Ne pas laisser des hosties consacrées dans des mains conciliaires

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La messe de mariage fut célébrée par un prêtre de la FSSPX dans une église diocésaine et les consentements furent reçus par le prêtre de la paroisse.

« Mais ce qui vraiment me choqua est que, la Communion distribuée, il consomma tout un ciboire d’hosties qu’il avait consacrées au cours du Saint Sacrifice pour ne pas les remettre au tabernacle, de peur sans doute qu’elles ne soient souillées par les mains impies d’autres que lui. Quand le doute était permis ou que les circonstances l’exigeaient, j’ai pu comprendre qu’on agisse de la sorte. En l’occurrence la sincérité et la droiture de notre hôte ne faisaient pas de doute et j’ai trouvé ce type de comportement insultant, même si je crois avoir fait la preuve de mon conservatisme réactionnaire sur ce forum. »

Voilà ce qu’on peut lire sous la plume d’un dénommé « Non nobis » sur le forum catholique. Nous passerons sur les commentaires à l’emporte pièces et sur les affirmations gratuites qui entourent cet extrait et qui laisse transparaître une hargne bien soutenue envers la FSSPX, hargne que cet intervenant tente de faire accepter sous des allures bien hypocrites au prétexte qu’il serait « un conservateur réactionnaire » !

La réponse est pourtant simple : qu’est-ce qu’une hostie consacrée ? C’est Dieu. Dieu par le Fils dans toute sa majesté, dans son âme, sans son corps et dans sa divinité. Ce qui devrait suffire à faire comprendre quelle vénération et quelle précaution nous devrions avoir devant le Très Saint Sacrement. L’Eglise dans sa liturgie, redouble d’égards et de gestes de respect d’adoration envers Jésus Hostie. Mais tous, pris dans notre monde sécularisé et matérialiste, nous avons du mal à percevoir l’infinie grandeur de ce mystère et la vénération qu’on lui doit.

L’autre aspect de la réponse est hélas terrifiant : qu’est-ce que la liturgie nouvelle de Paul VI, si ce n’est une liturgie néo-protestante qui s’éloigne dans le fond comme dans le détail de la théologie catholique et qui par sa nature et sa conception, encourage tous les délires que l’homme puisse imaginer et qui laisse la porte ouverte à tous les scandales et sacrilèges que les catholiques observent avec effroi depuis 40 ans. Qu’on ne parle pas des messes de Paul VI célébrées « dignement », car les rubriques – même si elles sont écrites en latin – ont supprimé la majorité des gestes de révérences envers le Saint Sacrement et surtout, quelle que soit la façon de célébrer le nouveau rite, celui-ci reste équivoque et anthropocentrique et repose sur une théologie néo protestante.

Il n’est pas question de juger de façon péremptoire de « la sincérité et de la droiture » de ce prêtre diocésain comme le fait « Non nobis ». Nous ne connaissons rien de la sainteté de ce prêtre, ni de sa droiture ou de sa sincérité. Dieu seul sonde les reins et les cœurs. D’ailleurs nous ne savons pas s’il est le seul prêtre de cette paroisse, ou qui viendra ensuite célébrer une messe dans cette église. Par contre, ce qui est certain et objectif, c’est que ce prêtre célèbre la messe de Paul VI avec tous les aspects dramatiques et intrinsèques à cette liturgie que nous avons rappelés, et ce rite mauvais – ce rite bâtard – est celui qui est utilisé majoritairement dans cette église diocésaine.

La réponse est alors évidente : il n’est pas possible de laisser Jésus-Hostie dans des mains qui, de façon consciente ou non, utilisent une liturgie mauvaise qui, de façon objective, laisse la porte ouverte à tous les sacrilèges et qui génère tant de scandales depuis son élaboration.

Austremoine