Julien Gunzinger : hypochrisie et lâcheté des instances dirigeantes de l’Eglise

Source : eschaton.ch

La doctrine de la liberté religieuse, honnie des papes jusqu’aux nouveaux saints du concile Vatican II, considère que les hommes devraient toujours avoir le droit, en  vertu de la dignité de leur nature humaine, de pouvoir professer des religions qui humilient et injurient, plus ou moins explicitement, Notre Seigneur Jésus Christ. Elle est le socle des autres droits de l’homme  selon Jean Paul II, et donc de la liberté d’expression dont aiment à se repaître les démoncrates. Or si les instances dirigeantes de l’Eglise vont jusqu’à embrasser le Coran et demander à Saint Jean Baptiste de bénir l’Islam, si elles vont jusqu’à  encenser le talmudisme ( au point de prendre part à des cultes talmudiques et de considérer les talmudistes comme nos pères dans la foi) – religions  qui injurient et humilient notre Seigneur Jésus Christ – nous les avons rarement entendu s’opposer aux lois qui criminalisent des opinions en matière d’histoire. Faut-il donc en conclure que les instances dirigeantes de l’Eglise estiment que l’on peut  en toute impunité injurier Notre Seigneur Jésus Christ mais qu’il est répréhensible d’exprimer une opinion divergente à  la Vérité consacrée au procès de Nuremberg quant à la nature exacte des persécutions dont les juifs ont été victimes par les nazis? Jamais nous avons entendu nos évêques et nos derniers papes s’indigner du sort qui est fait partout en occident aux personnes qui refusent de communier – tout en le faisant savoir en exposant leurs arguments – à la sainte Vérité telle qu’elle a été définie infailliblement au procès de Nuremberg.  Voici un petit inventaire ( sans prétention d’exhaustivité) de ces persécutions tiré du livre de Philippe Mozart, Shoah Story.

Dès 1948 Maurice Bardèche écopait de 11 mois de prison ferme et 50000 francs d’amende pour Nuremberg et la terre promise. en 1960 Paul Rassinier est interdit d’entrer sur le territoire de la ville de Hambourg pour y tenir une conférence. Son éditeur décide alors de lire son manuscrit, la police le fait évacuer. Robert Faurisson a subi de nombreuses condamnations. Il a même été condamné en Suisse pour un moi de prison ferme sans qu’il ait été instruit de la procédure en cours. En France François Brigneau et Eric Delacroix ont été condamnés, de même Vincent Reynouard qui a été interné pendant un an pour une brochure au tirage confidentiel de 16 pages. En Grande Bretagne l’historien David Irving a été condamné. Au Canada, le révisionnisme Ernst Zündel, relaxé en appel, à tout de même été emprisonné. En Suisse Jürgen Graf a été emprisonné et le professeur Amaudruz a été jeté en prison à plus de 80 ans. En Suède Ditlieb Felderer a été emprisonné durant 6 mois. En Autriche le Dr Herbert Schwieger a été condamné à un an de prison.

En Allemagne Günter Deckert, Ernst Zündel, Sylvia Stolz, Horst Mahler ont été jetés en prison. En Espagne Pedro Varela a subi le même sort. Outre ces condamnations judiciaires, les révisionnistes ont été l’objet de plusieurs sanctions administratives ou professionnelles. C’est ainsi qu’en France Henri Roques s’est vu retiré son grade de docteur. C’est le ministre de l’éducation lui-même qui a mené la procédure en invoquant un vice administratif.
Au Canada les professeurs Gary Botting et James Keegstra ont été licenciés de leur collège respectif. En Suisse Mariette Paschoud, enseignante en histoire et en français, a été interdite d’enseignement de ces deux branches. Jürgen Graf a lui aussi été interdit d’enseignement. En Allemagne le juge Wilhelm Stäglich s’est vu retiré son titre de docteur en droit de l’Université de Göttingen.

Les révisionnistes ont de surcroît été victimes de nombreux attentats et actes de violence. C’est qu’en France  ainsi que Michel Caignet, étudiant en linquistique, pris à parti dans un article de VSD, a été vitriolé par 4 individus. Pierre Guillaume a été victimes de plusieurs agressions. Sa librairies a dû fermer suite aux déprédations répétées qu’elle a subies. Robert Faurisson a été molesté de nombreuses fois. En 1989 des jeunes parisiens l’auraient certainement mis à mort à coups de pied dans la tête si un passant n’était intervenu. Le professeur Jean Claude Allard, qui a présidé le jury de thèse d’Henri Roques, doit être hospitalisé suite à une embuscade de l’OJC. Les agresseurs ne sont presque jamais inquiétés. Serge Klarsfeld et sa femme iront même jusqu’à justifier les agresseurs de Faurisson.  » Ce n’est pas tellement suprenant car quelqu’un qui provoque depuis des années la communauté juive doit s’attendre à ce genre d’événement. on ne peut pas insulter la mémoire des victimes sans qu’il y ait des conséquences » expliquera Serge Klarsfeld. Et sa femme Beate ajoutera « Quoi de plus normal que quelques jeunes gens se soient peut-être mis en colère et aient essayé de donner une leçon à Faurisson« .

Au Canada la maison de Ernst Zündel a été incendiée, de même que l’Institute for Historical Review aux USA.

Cette hypocrisie et cette lâcheté des instances dirigeantes de l’Eglise sont à mettre en parallèle avec leur attitude envers le docteur Dor en France, qui fut condamné, en 1997, à de la prison ferme pour son opposition à l’avortement. Quand le docteur Dor demanda l’asile politique au Vatican celui-ci refusa de le lui accorder pour ne surtout pas offenser la République.