La triple désobéissance du cardinal Barbarin

Le primat des Gaules, le cardinal Barbarin joue à l’homme humble quand on lui demande s’il pense pouvoir être élu pape. Pourtant l’archevêque de Lyon est déjà en campagne à la succession de Benoît XVI, n’hésitant pas pour l’occasion à s’opposer à la discipline de l’Eglise.

Non content de faire la promotion de l’ordination des hommes mariés, son éminence se croit permis d’aller contre le nouveau et l’ancien code de doit canon concernant le baptême des enfants éduqués hors de la religion. Dans le cas présent il s’agit du scandale d’un enfant livré aux mains d’une paire d’homosexuels :

« Je suis prêt à baptiser un enfant de couple homosexuel, car je souhaite l’amour de Dieu. » » Cardinal Philippe Barbarin, le 12/02/2013 au Club de la presse de Lyon.

Pourtant l’Eglise dit explicitement le contraire, même dans le nouveau code de droit canon :

« pour qu’un enfant soit licitement baptisé, il faut : (…) § 2 : qu’il y ait un espoir fondé que l’enfant sera éduqué dans la religion catholique (…) » CIC 1983 n° 868

Première désobéissance au code de droit canon.

Le commentaire de l’instruction Pastoralis actio (n° 15) du 20/10/1980 dit la même chose :

« si consciente que soit l’Église de l’efficacité de sa foi opérant dans le baptême des enfants et de la validité du sacrement qu’elle leur confère, elle reconnaît des limites à sa pratique puisque, hors du cas de danger de mort, elle n’accepte pas de donner le sacrement sans le consentement des parents et la garantie sérieuse que le petit baptisé recevra l’éducation catholique (27) », Instruction Pastoralis actio (n° 15) du 20/10/1980

Deuxième désobéissance au souverain Pontife.

La note 27 évoquée par le commentaire précédent dit la chose suivante :

« Il existe en effet une longue tradition, dont se réclamèrent saint Thomas d’Aquin (Summa theologica, IIa IIae, qu. 10, a. 12, in c.) et le Pape Benoît XIV (Instruction Postremo mense du 28 février 1747, nn. 4-5; Denz.-Sch. 2552-2553), qui est de ne pas baptiser un enfant de famille infidèle ou juive, hors le cas de danger de mort (C.I.C. 1917 can. 750, §2), à l’encontre de la volonté de sa famille, c’est-à-dire sauf demande et garanties de sa part. »

Troisième désobéissance à la Tradition.

Pour qui se prend le Cardinal Philippe Barbarin ? Quelle est sa conception de l’obéissance ? Quelles sont les bases de sa théologie si peu catholique ? Que Dieu nous préserve d’un tel pape !

Austremoine