Les raisons pour lesquelles les dernières digues morales vont sauter

Le monde catholique, et encore plus celui de tendance traditionnelle, se réveille avec la gueule de bois : le pape s’apprête à faire sauter les dernières digues morales. Divorce, contraception, homosexualité, avortement, etc. ; …le pape veut assouplir la parole de l’Eglise… Effroi et consternation y compris chez les ralliéristes les plus « dociles » !

Et pourtant, il n’y a là rien de surprenant, car si les digues morales tenaient encore bon, du moins dans les principes, celles concernant le dogme et la doctrine ont depuis longtemps sautées.

Le concile Vatican II a mis l’Homme au centre de la religion et de son enseignement. Tout s’est donc déplacé de Dieu vers l’Homme, notamment la notion du péché, qui n’étant plus une offense faite à Dieu, est devenu un vague  concept comme étant une atteinte à l’Homme, à l’humanisme, qui par le fait même offenserait Dieu.

« La religion du Dieu qui s’est fait homme s’est rencontrée avec la religion (car c’en est une) de l’homme qui se fait Dieu.

Qu’est-il arrivé ? Un choc, une lutte, un anathème ? Cela pouvait arriver ; mais cela n’a pas eu lieu. La vieille histoire du bon Samaritain a été le modèle et la règle de la spiritualité du Concile. Une sympathie sans bornes pour les hommes l’a envahi tout entier. La découverte et l’étude des besoins humains (et ils sont d’autant plus grands que le fils de la terre se fait plus grand), a absorbé l’attention de notre Synode.

Reconnaissez-lui au moins ce mérite, vous, humanistes modernes, qui renoncez à la transcendance des choses suprêmes, et sachez reconnaître notre nouvel humanisme : nous aussi, nous plus que quiconque, nous avons le culte de l’homme. », Pape Paul VI, lors de son discours de clôture du funeste Concile Vatican II.

Retirez la notion du péché, la contrition de l’offense faite à Dieu, et tout, tôt ou tard, s’écroulera, car aucune justification théologique ne permet de défendre et de justifier les contraintes morales. Qui osera encore prétendre que le Concile éclaire certains aspects de la vie ecclésiale et du Magistère le précedent ?

Nous allons boire les conséquences du Concile jusqu’à la lie.

Misere nobis, Domine.

Austremoine