Lettre ouverte au Pape François, par Hélios d’Alexandrie

Source : http://www.postedeveille.ca/2013/08/lettre-ouverte-au-pape-francois-par-helios-dalexandrie.html

Votre Sainteté,

Décidément vous avez décidé de plaire, non pas à St-Pierre dont vous êtes le successeur, ni à Jésus-Christ qui à trois reprises lui a dit : « pais mes brebis » mais au « monde », celui dont Jésus a parlé quand il a dit :

« Dans le monde vous aurez à souffrir, mais gardez courage! J’ai vaincu le monde.»

Il est loin le temps où l’Esprit Saint qui habitait les chrétiens transformait le « monde ». À présent c’est le « monde » qui transforme les chrétiens du plus humble jusqu’au plus élevé, c’est à dire jusqu’à vous. L’Église n’est certes pas populaire, l’Église a mauvaise presse, on peut même dire qu’elle est copieusement dénigrée, non sans raisons, mais lesquelles? Certainement pas parce qu’elle reflète de moins en moins le Christ et qu’elle a pratiquement cessé d’offrir l’Évangile à ceux qui ont faim et soif de vérité. Si ce n’était que pour cela elle se mériterait plutôt les éloges et les félicitations de ceux dont vous souhaitez l’approbation. Non, les censeurs contemporains et les ingénieurs sociaux, n’ont que faire du message évangélique qui les fait fuir, comme la lumière fait fuir les chauves-souris; le fiel qu’ils déversent à profusion sur l’Église n’a qu’un seul but, l’inciter à se transformer en miroir, pour refléter le « monde » qu’ils s’évertuent à remodeler.

Grâce à vous l’Église est en train de vivre une métamorphose, elle cessera d’être conservatrice, elle se conformera aux normes du « monde », et entrera sagement dans le moule, celui d’une « avant-garde » conformiste et stérile, qui se fait une obsession de suivre le courant dominant.

Bien dans l’esprit du temps, l’Église à travers vos déclarations officielles, ne dit pas toute la vérité, seulement celle qui est correcte ou politiquement rentable de dire. Vos propos larmoyants sur la « mondialisation de l’indifférence » à la plage de Lampedusa le 8 juillet dernier, font bon marché des souffrances des habitants de cette petite île, jadis paisible, qui sert de porte d’entrée à des centaines de milliers de jeunes musulmans, dont un grand nombre se destine au djihad au cœur même de l’Europe. Quelle était votre intention quand vous avez parlé de « mondialisation de l’indifférence?» Souhaitez-vous que l’Italie, et tant qu’à y être l’Europe entière, affrètent paquebots et traversiers pour recueillir ces clandestins sur les bords même de l’Afrique? Avez-vous la conviction que les européens tardent à se suicider et qu’ils feraient mieux de se dépêcher? À qui cherchez-vous à plaire par vos propos, si ce n’est à ceux qui plaident haut et fort pour une politique de porte grande ouverte à l’immigration, et qui pratiquent le terrorisme intellectuel contre ceux qui s’inquiètent pour l’avenir de l’Europe?

Il y a à peine quelques jours vous avez déploré les centaines de victimes des affrontements entre les frères musulmans et les forces de l’ordre en Égypte, ce faisant vous avez fait écho à la désinformation des médias en occident, pour qui les assassins sont les victimes et ceux qui protègent leur pays, les bourreaux. Pourtant, grâce à l’information de première main que vous recevez régulièrement, vous étiez au courant des horreurs perpétrées par les frères musulmans contre les chrétiens et les églises en Égypte. Vous avez observé de votre palais pontifical, l’escalade continue de la violence programmée et minutieusement exécutée contre tout ce qui est chrétien. Le 14 août, en quelques heures plus de soixante églises, monastères et couvents ont été incendiées et plus de cent civils chrétiens égorgés ou lynchés par les frères musulmans dans des attaques coordonnées, sans compter les centaines de maisons et de commerces détruits, les viols, les rapts d’enfants et de jeunes filles. Vous l’avez appris assez tôt mais vous avez choisi de ne rien dire.

La pyromanie anti-églises est sans aucun doute halal et conforme au coran et à la sunna de Mahomet, pour qui, contrairement à votre prédécesseur, vous exprimez le plus profond respect. Désireux de rebâtir les ponts avec les milliers d’imams qui intoxiquent de leurs propos haineux l’esprit des jeunes en Europe, vous vous êtes soigneusement abstenu de dénoncer le martyr systématique des chrétiens, non seulement en Égypte mais partout dans les pays à majorité islamique, particulièrement en Irak et en Syrie. Vous avez même demandé publiquement aux chrétiens catholiques de s’autocensurer en s’interdisant de dire la vérité sur l’islam et sur le double discours des islamistes.

Nul doute que vos prises de position ont comblé d’aise les élites « intellectuelles », politiques et médiatiques, à preuve ils vous couvrent d’éloges et ne se privent pas de claironner partout que le « changement » longtemps souhaité est en voie de se produire au sein de l’Église.

Pensant au martyr des chrétiens par les musulmans, je me fais un devoir de vous rappeler ces paroles que Jésus a prononcées la veille de sa crucifixion :

« …L’heure vient où quiconque vous tuera pensera rendre un culte à Dieu. Et cela, ils le feront pour n’avoir reconnu ni le Père ni moi. Mais je vous ai dit cela, pour qu’une fois leur heure venue, vous vous rappeliez que je vous l’ai dit. »

Et plus loin il a prononcé ces paroles :

« Dans le monde vous aurez à souffrir. Mais gardez courage! J’ai vaincu le monde. »

Saviez-vous que les coptes d’Égypte se répètent constamment ces passages de l’Évangile selon Saint-Jean pour se donner du courage et de la patience?

Pensant aux islamistes à l’égard de qui vous faites preuve de tant d’empressement, je ne peux me priver de vous rappeler ce passage de l’Évangile selon St-Mathieu :

« Méfiez-vous des faux prophètes, qui viennent à vous déguisés en brebis, mais au-dedans sont des loups rapaces. C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Cueille-t-on des raisins sur des épines? Ou des figues sur des chardons?… Tout arbre qui ne donne pas un bon fruit on le coupe et on le jette au feu. »

Les fruits empoisonnés des islamistes on peut les cueillir partout, en Égypte, en Syrie, en Palestine, en Irak, au Nigéria, au Pakistan, en Thaïlande, en Indonésie aux Philippines et de plus en plus en Europe et en Amérique. Peut-être est-il temps que vous commenciez à vous en méfier!

Pensant à votre désir de plaire aux bien-pensants et à ceux qui se font un point d’honneur de mépriser le Christ et le christianisme je vous rappelle cet autre passage de l’Évangile selon St-Mathieu :

« Le disciple n’est pas au-dessus du maître, ni le serviteur au-dessus de son patron. Du moment qu’ils ont traité de Belzébul (Satan) le maître de maison(le christ), que ne diront-ils pas de sa maisonnée! »

Et plus loin il a ajouté ceci :

« Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est dans les cieux; mais celui qui m’aura renié devant les hommes, à mon tour je le renierai devant mon Père qui est dans les cieux. »

Vous êtes le premier témoin du Christ, vous êtes également le successeur de Pierre à qui Jésus après sa résurrection a dit par trois fois : « Pais mes brebis! » Auparavant Jésus en parlant de lui-même avait dit :

«Je suis le bon pasteur; le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis. Le mercenaire, qui n’est pas le pasteur et à qui n’appartiennent pas les brebis, voit-il venir le loup, il laisse les brebis et s’enfuit, et le loup s’en empare et les disperse. »

La question que je permets de vous poser est celle-là : « Que ferez-vous face au loup quand il se présentera? »

Et j’aimerais ajouter ceci : « ne trouvez-vous pas que les paroles que Jésus-Christ a prononcées il y a presque deux mille ans sont étonnement d’actualité, qu’elles s’appliquent à vous et aux évènements dramatiques qui se déroulent dans le monde? »

Il me reste à espérer que cette lettre vous parviendra et que vous aurez la patience de la lire. Si vous trouvez mes paroles trop dures ou trop injustes, dites-vous que les chrétiens qu’on terrorise, qu’on torture et qu’on tue en Égypte en Syrie et ailleurs, subissent bien plus de dureté et d’injustice.

Votre frère dans le Christ,

Hélios d’Alexandrie