Le sens du mot conversion

Il y a un mot qui devient de plus en plus gênant : c’est celui de conversion. Peu consensuel et évoquant la passage d’une pensée à une autre, d’une religion à une autre, il récuse par essence la faculté de pouvoir concilier deux éléments qui s’opposent de fait. Il impose un choix, évoque un changement radical. Il faut dire que si l’on pense que la conversion peut-être le fruit du prosélytisme, un non sens selon le pape François, il y a de quoi être méfiant !

Dans la conception religieuse, la conversion est le fait d’adhérer à une nouvelle religion, ce qui suppose d’abjurer la précédente. Dans le sens catholique plus précisément, cela signifie l’adhésion à l’Eglise catholique une, sainte, apostolique et romaine.

Quand un catholique prie pour la conversion d’une personne, il demande au ciel d’accorder la grâce que cette personne se tourne vers Dieu en adhérant de tout son cœur et de toute son âme à la Foi Catholique.

Il y a deux conversions que nous espérons : celle de Rome et celle de la Russie. J’y reviendrai dans des billets différents, car que n’ai-je pas entendu à ce sujet ! La Russie redevenue orthodoxe serait la preuve de l’accomplissement de la conversion de la Russie annoncée par la Vierge ; la Vierge serait-elle orthodoxe ? Quant à la conversion de Rome, il ne faudrait pas y compter, car demander une telle chose serait illusoire, voire même, ce serait tenter Dieu ! Rome restera-t-elle donc moderniste ?

Mais quel sens les catholiques donnent-ils au sens du mot conversion ? Croient-ils encore en la puissance de Dieu pour convertir les cœurs ? Quelle notion ont-ils de la Foi ?

Il faut bien constater que là aussi la révolution sémantique a fait ses ravages.

Austremoine