition de l’Eglise. Mais le cardinal fait un bond en avant en posant cette question : «celui qui reçoit la communion spirituelle ne fait q’un avec Jésus-Christ. Alors pourquoi ne peut-il pas recevoir également la communion sacramentelle? Si nous excluons des sacrements les chrétiens divorcés remariés (…) ne mettons-nous pas en cause la structure sacramentelle fondamentale de l’Église?»

En réalité il n’y a aucune contradiction dans la praxis multiséculaire de l’Eglise. Les divorcés remariés ne sont pas dispensés de leurs devoirs religieux. En tant que chrétiens baptisés, ils sont toujours tenus d’observer les commandements de Dieu et de l’Eglise. Ils ont donc non seulement le droit, mais le devoir d’aller à la Messe, d’observer les préceptes de l’Eglise et d’éduquer chrétiennement leurs enfants. Ils ne peuvent recevoir la communion sacramentelle car ils se trouvent en état de péché mortel, mais ils peuvent faire la communion spirituelle, parce que même celui qui se trouve en état de péché grave doit prier, pour obtenir la grâce de sortir du péché. Mais le mot péché ne rentre pas dans le vocabulaire du cardinal Kasper et n’apparaît jamais dans son intervention au Consistoire. Comment s’étonner si, comme l’a déclaré le pape François lui-même le 31 janvier, aujourd’hui «on a perdu le sens du péché» ?

L’Eglise des origines, selon le cardinal Kasper, «nous donne une indication qui peut servir d’issue» à ce qu’il définit comme “le dilemne”. Le cardinal affirme que dans les premiers siècles il existait la pratique par laquelle quelques chrétiens, bien que le partenaire soit encore en vie, après un temps de pénitence, vivaient une seconde union. « Ce droit coutumier est expressément signalé par Origène, qui ne le juge pas déraisonnable. De même Basile le Grand et Grégoire de Nazianze – deux pères de l’Église encore unie – y font référence. Toutefois Augustin lui-même en parle, dans un passage : il ne semble donc pas avoir exclu dès le départ toute solution pastorale. Ces pères voulaient pour des raisons pastorales, afin d’éviter le pire, tolérer ce qu’en soit est impossible d’accepter ».

Il est regrettable que le cardinal ne donne pas ses références patristiques, parce que la réalité historique est toute autre que celle qu’il décrit. Le père George H. Joyce, dans son étude historico-doctrinale sur le Mariage Chrétien (1948) a montré que durant les cinq premiers siècles de l’ère chrétienne on ne peut trouver aucun décret d’un Concile ni aucune déclaration d’un Père de l’Eglise qui soutienne la possibilité de dissolution du lien matrimonial.

Quand, au deuxième siècle, Giustinien, Atenagoras, Théophile d’Antioche, font allusion à l’interdiction évangélique du divorce, ils ne donnent aucune indication d’exception. Clément d’Alexandrie et Tertullien sont encore plus explicites. Et Origène, tout en cherchant quelque justification à la pratique adoptée par certains évêques, précise que celle-ci contredit l’Ecriture et la Tradition de l’Eglise(Comment. In Matt., XIV, c. 23, in Patrologie Grecque, vol. 13, col. 1245).

Deux des premiers conciles de l’Eglise, le concile d’Elvire (306) et celui d’Arles (314), le rappellent clairement. Dans toutes les parties du monde l’Eglise retenait la dissolution de l’union comme impossible et le divorce avec droit à de secondes noces était totalement inconnu. Celui, parmi les  Pères, qui traita plus largement la question de l’indissolubilité fut Saint Augustin, dans nombre de ses oeuvres, depuis le De diversis Quaestionibus (390) jusqu’au De Coniugijs adulterinis (419). Il récuse qui se plaint de la sévérité de l’Eglise en matière matrimoniale et il est toujours inébranlablement ferme sur la dissolution du mariage, en montrant que celui-ci, una fois contracté, ne peut plus se rompre pour quelque raison ou circonstance. C’est à lui qu’on doit la célèbre distinction entre les trois biens du mariage : proles, fides et sacramentum.

Est de même erronée la thèse d’une double position, latine et orientale, face au divorce, dans les premiers siècles de l’Eglise. Ce fut seulement après Justinien que l’Eglise d’Orient commença à céder au césaropapisme en s’adaptant aux lois byzantines qui toléraient le divorces, tandis que l’Eglise de Rome affirmait la vérité et l’indépendance de sa doctrine face au pouvoir civil. Quant à Basile, nous invitons le cardinal Kasper à lire ses lettres et à y trouver un passage qui autorise explicitement le second mariage.

Sa pensée est résumée dans ce qu’il écrit dans l’Ethique : «Il n’est pas permis à un homme de répudier sa femme et d’en épouser une autre. Il n’est pas permis à un homme d’épouser une femme qui ait divorcé de son mari» (Ethica, Regula 73, c. 2, in Patrologie Grecque, vol. 31, col. 852). On dit de même de l’autre auteur cité par le cardinal, San Grégoire de Naziance, qui écrit clairement : «le divorce est absolument contraire à nos lois, bien que les lois des Romains en jugent autrement» (Lettre 144, in Patrologie Grecque, vol 37, col.248).

La “pratique de pénitence canonique” que le cardinal Kasper propose comme issue au “dilemne”, avait dans les premiers siècles une signification exactement opposée à celle qu’il semble vouloir lui atttribuer. Elle n’était pas accomplie pour expier le premier mariage, mais pour réparer le péché du second, et elle exigeait bien sûr le regret de ce péché. Le onzième concile de Carthage (407), par exemple, publia un  canon ainsi conçu : «Nous décrétons que, selon la discipline évangélique et apostolique, la loi ne permet ni à un homme divorcé de sa femme ni à une femme répudiée par son mari de passer à d’autres noces; mais que ces personnes doivent rester seules, ou bien se réconcilient entre elles et que si elles violent cette loi, elles doivent faire pénitence» (Hefele-Leclercq, Histoire des Conciles, vol. II (I), p. 158).

La position du cardinal est ici paradoxale. Au lieu de se repentir de la situation de péché dans laquelle il se trouve, le chrétien remarié devrait se repentir du premier mariage, ou tout du moins de son échec, dont il est peut-être totalement non coupable. En outre, une fois admise la légitimité de la cohabitation post-matrimoniale, on ne voit pas pourquoi on n’admettrait pas la cohabitation pré-matrimoniale, si elle est stable et sincère.  Alors tombent les “absolus moraux” que l’Encyclique de Jean Paul II Veritatis Splendoravait rappelés avec tant de force. Mais le cardinal Kasper poursuit tranquillement  son raisonnement.

« Un divorcé remarié : 1. S’il se repent de son échec dans son premier mariage ; 2. S’il a clarifié les obligations correspondant à son premier mariage, s’il est définitivement exclu qu’il revienne en arrière ; 3. S’il ne peut pas renoncer, sans ajouter d’autres fautes, aux engagements qu’il a pris dans le cadre de son nouveau mariage civil ; 4. Si toutefois il s’efforce de vivre au mieux de ses possibilités son second mariage à partir de la foi et d’élever ses enfants dans la foi ; 5. S’il a le désir des sacrements en tant que source de force dans sa situation, devons-nous ou pouvons-nous lui refuser, après un temps de nouvelle orientation, de metanoia, le sacrement de pénitence puis celui de la communion ? »

Le cardinal Müller, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (La forza della grazia, “L’Osservatore Romano”, 23 ottobre 2013) a déjà répondu à ce questions, en faisant référence à Familiaris consortio, qui au n° 84 fournit des indications précises de caractère pastoral cohérentes avec l’enseignement dogmatique de l’Eglise sur le mariage : «Avec le Synode, j’exhorte chaleureusement les pasteurs et la communauté des fidèles dans son ensemble à aider les divorcés remariés. Avec une grande charité, tous feront en sorte qu’ils ne se sentent pas séparés de l’Eglise, car ils peuvent et même ils doivent, comme baptisés, participer à sa vie. On les invitera à écouter la Parole de Dieu, à assister au Sacrifice de la messe, à persévérer dans la prière, à apporter leur contribution aux oeuvres de charité et aux initiatives de la communauté en faveur de la justice, à élever leurs enfants dans la foi chrétienne, à cultiver l’esprit de pénitence et à en accomplir les actes, afin d’implorer, jour après jour, la grâce de Dieu. Que l’Eglise prie pour eux, qu’elle les encourage et se montre à leur égard une mère miséricordieuse, et qu’ainsi elle les maintienne dans la foi et l’espérance ! L’Eglise, cependant, réaffirme sa discipline, fondée sur l’Ecriture Sainte, selon laquelle elle ne peut admettre à la communion eucharistique les divorcés remariés. Ils se sont rendus eux-mêmes incapables d’y être admis car leur état et leur condition de vie est en contradiction objective avec la communion d’amour entre le Christ et l’Eglise, telle qu’elle s’exprime et est rendue présente dans l’Eucharistie».

La position de l’Eglise est sans équivoque. La communion est refusée aux divorcés remariés parce que le mariage est indissoluble et aucune des raisons adoptées par le cardinal Kasper ne permet la célébration d’un nouveau mariage ou la bénédiction d’une union pseudo-matrimonale. L’Eglise ne l’a pas permis à Henri VIII, perdant le Royaume d’Angleterre, et ne le permettra jamais parce que, comme l’a rappelé Pie XII aux prêtres des paroisses de Rome le 16 mars 1946 : «Le mariage entre baptisés validement contracté et consommé ne peut être dissout par aucun pouvoir sur la terre, pas même par la Suprême Autorité écclésiastique». En d’autres termes ni par le Pape ni encore moins par le cardinal Kasper.

Roberto de Mattei


Jésus est-il Dieu pour François ?

« Vous avez vu, atterrés, devant le Mur des lamentations, prier sans Notre Seigneur Jésus-Christ, que dis-je ? Par les mots mêmes de Notre Seigneur Jésus-Christ, bafouer Notre Seigneur Jésus-Christ.

S’adressant selon ces mots au Seigneur: « Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob, Dieu de Jésus le Nazaréen »; ce sont les mots mêmes employés, écrits ! Jésus n’est-Il que comparable à Abraham, Isaac et Jacob ? Qui est ce Dieu de Jésus ? Pour ma part je ne connais que Jésus-Dieu !

C’est la Foi catholique elle-même qui me le dit, qu’Il est le Dieu incarné qui est venu nous sauver ! Devant ce qui est le drame d’une âme chrétienne notre seule réaction possible est précisément celle de la Croix ! Vous le savez, c’est la Rédemption qui nous le dit: Seule la Croix de NSJC sauve, ce ne peut pas être, ce ne doit pas être une simple réalité spéculative, dans nos têtes il faut que ce soit une réalité vécue ! »

Abbé de La Rocque, Chartres le samedi 7 juin 2014

 

Voici la prière récitée par François au mur des lamentations le 26 mai 2014 :

Ô Seigneur, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
Dieu de Jésus le Nazaréen,
du cœur de cette Cité Sainte,
patrie spirituelle des Juifs, des Chrétiens et des Musulmans,
je fais mienne l’invocation des pèlerins
qui montaient vers ton temple, débordant de joie :
« Appelez le bonheur sur Jérusalem :
Paix à ceux qui t’aiment !
Que la paix règne dans tes murs,
le bonheur dans tes palais !
À cause de mes frères et de mes proches,
je dirai : ‘‘Paix sur toi !’’.
À cause de la maison du Seigneur notre Dieu,
je désire ton bien »


Docteur Georges Bertin : le « miracle » de Jean-Paul est explicable

L’opposition entre l’Eglise « des Lumières » de Vatican II et l’Eglise « obscurantiste » Catholique continue. Le « miracle » attribué à Jean-Paul II en est l’une des illustrations les plus factuelles. Non seulement cette « canonisation » s’est faite contre toutes les règles de prudence et de sagesse établies par l’Eglise, mais plus symptomatique, elle s’est même faite contre le verdict de la science.

Tout obscurantiste qu’elle peut être, l’Eglise Catholique a toujours fait valider le caractère inexplicable des miracles qu’elle déclarait. Mais voici que l’Eglise conciliaire des « lumières » n’hésite pas à contredire la science en déclarant « miracle » un événement toute à fait explicable scientifiquement. L’Eglise Catholique est servante de la Vérité, elle apporte la lumière, l’Eglise conciliaire est servante d’une idéologie maçonnique, elle vient des ténèbres et mène à l’obscurantisme.

Si ce texte est révélateur des manipulations et des mensonges des hommes qui occupent le Vatican, le mouvement de la CRC qui a publié cette lettre n’est pas recommandé. Ce mouvement, entre autre délire, considère cette « canonisation » comme l’aboutissement de l’apostasie et le pape François comme la nouveau Saint-Pie X !

Source : CRC

Docteur Georges BERTIN Brest, le 23 avril 2014

36 rue de Glasgow
29200 BREST
J – M – J Mgr Luigi VENTUR A
Nonce Apostolique
10 Avenue du Président Wilson
75116 PARIS

Monsieur le Nonce,


La guérison exceptionnelle de madame Floribeth Mora-Diaz au Costa-Rica a été présentée par la Congrégation pour les Causes des Saints comme un miracle, attestant une volonté divine de voir aboutir la canonisation du pape Jean-Paul II .

Cependant, il y a déjà presque un an, en juillet 2013, deux confrères médecins éminents – le docteur François Blin, Président de la Fédération Européenne des Associations de Médecins Catholiques et le professeur Louis Puybasset, chef de l’unité de neuroréanimation chirurgicale de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière ( Paris) – avaient émis de sérieuses réserves sur le caractère médicalement inexplicable de cette guérison.

Malheureusement, à cette date, les données de l’imagerie médicale relatives à ce cas clinique n’étaient pas facilement accessibles à la communauté médicale.

Au cours des derniers mois, nous avons pu, quelques amis médecins catholiques et moi-même, mener une enquête sur ce sujet, scientifiquement étonnant.

C’est ainsi que nous sommes finalement entrés en contact, il y a peu de temps, avec le Dr Alejandro Vargas-Roman, neurochirurgien traitant de madame Mora-Diaz. Celui-ci a bien voulu nous communiquer les principaux documents d’imagerie médicale réalisés avant et après la guérison de sa patiente.

Au vu de ces documents et au vu des données des dernières publications médicales sur ce cas, nous avons acquis la conviction, à notre tour, que cette guérison – quoique tout à fait exceptionnelle – n’est pas médicalement inexplicable.

Nous sommes convaincus qu’elle n’aurait pas été déclarée miraculeuse suivant les critères du Bureau des Constatations Médicales et du Bureau Médical International de Lourdes.

Des explications plus détaillées sont exposées sur le site internet de la Contre-Réforme catholique au XXie siècle ( http ://www.crc-resurrection.org).
Sur la base des informations scientifiques objectives dont nous disposons, nous ne pouvons comprendre que le Saint-Siège ait engagé son crédit pour déclarer miraculeuse la guérison de madame Floribeth Mora-Diaz.

Bien que n’étant qu’un simple fidèle de l’Église Catholique Romaine, je tenais à faire savoir aux plus hautes autorités de l’Église ma consternation à ce sujet.

Ceci en raison de mon désir ardent de voir l’Église prise au sérieux par tous les hommes épris de vérité, en particulier la communauté médicale à laquelle j’appartiens.

Par avance, soyez très vivement remercié pour l’attention prêtée à ma lettre.
J’ai l’honneur, Monsieur le Nonce, de présenter à Votre Excellence, l’assurance de ma respectueuse considération.


Docteur Georges BERTIN
Docteur en médecine,
spécialiste d’oto-rhino-laryngologie.