Mère Anne-Marie Simoulin est décédée

Les obsèques de Mère Anne-Marie Simoulin, ancienne prieure générale des dominicaines enseignantes du Saint-Nom de Jésus de Fanjeaux, rappelée à Dieu ce lundi 16, auront lieu le samedi 21 juin 2014 à 10 heures, à Saint-Dominique du Cammazou à Fanjeaux (Aude), où elle sera inhumée. La messe de funérailles sera célébrée par son frère l’abbé Michel Simoulin, de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X.

Mère Anne-Marie Simoulin est décédée ce matin du 16 juin 2014 à 5h. C’est une grande figure de la Tradition qui nous quitte, l’une des ouvrières discrète mais de première importance dans l’œuvre de reconstruction de l’Eglise.

En tant que Supérieure Générale, c’est elle qui avait envoyé notamment Mère Marie Jean fonder l’actuelle branche des dominicaines enseignantes de Brignoles. Voyant qu’elle ne parviendrait pas à sauver sa communauté du désastre conciliaire, et ne pouvant sans se mettre en danger continuer ses contacts avec des évêques dangereux pour la Foi, Mère Anne-Marie Simoulin quitte sa congrégation et s’installe à Fanjeaux en 1975.

Elle aura une riche correspondance avec Mgr Lefebvre, et sans doute une relation privilégiée guidée par le bien de l’Eglise.

Lorsque le 30 mai 1988 Mgr Lefebvre consulte les supérieurs des congrégations amies de la Tradition pour connaître leur avis sur la pertinence d’un accord avec Rome, les religieuses de Brignoles et de Fanjeaux sont présentes, et notamment Mère Anne-Marie Simoulin. Mgr Tissier de Mallerais, raconte la réunion de la façon suivante :

Les soeurs, à leur tour, sont quasi unanimement catégoriques : «Nous ne pouvons plus traiter avec des évêques qui ont perdu la foi», estiment les dominicaines de Fanjeaux; et celles de Brignoles considèrent que la dépendance à l’égard   du   Bureau   les   forcerait   « à   des   contacts   avec   leurs   anciennes congrégations devenues modernistes» et que« c’est impossible». Les soeurs de la Fraternité évoquent le «risque pour la foi et la cohésion de la Tradition».

Enfin les carmélites jugent que« c’est un cheval de Troie dans la Tradition».

Mère Anne-Marie Simoulin me raconta que lorsqu’elle dit à Mgr Lefebvre son opposition à un tel accord, Dom Gérard se fit agressif. « Il m’aurait mordu » me dit-elle dans un éclat de rire !

C’est aussi dans un courrier que Mgr Lefebvre remercia personnellement Mère Anne-Marie Simoulin de l’avoir aidé à choisir l’opération survie, lui affirmant que sa parole avait été déterminante dans son choix.

Si nous pouvons prier pour le repos de l’âme de celle qui donna tant à la Tradition, nous pouvons aussi la prier pour qu’elle préserve la Tradition des dangers qui la guette.

Merci mon Dieu pour ce bel exemple.

Austremoine