Mère Anne-Marie Simoulin est décédée

Les obsèques de Mère Anne-Marie Simoulin, ancienne prieure générale des dominicaines enseignantes du Saint-Nom de Jésus de Fanjeaux, rappelée à Dieu ce lundi 16, auront lieu le samedi 21 juin 2014 à 10 heures, à Saint-Dominique du Cammazou à Fanjeaux (Aude), où elle sera inhumée. La messe de funérailles sera célébrée par son frère l’abbé Michel Simoulin, de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X.

Mère Anne-Marie Simoulin est décédée ce matin du 16 juin 2014 à 5h. C’est une grande figure de la Tradition qui nous quitte, l’une des ouvrières discrète mais de première importance dans l’œuvre de reconstruction de l’Eglise.

En tant que Supérieure Générale, c’est elle qui avait envoyé notamment Mère Marie Jean fonder l’actuelle branche des dominicaines enseignantes de Brignoles. Voyant qu’elle ne parviendrait pas à sauver sa communauté du désastre conciliaire, et ne pouvant sans se mettre en danger continuer ses contacts avec des évêques dangereux pour la Foi, Mère Anne-Marie Simoulin quitte sa congrégation et s’installe à Fanjeaux en 1975.

Elle aura une riche correspondance avec Mgr Lefebvre, et sans doute une relation privilégiée guidée par le bien de l’Eglise.

Lorsque le 30 mai 1988 Mgr Lefebvre consulte les supérieurs des congrégations amies de la Tradition pour connaître leur avis sur la pertinence d’un accord avec Rome, les religieuses de Brignoles et de Fanjeaux sont présentes, et notamment Mère Anne-Marie Simoulin. Mgr Tissier de Mallerais, raconte la réunion de la façon suivante :

Les soeurs, à leur tour, sont quasi unanimement catégoriques : «Nous ne pouvons plus traiter avec des évêques qui ont perdu la foi», estiment les dominicaines de Fanjeaux; et celles de Brignoles considèrent que la dépendance à l’égard   du   Bureau   les   forcerait   « à   des   contacts   avec   leurs   anciennes congrégations devenues modernistes» et que« c’est impossible». Les soeurs de la Fraternité évoquent le «risque pour la foi et la cohésion de la Tradition».

Enfin les carmélites jugent que« c’est un cheval de Troie dans la Tradition».

Mère Anne-Marie Simoulin me raconta que lorsqu’elle dit à Mgr Lefebvre son opposition à un tel accord, Dom Gérard se fit agressif. « Il m’aurait mordu » me dit-elle dans un éclat de rire !

C’est aussi dans un courrier que Mgr Lefebvre remercia personnellement Mère Anne-Marie Simoulin de l’avoir aidé à choisir l’opération survie, lui affirmant que sa parole avait été déterminante dans son choix.

Si nous pouvons prier pour le repos de l’âme de celle qui donna tant à la Tradition, nous pouvons aussi la prier pour qu’elle préserve la Tradition des dangers qui la guette.

Merci mon Dieu pour ce bel exemple.

Austremoine


PA Depauw : L’épiscopat luxembourgeois refuse de se prononcer clairement contre la dénaturation du mariage

Source : medias-presse.info

Luxembourg – À quelques jours de la date provisoirement fixée pour le vote de la nouvelle loi prévoyant d’autoriser le mariage entre personnes de même sexe, l’Église catholique a publié, vendredi, sa prise de position à l’égard de cette réforme. Un document décevant : l’épiscopat luxembourgeois ne se prononce pas clairement pour ou contre la réforme dénaturant le mariage mais se contente de mettre en avant l’intérêt de l’enfant.

Alors que la pétition publique de l’initiative Schutz fir d’Kand, qui demande l’abandon des projets de loi sur le mariage homosexuel, l’adoption et la procréation médicalement assistée (PMA), avait atteint, vendredi, en fin d’après-midi, un peu plus de 2 700 signatures, l’Église catholique a publié un document tiède.

Le projet de réforme de la loi sur le mariage prévoit que les couples homosexuels pourront se marier et avoir tous les droits et devoirs liés au mariage, dont l’adoption. Le 5 juin, dans le cadre d’une lettre ouverte, le député Fernand Kartheiser (ADR) avait écrit à l’archevêque de Luxembourg, Jean-Claude Hollerich, pour lui demander de prendre clairement position, au nom de l’Église catholique au Luxembourg, sur les projets de loi actuellement en cours de discussion et portant sur le mariage homosexuel et le droit à l’adoption pour des couples homosexuels.

Dans son communiqué publié vendredi, l’Église catholique se prononce contre la discrimination des homosexuels et pour l’intérêt supérieur de l’enfant. «La recherche d’une réponse à la question s’il devrait être permis à des personnes homosexuelles seules ou à des couples homosexuels d’adopter des enfants, doit être guidée par la protection du bien supérieur de l’enfant; il n’existe pas de droit à l’enfant dans ce sens», explique-t-elle. L’épiscopat dit ne pas remettre en question les capacités des homosexuels à éduquer des enfants…

S’exprimant au conditionnel, ce qui signifie l’abandon de son rôle d’autorité morale, l’épiscopat rappelle simplement que «l’adoption plénière devrait être réservée aux conjoints mariés et que le rapport social de l’enfant avec ses parents biologiques, père et mère, devrait être maintenu chaque fois que cela s’avère possible.»

L’archevêque de Luxembourg s’est exprimé selon l’angle du droit naturel, sans référence aux commandements de Dieu. Affligeante trahison…

Pierre-Alain Depauw


Assassinat d’un prêtre de la Fraternité Saint-Pierre, l’abbé Kenneth Walker

N’oublions pas dans nos prières ce jeune prêtre assassiné, ainsi que celui qui lui ôta la vie pour qu’il se repente.

Source : le salon beige

De l’abbé Evrat Secrétaire général de la Fraternité Saint-Pierre : La nuit dernière, le presbytère de la Fraternité à Phoenix (Arizona, USA) a été cambriolé. L’abbé Eric Flood, Supérieur du District d’Amérique du Nord de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, a été contacté par la police qui l’a informé que l’abbé Kenneth Walker, FSSP avait été assassiné et que l’abbé Joseph Terra se trouvait dans un état critique. Prêtres et fidèles, offrons dès maintenant des prières pour le repos de l’âme de l’abbé Walker et pour la santé de l’abbé Terra. Prions également pour que leurs familles trouvent la force nécessaire dans cette tragédie.


Dr J-P Dickès : un miracle subitement explicable donc nullement miraculeux !

« Qui veut trop prouver ne prouve rien » disait déjà Thomas Fuller au XVII° siècle. Nous pourrions rajouter, avec Pythagore, qu’il faut « craindre, par trop de précipitation, d’avoir à rougir de sa folie ».

C’est ainsi que les postulateurs de la cause des saints se sont pris les pieds dans le tapis en voulant, à marche forcée et contre toute évidence, que Jean-Paul II soit canonisé à la vitesse de l’éclair.

En fin de compte c’est la foudre qui vient de tomber sur François et sur Rome avec la révélation que le miracle attribué au pape polonais n’en était pas un puisqu’il a une explication scientifique comme le démontre l’article ci-dessous.

La Porte Latine

Source : La Porte Latine

Commentaire à propos du cas de Mme Mora-Diaz

Nous sommes tous porteurs d’anévrismes (dilatation d’une artère) dont l’origine est variable souvent métabolique (cholestérol, tabac). Les ruptures d’anévrismes sont de 7 à 11 pour 100 000. Donc rarissimes. Nous en sommes tous porteurs.

La découverte d’un anévrisme est dans ce cas fortuite en raison de maux de tête variables finalement assez banaux. D’emblée il n’y a pas de signes de rupture dont les signes cliniques sont gravissimes, même si elles sont très rares. En plus des maux de tête se déclenche :

– une crise épileptique;

– une perte de conscience brève ou prolongée;

– un coma.

Il n’y a rien de tout cela. A priori il n’y a pas d’inquiétude. La preuve est donnée par le texte du Dr Bertin (1) :

« Cependant, les documents envoyés par le Dr Vargas indiquent que le second bilan radiologique n’a eu lieu que le 11 novembre 2011, c’est-à-dire plus six mois après. Ce qui est étonnant. »

Personne ne s’est affolé. Pourquoi ? Tout simplement parce que cette affaire apparaît comme banale. La patiente est gardée en observation. Mais un des signes de la bénignité que n’a pas mentionné le Dr Bertin est donné par défaut. Nulle part n’est donnée la taille de cet anévrysme. En clair cela veut dire qu’il était petit donc bénin. La preuve ? La patiente est renvoyée à domicile.

Nulle part n’apparaît la notion de saignement dans les documents iconographiques. Mais si cela était le cas un ressaignent affecte seulement 9 à 15% des patients admis à l’hôpital. Ce qui est rare mais bien sûr grave.

Les images radiologiques montrent une thrombose, c’est-à-dire la formation d’un caillot. Qu’est-ce qu’un caillot dans un organisme : c’est un bouchon ? C’est le cas par exemple de la peau. Il y a donc un bouchon à cet endroit.

Bien sûr celui qui ne connaît pas l’anatomie du cerveau peut penser que cela est grave comme par exemple au niveau du cœur où cela donne un infarctus parfois mortel.

Mais dans le cerveau la nature a bien fait les choses : il existe à la base du cerveau tout un système d’artères importantes appelé le Polygone de Willis qui apporte du sang de plusieurs endroits…Et il ne se passe rien sinon des maux de têtes qui disparaissent plus ou moins rapidement et même peuvent être entretenus par le psychisme alors qu’il n’y a plus rien et que le caillot s’est « rétracté » ou même dissous, ce qui est la guérison complète.

Quant au cafouillage des publications diverses, il montre bien qu’il y a un flou entretenu par Rome prouvant bien que cette affaire est une sollicitation d’un miracle qui n’existe pas. Notamment la volonté de refuser le dossier que le Dr Bertin a obtenu par la bande et par chance.

Un dernier mot enfin. Le Dr Puybasset, mentionné par le Dr Bertin, est un homme de réputation internationale. C’est lui qui en mars dernier par l’observation des IRM a mis un système de lecture permettant de savoir si un malade va sortir du coma. Catholique de conviction il est foncièrement engagé dans le combat pour la vie. Or il conteste que dans ce cas il y ait eu un « miracle ».

Dr Jean-Pierre Dickès

Sources : CRC/LPL du 10 juin 2014

Notes

(1) Lettre du 23 avril 2014 du Dr Bertin au nonce apostolique de France
(2) Le mouvement de la CRC qui a publié cette lettre n’est pas recommandé. Ce mouvement, entre autres délires, considère cette « canonisation » comme l’aboutissement de l’apostasie et le pape François comme le nouveau saint Pie X !


L’excellente mise au point de Roberto de Mattei sur la question des divorcés remariés

Source : correspondanceeuropeenne.eu

«La doctrine ne change pas, la nouveauté ne concerne que la pratique pastorale». Le slogan, répété depuis un an, d’un côté tranquillise les conservateurs qui mesurent tout en termes d’énoncés doctrinaux, d’un autre côté encourage les progressistes qui accordent une maigre valeur à la doctrine et comptent uniquement sur le primat de la pratique.

Un exemple retentissant de révolution culturelle proposée au nom de la pratique nous est offert au travers de l’intervention dédiée à l’Evangile de la famille par laquelle le cardinal Walter Kasper a ouvert le 20 février les travaux du Consistoire extraordinaire sur la famille. Aussi convient-il de mesurer toute la portée de ce texte, que le Père Federico Lombardi a défini comme étant “en grande harmonie” avec la pensée du Pape François.

Le cardinal Kasper part du constat «qu’entre la doctrine de l’Eglise sur le mariage et la famille et les convictions vécues de nombreux chrétiens il s’est créé un abîme». Le cardinal évite cependant de formuler un jugement négatif sur ces “convictions”, opposées à la foi chrétienne, en éludant la question de fond : pourquoi cet abîme entre la Doctrine de l’Eglise et la philosophie de vie des chrétiens contemporains ? Quelle est la nature, quelles sont les causes du processus de dissolution de la famille ? Il n’est dit nulle part dans son intervention que la crise de la famille est la conséquence d’une attaque programmée sur la famille, fruit d’une conception du monde laïciste qui s’oppose à elle. Et ce malgré le document récent sur les Standard pour l’Education Sexuelle de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’approbation du “rapport Lunacek”par le Parlement Européen, la légalisation des mariages homosexuels et du délit d’homophobie par les gouvernements occidentaux.

Mais on se demande encore : est-il possible en 2014 de dédier 25 pages au thème de la famille, en ignorant l’agression objective que la famille, non seulement chrétienne, mais naturelle, subit dans le monde entier ? Quelles peuvent être les raisons de ce silence sinon une subordination psychologique et culturelle à ces pouvoirs du monde qui sont les promoteurs de l’attaque contre la famille ?

Dans la partie principale de son intervention, dédiée au problème des divorcés remariés, le cardinal Kasper n’a pas un seul mot de condamnation du divorce et de ses conséquences désastreuses sur la société occidentale. Mais n’est-ce pas le moment de dire qu’une grande part de la crise de la famille remonte justement à l’introduction du divorce et que les faits prouvent que l’Eglise a raison de le combattre ? Qui devrait le dire sinon un cardinal de la Sainte Eglise Romaine? Mais il semble que le cardinal s’intéresse seulement au «changement de paradigme» que la situation des divorcés remariés exige aujourd’hui.

Comme pour prévenir les objections éventuelles, le cardinal prend immédiatement les devants : l’Eglise «ne peut pas proposer une solution différente ou contraire aux paroles de Jésus». L’indissolubilité d’un marriage sacramental et l’impossibilité de contracter un nouveau marriage tant que l’autre partenaire est vivant «fait partie de la tradition de foi contraignante de l’Église qui ne peut pas être abandonee ou dissolute en faisant appel è une comprehension superficielle de la miséricorde à bas prix. (…)». Mais juste après avoir proclamé la nécessité de rester fidèles à la Tradition, le cardinal Kasper avance deux propositions dévastratrices pour contourner le Magistère pérenne de l’Église sur la famille et le marriage.

La méthode à adopter, selon Kasper, est celle suivie par le Concile Vatican II sur la question de l’oecuménisme et de la liberté religieuse : changer la doctrine, sans montrer qu’on la modifie. «Le Concile – affirme-t-il – sans violer la tradition dogmatique contraignante, a ouvert des portes». Ouvert des portes à quoi ? A la violation systématique, dans le domaine pratique, de cette tradition dogmatique dont on affirme la force dans les paroles.

Le premier chemin pour rendre vaine la Tradition s’inspire de l’exhortation apostolique Familiaris Consortio de Jean-Paul II, où il affirme que certains divorcés remarries «sont, en conscience, subjectivement convaincus que leur precedent marriage, irrémédiablement brisé, n’a jamais été valide» (n. 84). La Familiaris consortio précise cependant que la décision de validité du mariage ne peut être laissée au jugement subjectif de la personne, mais aux tribunaux écclésiastiques, institués par l’Eglise pour défendre le sacrement du mariage. En faisant référence justement à ces tribunaux, le cardinal enfonce le clou : «Étant donné que ceux-ci ne sont pas “jure divino”, mais qu’ils se sont développés au cours de l’histoire, on se demande pardois si la voie judiciare doit être le seul moyen à utilizer pour résoudre le problem ou s’il ne serait pas possible de recourir à d’autres procedures plus pastorales ou spirituelles. En alternative, on pourrait pense que l’évêque puisse confier cette tâche à un prêtre avec l’expérience spirituelle et pastorale tel le pénitentier ou le vicaire épiscopal».

La proposition est explosive. Les tribunaux écclésiastiques sont les organes auxquels est normalement confié l’exercice de la puissance judiciaire de l’Eglise. Les trois principaux tribunaux sont la Pénitencerie Apostolique, qui juge les cas du for interne, la Rote Romaine, qui reçoit en appel les sentences des autres tribunaux écclésiastiques, et la Signature Apostolique, qui est l’organe judiciaire suprême, avec une certaine analogie avec la Cour de Cassation par rapport aux tribunaux italiens. Benoît XIV, avec sa célèbre constitution Dei Miseratione, introduisit dans le jugement sur le mariage la double décision judiciaire conforme. Cette pratique sauvegarde la recherche de la vérité, garantit un résultat juste du procès et montre l’importante que l’Eglise accorde au sacrement du mariage et à son indissolubilité. La proposition de Kasper met en cause l’objectivité du jugement du tribunal écclésiastique, qui se verrait substitué par un simple prêtre, appelé non plus à sauvegarder le bien du mariage, mais à satisfaire les exigences de la conscience des individus.

En faisant référence au discours du 24 janvier 2014 aux officiels de la Tribune de la Rote Romaine dans lequel le pape François affirme que l’activité juridique écclésiastique a une connotation profondément pastorale, Kasper absorbe la dimension juridique dans la dimension pastorale, en affirmant la nécessité d’une nouvelle “herméneutique juridique et pastorale”, qui voit, derrière chaque cause, la “personne humaine”. «Est-il vraiment possible – se demande-t-il – que l’on décide du bien et du mal des personnes en seconde et en troisième instance uniquement sur la base d’actes, autrement dit de documents, mais sans connaître la personne et sa situation?». Ces paroles sont offensives à l’égard des tribunaux écclésiastiques et pour l’Église elle-même, dont les actes de gouvernement et de magistère sont fondés sur des documents, déclarations, actes juridiques et doctrinaux, tous orientés vers lasalus animarum. On peut facilement imaginer comments les nullités de mariage multipliraient, en introduisant le divorce catholique de fait, sinon de droit, avec un dommage ravageur pour le bien des personnes humaines.

Le cardinal Kasper en semble conscient, parce qu’il ajoute : «Ce serait une erreur de chercher la solution du problème que dans un généreux élargissement de la procédure de nullité du mariage serait une erreur. (…) nous devons également prendre en considération la question plus difficile de la situation du mariage valide et consommé entre baptisés, dans lequel la vie commune matrimoniale a été irrémédiablement brisée et dans lequel l’un des conjoints, ou les deux, ont contracté un second mariage civil».

Kasper cite à ce moment une déclaration pour la Doctrine de la Foi de 1994 selon laquelle les divorcés remariés ne peuvent recevoir la communion sacramentelle, mais peuvent recevoir la communion spirituelle. Il s’agit d’une déclaration dans la ligne de la Tradition de l’Eglise. Mais le cardinal fait un bond en avant en posant cette question : «celui qui reçoit la communion spirituelle ne fait q’un avec Jésus-Christ. Alors pourquoi ne peut-il pas recevoir également la communion sacramentelle? Si nous excluons des sacrements les chrétiens divorcés remariés (…) ne mettons-nous pas en cause la structure sacramentelle fondamentale de l’Église?»

En réalité il n’y a aucune contradiction dans la praxis multiséculaire de l’Eglise. Les divorcés remariés ne sont pas dispensés de leurs devoirs religieux. En tant que chrétiens baptisés, ils sont toujours tenus d’observer les commandements de Dieu et de l’Eglise. Ils ont donc non seulement le droit, mais le devoir d’aller à la Messe, d’observer les préceptes de l’Eglise et d’éduquer chrétiennement leurs enfants. Ils ne peuvent recevoir la communion sacramentelle car ils se trouvent en état de péché mortel, mais ils peuvent faire la communion spirituelle, parce que même celui qui se trouve en état de péché grave doit prier, pour obtenir la grâce de sortir du péché. Mais le mot péché ne rentre pas dans le vocabulaire du cardinal Kasper et n’apparaît jamais dans son intervention au Consistoire. Comment s’étonner si, comme l’a déclaré le pape François lui-même le 31 janvier, aujourd’hui «on a perdu le sens du péché» ?

L’Eglise des origines, selon le cardinal Kasper, «nous donne une indication qui peut servir d’issue» à ce qu’il définit comme “le dilemne”. Le cardinal affirme que dans les premiers siècles il existait la pratique par laquelle quelques chrétiens, bien que le partenaire soit encore en vie, après un temps de pénitence, vivaient une seconde union. « Ce droit coutumier est expressément signalé par Origène, qui ne le juge pas déraisonnable. De même Basile le Grand et Grégoire de Nazianze – deux pères de l’Église encore unie – y font référence. Toutefois Augustin lui-même en parle, dans un passage : il ne semble donc pas avoir exclu dès le départ toute solution pastorale. Ces pères voulaient pour des raisons pastorales, afin d’éviter le pire, tolérer ce qu’en soit est impossible d’accepter ».

Il est regrettable que le cardinal ne donne pas ses références patristiques, parce que la réalité historique est toute autre que celle qu’il décrit. Le père George H. Joyce, dans son étude historico-doctrinale sur le Mariage Chrétien (1948) a montré que durant les cinq premiers siècles de l’ère chrétienne on ne peut trouver aucun décret d’un Concile ni aucune déclaration d’un Père de l’Eglise qui soutienne la possibilité de dissolution du lien matrimonial.

Quand, au deuxième siècle, Giustinien, Atenagoras, Théophile d’Antioche, font allusion à l’interdiction évangélique du divorce, ils ne donnent aucune indication d’exception. Clément d’Alexandrie et Tertullien sont encore plus explicites. Et Origène, tout en cherchant quelque justification à la pratique adoptée par certains évêques, précise que celle-ci contredit l’Ecriture et la Tradition de l’Eglise(Comment. In Matt., XIV, c. 23, in Patrologie Grecque, vol. 13, col. 1245).

Deux des premiers conciles de l’Eglise, le concile d’Elvire (306) et celui d’Arles (314), le rappellent clairement. Dans toutes les parties du monde l’Eglise retenait la dissolution de l’union comme impossible et le divorce avec droit à de secondes noces était totalement inconnu. Celui, parmi les  Pères, qui traita plus largement la question de l’indissolubilité fut Saint Augustin, dans nombre de ses oeuvres, depuis le De diversis Quaestionibus (390) jusqu’au De Coniugijs adulterinis (419). Il récuse qui se plaint de la sévérité de l’Eglise en matière matrimoniale et il est toujours inébranlablement ferme sur la dissolution du mariage, en montrant que celui-ci, una fois contracté, ne peut plus se rompre pour quelque raison ou circonstance. C’est à lui qu’on doit la célèbre distinction entre les trois biens du mariage : proles, fides et sacramentum.

Est de même erronée la thèse d’une double position, latine et orientale, face au divorce, dans les premiers siècles de l’Eglise. Ce fut seulement après Justinien que l’Eglise d’Orient commença à céder au césaropapisme en s’adaptant aux lois byzantines qui toléraient le divorces, tandis que l’Eglise de Rome affirmait la vérité et l’indépendance de sa doctrine face au pouvoir civil. Quant à Basile, nous invitons le cardinal Kasper à lire ses lettres et à y trouver un passage qui autorise explicitement le second mariage.

Sa pensée est résumée dans ce qu’il écrit dans l’Ethique : «Il n’est pas permis à un homme de répudier sa femme et d’en épouser une autre. Il n’est pas permis à un homme d’épouser une femme qui ait divorcé de son mari» (Ethica, Regula 73, c. 2, in Patrologie Grecque, vol. 31, col. 852). On dit de même de l’autre auteur cité par le cardinal, San Grégoire de Naziance, qui écrit clairement : «le divorce est absolument contraire à nos lois, bien que les lois des Romains en jugent autrement» (Lettre 144, in Patrologie Grecque, vol 37, col.248).

La “pratique de pénitence canonique” que le cardinal Kasper propose comme issue au “dilemne”, avait dans les premiers siècles une signification exactement opposée à celle qu’il semble vouloir lui atttribuer. Elle n’était pas accomplie pour expier le premier mariage, mais pour réparer le péché du second, et elle exigeait bien sûr le regret de ce péché. Le onzième concile de Carthage (407), par exemple, publia un  canon ainsi conçu : «Nous décrétons que, selon la discipline évangélique et apostolique, la loi ne permet ni à un homme divorcé de sa femme ni à une femme répudiée par son mari de passer à d’autres noces; mais que ces personnes doivent rester seules, ou bien se réconcilient entre elles et que si elles violent cette loi, elles doivent faire pénitence» (Hefele-Leclercq, Histoire des Conciles, vol. II (I), p. 158).

La position du cardinal est ici paradoxale. Au lieu de se repentir de la situation de péché dans laquelle il se trouve, le chrétien remarié devrait se repentir du premier mariage, ou tout du moins de son échec, dont il est peut-être totalement non coupable. En outre, une fois admise la légitimité de la cohabitation post-matrimoniale, on ne voit pas pourquoi on n’admettrait pas la cohabitation pré-matrimoniale, si elle est stable et sincère.  Alors tombent les “absolus moraux” que l’Encyclique de Jean Paul II Veritatis Splendoravait rappelés avec tant de force. Mais le cardinal Kasper poursuit tranquillement  son raisonnement.

« Un divorcé remarié : 1. S’il se repent de son échec dans son premier mariage ; 2. S’il a clarifié les obligations correspondant à son premier mariage, s’il est définitivement exclu qu’il revienne en arrière ; 3. S’il ne peut pas renoncer, sans ajouter d’autres fautes, aux engagements qu’il a pris dans le cadre de son nouveau mariage civil ; 4. Si toutefois il s’efforce de vivre au mieux de ses possibilités son second mariage à partir de la foi et d’élever ses enfants dans la foi ; 5. S’il a le désir des sacrements en tant que source de force dans sa situation, devons-nous ou pouvons-nous lui refuser, après un temps de nouvelle orientation, de metanoia, le sacrement de pénitence puis celui de la communion ? »

Le cardinal Müller, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (La forza della grazia, “L’Osservatore Romano”, 23 ottobre 2013) a déjà répondu à ce questions, en faisant référence à Familiaris consortio, qui au n° 84 fournit des indications précises de caractère pastoral cohérentes avec l’enseignement dogmatique de l’Eglise sur le mariage : «Avec le Synode, j’exhorte chaleureusement les pasteurs et la communauté des fidèles dans son ensemble à aider les divorcés remariés. Avec une grande charité, tous feront en sorte qu’ils ne se sentent pas séparés de l’Eglise, car ils peuvent et même ils doivent, comme baptisés, participer à sa vie. On les invitera à écouter la Parole de Dieu, à assister au Sacrifice de la messe, à persévérer dans la prière, à apporter leur contribution aux oeuvres de charité et aux initiatives de la communauté en faveur de la justice, à élever leurs enfants dans la foi chrétienne, à cultiver l’esprit de pénitence et à en accomplir les actes, afin d’implorer, jour après jour, la grâce de Dieu. Que l’Eglise prie pour eux, qu’elle les encourage et se montre à leur égard une mère miséricordieuse, et qu’ainsi elle les maintienne dans la foi et l’espérance ! L’Eglise, cependant, réaffirme sa discipline, fondée sur l’Ecriture Sainte, selon laquelle elle ne peut admettre à la communion eucharistique les divorcés remariés. Ils se sont rendus eux-mêmes incapables d’y être admis car leur état et leur condition de vie est en contradiction objective avec la communion d’amour entre le Christ et l’Eglise, telle qu’elle s’exprime et est rendue présente dans l’Eucharistie».

La position de l’Eglise est sans équivoque. La communion est refusée aux divorcés remariés parce que le mariage est indissoluble et aucune des raisons adoptées par le cardinal Kasper ne permet la célébration d’un nouveau mariage ou la bénédiction d’une union pseudo-matrimonale. L’Eglise ne l’a pas permis à Henri VIII, perdant le Royaume d’Angleterre, et ne le permettra jamais parce que, comme l’a rappelé Pie XII aux prêtres des paroisses de Rome le 16 mars 1946 : «Le mariage entre baptisés validement contracté et consommé ne peut être dissout par aucun pouvoir sur la terre, pas même par la Suprême Autorité écclésiastique». En d’autres termes ni par le Pape ni encore moins par le cardinal Kasper.

Roberto de Mattei


Jésus est-il Dieu pour François ?

« Vous avez vu, atterrés, devant le Mur des lamentations, prier sans Notre Seigneur Jésus-Christ, que dis-je ? Par les mots mêmes de Notre Seigneur Jésus-Christ, bafouer Notre Seigneur Jésus-Christ.

S’adressant selon ces mots au Seigneur: « Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob, Dieu de Jésus le Nazaréen »; ce sont les mots mêmes employés, écrits ! Jésus n’est-Il que comparable à Abraham, Isaac et Jacob ? Qui est ce Dieu de Jésus ? Pour ma part je ne connais que Jésus-Dieu !

C’est la Foi catholique elle-même qui me le dit, qu’Il est le Dieu incarné qui est venu nous sauver ! Devant ce qui est le drame d’une âme chrétienne notre seule réaction possible est précisément celle de la Croix ! Vous le savez, c’est la Rédemption qui nous le dit: Seule la Croix de NSJC sauve, ce ne peut pas être, ce ne doit pas être une simple réalité spéculative, dans nos têtes il faut que ce soit une réalité vécue ! »

Abbé de La Rocque, Chartres le samedi 7 juin 2014

 

Voici la prière récitée par François au mur des lamentations le 26 mai 2014 :

Ô Seigneur, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
Dieu de Jésus le Nazaréen,
du cœur de cette Cité Sainte,
patrie spirituelle des Juifs, des Chrétiens et des Musulmans,
je fais mienne l’invocation des pèlerins
qui montaient vers ton temple, débordant de joie :
« Appelez le bonheur sur Jérusalem :
Paix à ceux qui t’aiment !
Que la paix règne dans tes murs,
le bonheur dans tes palais !
À cause de mes frères et de mes proches,
je dirai : ‘‘Paix sur toi !’’.
À cause de la maison du Seigneur notre Dieu,
je désire ton bien »


Docteur Georges Bertin : le « miracle » de Jean-Paul est explicable

L’opposition entre l’Eglise « des Lumières » de Vatican II et l’Eglise « obscurantiste » Catholique continue. Le « miracle » attribué à Jean-Paul II en est l’une des illustrations les plus factuelles. Non seulement cette « canonisation » s’est faite contre toutes les règles de prudence et de sagesse établies par l’Eglise, mais plus symptomatique, elle s’est même faite contre le verdict de la science.

Tout obscurantiste qu’elle peut être, l’Eglise Catholique a toujours fait valider le caractère inexplicable des miracles qu’elle déclarait. Mais voici que l’Eglise conciliaire des « lumières » n’hésite pas à contredire la science en déclarant « miracle » un événement toute à fait explicable scientifiquement. L’Eglise Catholique est servante de la Vérité, elle apporte la lumière, l’Eglise conciliaire est servante d’une idéologie maçonnique, elle vient des ténèbres et mène à l’obscurantisme.

Si ce texte est révélateur des manipulations et des mensonges des hommes qui occupent le Vatican, le mouvement de la CRC qui a publié cette lettre n’est pas recommandé. Ce mouvement, entre autre délire, considère cette « canonisation » comme l’aboutissement de l’apostasie et le pape François comme la nouveau Saint-Pie X !

Source : CRC

Docteur Georges BERTIN Brest, le 23 avril 2014

36 rue de Glasgow
29200 BREST
J – M – J Mgr Luigi VENTUR A
Nonce Apostolique
10 Avenue du Président Wilson
75116 PARIS

Monsieur le Nonce,


La guérison exceptionnelle de madame Floribeth Mora-Diaz au Costa-Rica a été présentée par la Congrégation pour les Causes des Saints comme un miracle, attestant une volonté divine de voir aboutir la canonisation du pape Jean-Paul II .

Cependant, il y a déjà presque un an, en juillet 2013, deux confrères médecins éminents – le docteur François Blin, Président de la Fédération Européenne des Associations de Médecins Catholiques et le professeur Louis Puybasset, chef de l’unité de neuroréanimation chirurgicale de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière ( Paris) – avaient émis de sérieuses réserves sur le caractère médicalement inexplicable de cette guérison.

Malheureusement, à cette date, les données de l’imagerie médicale relatives à ce cas clinique n’étaient pas facilement accessibles à la communauté médicale.

Au cours des derniers mois, nous avons pu, quelques amis médecins catholiques et moi-même, mener une enquête sur ce sujet, scientifiquement étonnant.

C’est ainsi que nous sommes finalement entrés en contact, il y a peu de temps, avec le Dr Alejandro Vargas-Roman, neurochirurgien traitant de madame Mora-Diaz. Celui-ci a bien voulu nous communiquer les principaux documents d’imagerie médicale réalisés avant et après la guérison de sa patiente.

Au vu de ces documents et au vu des données des dernières publications médicales sur ce cas, nous avons acquis la conviction, à notre tour, que cette guérison – quoique tout à fait exceptionnelle – n’est pas médicalement inexplicable.

Nous sommes convaincus qu’elle n’aurait pas été déclarée miraculeuse suivant les critères du Bureau des Constatations Médicales et du Bureau Médical International de Lourdes.

Des explications plus détaillées sont exposées sur le site internet de la Contre-Réforme catholique au XXie siècle ( http ://www.crc-resurrection.org).
Sur la base des informations scientifiques objectives dont nous disposons, nous ne pouvons comprendre que le Saint-Siège ait engagé son crédit pour déclarer miraculeuse la guérison de madame Floribeth Mora-Diaz.

Bien que n’étant qu’un simple fidèle de l’Église Catholique Romaine, je tenais à faire savoir aux plus hautes autorités de l’Église ma consternation à ce sujet.

Ceci en raison de mon désir ardent de voir l’Église prise au sérieux par tous les hommes épris de vérité, en particulier la communauté médicale à laquelle j’appartiens.

Par avance, soyez très vivement remercié pour l’attention prêtée à ma lettre.
J’ai l’honneur, Monsieur le Nonce, de présenter à Votre Excellence, l’assurance de ma respectueuse considération.


Docteur Georges BERTIN
Docteur en médecine,
spécialiste d’oto-rhino-laryngologie.


Xavier Celtillos : Mgr Jean-Michel di Falco Leandri offense la mémoire des Cristeros

Source : medias-presse.info

Mgr di Falco est-il catholique ? La question est grave, elle concerne celui qui fut des années durant, de 1987 à 1996 le porte parole de l’épiscopat français. Il est aujourd’hui évêque de Gap et d’Embrun.

Mgr di Falco Leandri a vu le film Cristerosil le dit dans cette vidéo. Cristeros, c’est le nom donné à ces martyrs et héros catholiques qui résistèrent à la violence meurtrière du pouvoir maçonnique mexicain et qui prirent les armes pour défendre leur droit à honorer et servir Dieu librement.

Mgr di Falco avoue ne pas connaître jusqu’alors cette histoire et dit ne pas vouloir la juger sur l’aspect historique. Il fait bien, car effectivement le film entorse quelque peu la réalité, non sur l’atrocité du gouvernement Calles, mais sur la lâcheté et la complicité de nombreux évêques et surtout du Vatican qui abandonna les vaillants catholiques en signant un accord qui se traduisit par l’extermination des Cristeros.

Si donc notre monseigneur se refuse à toute considération historique, il se permet de jeter le doute et le discrédit sur l’Eglise Catholique, ni plus ni moins. Et de se demander benoîtement comment se fait-il que le président Calles fut si anti-clérical ? Une telle haine ne proviendrait-elle pas de telle ou telle attitude de l’Eglise ?

Je profite de cet article pour encourager tous nos lecteurs à faire une retraite de Saint Ignace, ainsi que Mgr di Falco. Cela sera pour lui, évêque « catholique » l’occasion de redécouvrir le « béaba » des réalités surnaturelles.

Car s’il est une réalité, c’est celle de l’existence du démon et de l’enfer. Depuis sa révolte contre Dieu, Satan et ses suppôts n’ont de repos dans leur volonté de damner pour leur malheur les hommes. Ils mettent donc tout en œuvre pour les perdre individuellement et pour détruire l’ordre que le Créateur a mis dans le monde et la société.

Certes, des chrétiens et des hommes d’Eglise peuvent mal se comporter, générant la haine de l’Eglise. Ce n’est clairement pas ce qui explique le comportement du président mexicain Calles, et même serait-ce le cas, comment cela pourrait-il justifier de tuer et de massacrer des femmes et des enfants et d’exterminer des foules priant dans des églises ? Est-ce que le mauvais comportement de certains justifie le massacre de masse des autres ? Comment un évêque qui se dit catholique peut-il sous-entendre une chose pareille ?

Que Mgr di Falco pousse son raisonnement – ou plutôt son insinuation – jusqu’au bout : se pose-t-il la question de savoir si les juifs ont été persécutés par les nazis en raison de leur attitude ? Chacun sait ce qu’une telle insinuation coûterait de nos jours à son auteur…

Si Mgr di Falco était un évêque réellement catholique, il rappellerait la folie meurtrière du communisme, la perversité intrinsèque de cette idéologie condamnée par l’Eglise. Il rappellerait la nocivité de la franc-maçonnerie. Il rappellerait aussi que le vrai droit à la liberté religieuse est celui d’être libre d’honorer et de servir le vrai Dieu. Il réaffirmerait également l’existence de Satan qui lutte contre l’Eglise pour le malheur des hommes et cherche à l’anéantir par le communisme, le libéralisme, les sectes maçonniques, etc.

Il redirait aussi combien nous devons être fiers et admiratifs d’avoir par les Cristeros de tels exemples de vertus chrétiennes. Parce que les Cristeros ont eu raison de prendre les armes et de lutter contre la haine du Christ.

Mais Mgr di Falco est-il catholique ?

Xavier Celtillos


Jean-Pierre Dickès : homosexualité – que cherche au juste le pape ?

Source : medias-presse.info

Le 6 mai dernier le pape, en s’inclinant, a embrassé la main d’un prêtre leader homosexuel activiste faisant campagne pour que l’Eglise change son enseignement sur l’homosexualité. Auparavant les deux hommes ont concélébré.

Ce prêtre est cofondateur d’une organisation gay appelée Agedo Foggia qui est opposée à la doctrine chrétienne sur ce sujet. Il se nomme Michele de Paolis. La concélébration a été effectuée à la maison sainte Marthe. Il était venu avec un cadeau constitué d’un calice et d’une patène en bois ; ainsi qu’un exemplaire de son récent livre : « Cher Don Michele : questions à un prêtre gênant ». Il y récusait l’idée que les « couples » homos n’aient pas de relations sexuelles.

Apparemment l’agent « bons offices » de cette incroyable rencontre aurait été la Communauté d’Emmaüs selon les dires du prêtre sur sa page Facebook . Celui qui visitera cette page comprendra – bien que le texte soit en italien- qu’on y trouve la « totale » du « catéchisme » des ennemis de l’Eglise, notamment des Francs-Maçons. Don Michele explique que le pape l’a serré dans ses bras après lui avoir affirmé que « tout est possible », si bien qu’il est sorti en pleurant.

Ceci pose d’emblée une question : tant ce prêtre qu’Agedo Foggia dont il est co-fondateur sont des figures emblématiques de la lutte en faveur de l’homosexualité. Ce pour quoi le site Lifesitenews s’est adressé au porte-parole du Vatican, le père Lombardi, afin d’obtenir une clarification sur la nature de cet entretien : il n’a pas reçu de réponse.

De Paolis a déclaré sur le site Agedo Lecce qu’il convenait de passer par-dessus les enseignements de la Bible sur la question et notamment parce que la deuxième Epître aux Corinthiens (3/6) déclare que la lettre tue mais l’esprit vivifie. Selon lui la Bible contient des paroles de Dieu, mais n’est pas la parole de Dieu. « Au lieu de perdre de l’énergie dans des controverses sans fin, l’Eglise devrait viser à créer une spiritualité d’une acceptation joyeuse de soi-même et témoigner sa gratitude à Dieu dans le fait de savoir que l’amour est un cadeau de son amour ». La suite est de même tonneau. L’homosexualité ne se choisit pas ; elle est une orientation découverte par les garçons et les filles ; elle fait partie de leur personnalité. Ce n’est pas une maladie et pas une perversion, etc.

Il est à remarquer que le mot de « maladie » utilisé dans ce cas est celui de « disease », qui normalement désigne la maladie contagieuse. Un comble alors que l’homosexualité représente la moitié des contagions du sida, est responsable de la renaissance de la syphilis, de la lymphogranulomatose, sans parler des chaudes-pisses (gonococcies) candidoses et autres. Ceci parce que l’extrémité distale du tube digestif n’est pas liée à la reproduction mais à la défécation. On peut contester que Dieu se serve de telles relations sexuelles pour le glorifier comme il est demandé dans le premier Commandement.

De Paolis critique ensuite ceux qui dans l’Eglise déclarent que les homosexuels peuvent tout à fait pratiquer leur religion à condition de ne pas avoir de relations sexuelles. Ce sont des hypocrites écrit-il. C’est comme si on demandait à une plante de pousser sans qu’elle fleurisse, etc. Apparemment les parfums ne sont pas les mêmes.

On peut s’étonner que le pape se compromette avec un tel personnage. D’autant qu’il se met en contradiction avec plusieurs de ses propres déclarations sur l’homosexualité. Que veut dire le pape en affirmant à un homosexuel que « tout est possible » ? Qu’il rencontre un homme ami ou ennemi de l‘Eglise, ce peut être considéré comme normal. Qu’il se baisse pour l’embrasser sur la main est un geste de démagogie. Quant à concélébrer avec un homme qui par ses déclarations et ses actes se place en état de péché mortel nous semble être une profanation du corps du Christ et un bien mauvais exemple pour les prêtres. Quel intérêt le pape a-t-il de participer à un tel sacrilège ?

Dr Jean-Pierre Dickès


Le cardinal Kasper pour le mariage homosexuel

Voici le texte du Cardinal Kasper :

« le deuxième mariage, bien sûr, n’est pas un mariage au sens chrétien du terme. Et je serais opposé à ce qu’on le célébrer à l’église. Mais il y a (dans cette union)certains éléments du mariage. Je comparerais cette union à la manière dont l’Eglise catholique considère les autres Eglises. L’Eglise catholique est la véritable Eglise du Christ, mais il y a d’autres Eglises qui possèdent des éléments de la véritable Eglise, et nous reconnaissons ces éléments. De la même manière, nous pouvons dire que le vrai mariage est le mariage sacramentel ; le second n’est pas un mariage au même titre, mais il possède des éléments de celui-ci : les partenaires prennent soins l’un de l’autre, ils sont liés exclusivement l’un à un autre, il existe l’intention de demeurer dans ce lien, ils prennent soins des enfants, mènent une vie de prière, et ainsi de suite. Ce n’est pas la meilleure situation, c’est la moins mauvaise. »

Il est vrai que le titre est un peu provocateur, car le cardinal évoque les divorcés-remariés, homme et femme, même si cela n’est pas précisé. Ce pauvre homme n’en n’est pas encore (officiellement ?) à ce point de déchéance : ces paroles concernaient « juste » un couple adultère, des « partenaires » comme dit si bien Kasper. Il n’en reste pas moins que de tels arguments peuvent s’appliquer aux homosexuels.

Voilà les fruits de ce concile Vatican II ! Voilà la « morale » de cette nouvelle « Eglise » !

Le bûcher de l’inquisition pouvait avoir du bon.

Austremoine

 


Accès des remariés à la communion: une lettre du Bangladesh du père Carlo Buzzi

Son auteur est un missionnaire de l’Institut Pontifical pour les Missions Étrangères de Milan. Il écrit: « Si l’on avance dans la voie tracée par le cardinal Kasper, les dégâts vont être importants »

par Sandro Magister

Source : http://chiesa.espresso.repubblica.it

Cher Sandro,

Ici, au Bangladesh, nous enseignons le catéchisme et, pour être clairs, nous disons que chaque sacrement comporte quatre éléments : le ministre, la matière, la formule, l’événement miraculeux.

Dans le cas du baptême, le ministre c’est un clerc ou un laïc, la matière c’est l’eau, la formule c’est « Je te baptise… » et l’événement miraculeux c’est que l’on devient enfant de Dieu.

Dans le cas de la confirmation, le ministre c’est l’évêque, la matière c’est l’huile, la formule c’est « Sois marqué… » et l’événement miraculeux c’est que l’on reçoit la force du Saint-Esprit.

Dans le cas de l’eucharistie, le ministre c’est le prêtre, la matière c’est le pain et le vin, la formule c’est « Ceci est mon corps… » et l’événement miraculeux c’est que le pain et le vin deviennent le corps et le sang de Jésus.

Dans le cas du mariage, le ministre ce sont les époux eux-mêmes, la matière ce sont leurs corps et leurs âmes, la formule c’est la promesse et l’événement miraculeux c’est qu’ils deviennent pour ainsi dire une seule personne.

Nous enseignons que le sacrement s’appelle ainsi parce qu’il produit un événement surnaturel qui ne se voit pas avec les yeux mais qui est grandiose et réel aux yeux de Dieu.

Pour ce qui est du mariage, nous expliquons justement que ce qui est miraculeux c’est que, une fois que la promesse a été faite devant Dieu, les deux époux sont unis pour former une seule personne, comme s’ils avaient été attachés l’un à l’autre avec de la colle forte ou soudés par une chaleur de 5 000 degrés.

Alors, si l’on enlève au mariage catholique ce fait miraculeux, que devons-nous mettre à sa place ?

Je me suis fait la réflexion suivante.

Nous savons bien qu’il existe un baptême « de sang » et également un baptême « de désir », aussi valables que le baptême de l’eau.

Les divorcés remariés, s’il est bien vrai qu’ils soient conscients de leur situation, peuvent faire la communion de désir.

Dans le fait de recevoir un sacrement il y a une partie objective et une partie subjective. On sait que ce qui est le plus important, c’est la grande grâce qui est associée au sacrement. Cependant je peux perdre cette grâce et même commettre un sacrilège si je m’approche de la communion avec légèreté ou d’une manière indigne.

Ces divorcés remariés – qui, en fin de compte, ont quelque peu négligé le sens chrétien de la souffrance, du sacrifice, de la patience, de la pénitence, et qui ont oublié que Jésus a été crucifié et que la croix, lorsqu’elle se présente, est pour tout chrétien un moyen de se rapprocher du Rédempteur – se montrent quelque peu présomptueux quand ils font appel à la miséricorde de Dieu, alors qu’ils n’ont guère tenu compte de lui précédemment.

Au point de vue subjectif, je pense que, pour eux, il est beaucoup plus existentiel qu’ils se limitent au désir de la communion plutôt que de recevoir la communion elle-même.

Le fait d’accepter de bon gré cette abstinence fera beaucoup de bien à leur âme et à la sainteté de cette communauté chrétienne qu’est l’Église.

Si, au contraire, l’on avance dans la voie tracée par le cardinal Walter Kasper, les dégâts vont être importants :

1. Cela rendra l’Église superficielle et accommodante ;
2. Il faudra nier l’infaillibilité de la chaire de Pierre, parce que ce sera comme si tous les papes précédents s’étaient trompés ;
3. Il faudra considérer comme des imbéciles tous ceux qui ont donné leur vie, dans le martyre, pour défendre ce sacrement.

Peut-être ai-je apporté ma contribution à cette diatribe dont j’espère qu’elle va prendre fin rapidement.

À bientôt, salutations amicales du Bangladesh, pays qui est émergent à bien des égards et qu’il ne faut plus négliger.

Père Carlo

Sirajganj, le 5 mai 2014


Du magistère conciliaire à la mentalité contraceptive

Un lecteur prêtre me fait la remarque ci-dessous au sujet de ma première réponse à l’abbé Fabrice Loiseau.

Dans la réponse que vous faites à l’abbé Loiseau et que vous avez postée le 30 avril, vous écrivez :

Il est évident que si la fin primaire du mariage n’est pas la procréation, alors l’acte conjugal peut en exclure la finalité, ce qui est la porte ouverte à la mentalité contraceptive, mentalité largement rependue (sic) chez les catholiques et qui s’est amplifiée sous Jean-Paul II.

En disant cela, vous allez peut-être un peu vite en besogne.

Un premier fait aurait dû vous mettre en alerte. Même si le Concile a passé sous silence la hiérarchie des fins du mariage, le magistère post-conciliaire en matière morale a réaffirmé l’immoralité de la contraception (Paul VI, encyclique Humanae vitae de Paul VI, 25 juillet 1968) et de la fécondation artificielle (Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Instruction Donum vitae, 22 février 1987 et Instruction Dignitas personae, 8 septembre 2008). Dans les deux cas, les textes se fondent sur l’inséparabilité des dimensions unitive et procréative du mariage et de l’acte conjugal.

Les rappels de Pie XII sur les fins du mariage se trouvent dans 4 documents : le discours à la Sainte Rote du 3 octobre 1941, la sentence de Mgr Wynen du 22 janvier 1944 (publiée dans les AAS, ce qui est exceptionnel), le décret du Saint Office du 1er avril 1944 sur les fins du mariage, le discours aux sages-femmes du 29 octobre 1951 (auquel vous renvoyez). De ces divers documents, il appert que trois erreurs sont flétries : considérer les fins secondes comme accidentelles, dissocier les fins, mettre sur un pied d’égalité les fins.

De ces erreurs, Vatican II n’est tombé que dans la troisième, dans la mesure où le Concile s’est refusé à assumer la hiérarchie des fins enseignée par le Code Droit canon de 1917 (can. 1013 § 1) et le pape Pie XII (cf. références ci-dessus). Par contre, Gaudium et spes rappelle l’inséparabilité des fins (n° 51 § 2), ce qui permettra au magistère de garder le cap en matière de contraception et de fécondation artificielle, malgré son silence sur la hiérarchie des fins du mariage.

La contraception étant rejetée par le magistère conciliaire, la mentalité contraceptive s’introduit dans la pensée et la pratique des catholiques par le biais des méthodes naturelles de régulation des naissances. En effet, les époux assument librement une mission qu’ils doivent accomplir, à moins que des éléments graves les en empêchent. En l’absence de tels motifs, le péché des époux ne s’oppose pas à la loi de l’acte conjugal mais à la loi de l’état conjugal (Pie XII, Discours aux sages-femmes, 29 octobre 1951 et Discours au 7e congrès international d’hématologie, 12 septembre 1958).

En omettant de rappeler l’ordre des fins du mariage, le magistère conciliaire et post-conciliaire expose les fidèles à tomber, sans même s’en rendre compte, dans une mentalité contraceptive dans l’usage des méthodes naturelles. Jean-Paul II lui-même avait fini par le constater, mais sa vision personnaliste l’empêchait de remettre le mariage dans son contexte objectif. Or sans contexte objectif, il n’est pas possible de distinguer les motifs sérieux des motifs futiles de recourir aux méthodes naturelles de régulation des naissances. Beaucoup se rassurent en se disant que l’acte conjugal n’est pas perverti par les méthodes naturelles (alors qu’il l’est par la contraception), mais il ne perçoivent plus que la mission propre des époux est frustrée dans son accomplissement normal.

L’expression “l’acte conjugal peut en exclure la finalité” est assez maladroite. Elle doit signifier que tout acte conjugal doit rester ouvert à la vie, même s’il est naturellement infécond.


abbé Patrick de la Rocque : les raisons théologiques des sacres

Source : La Porte Latine

Seuls de très graves raisons pouvaient légitimer un sacre épiscopal sans mandat apostolique. Il fallait que le bien de l’Eglise soit directement en jeu. Mgr Lefebvre constata non seulement une aggravation de la situation, mais surtout une pertinacité des autorités dans la voie de l’erreur à travers deux événements. Ce fut d’abord le revers de main avec lequel Rome rejeta les questions officielles que Mgr Lefebvre avait posées à Rome sur la liberté religieuse (publié depuis : Mes doutes sur la liberté religieuse, éditions Clovis). Puis ce fut le scandale de la réunion interreligieuse organisée à Assise. Devant cet “abandon de poste” par les autorités, Mgr Lefebvre se devait de réagir afin de pérenniser le bien de l’Eglise. Ce fut les sacres, à l’occasion desquels il voulut rappeler la gravité de la situation par une déclaration publique, reprise presque mot pour mot d’un texte écrit cinq ans plus tôt :

On lit au chapitre 20 de l’Exode que Dieu, après avoir défendu à son peuple d’adorer des dieux étrangers, ajouta ces paroles : « C’est moi qui suis le Seigneur ton Dieu, le Dieu fort et jaloux, visitant l’iniquité des pères dans les fils jusqu’à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent », et au chapitre 34 on lit : « N’adore point de Dieu étranger ; un Dieu jaloux, c’est le nom du Seigneur. » Il est juste et salutaire que Dieu soit jaloux de ce qui Lui appartient en propre, jaloux de son être infini, éternel, tout puissant, jaloux de sa gloire, de sa Vérité, de sa Charité, jaloux d’être le seul Créateur et Rédempteur, et donc la fin de toutes choses, la seule voie du salut et du bonheur de tous les anges et de tous les hommes, jaloux d’être l’alpha et l’oméga.

L’Eglise catholique fondée par Lui et à laquelle Il a remis tous ses trésors de salut, est elle aussi jalouse des privilèges de son seul Maître et Seigneur et enseigne à tous les hommes qu’ils doivent se tourner vers Elle et être baptisés par Elle, s’ils veulent être sauvés et participer à la gloire de Dieu dans l’Eternité bienheureuse. L’Eglise est donc essentiellement missionnaire. Elle est essentiellement une, sainte, catholique, apostolique et romaine. Elle ne peut admettre qu’il y ait une autre religion vraie en dehors d’elle, elle ne peut admettre qu’on puisse trouver une voie de salut en dehors d’elle puisqu’elle s’identifie avec son Seigneur et Dieu qui a dit : « Je suis la Voie, la Vérité et la Vie. » Elle a donc horreur de toute communion ou union avec les fausses religions, avec les hérésies et les erreurs qui éloignent les âmes de son Dieu, qui est l’unique et seul Dieu. Elle ne connaît que l’unité dans son sein, comme son Dieu. Pour cela elle donne le sang de ses martyrs, la vie de ses missionnaires, de ses prêtres, le sacrifice de ses religieux et religieuses, elle offre le sacrifice quotidien de propitiation.

Or avec Vatican Il souffle un esprit adultère dans l’Eglise, esprit qui admet par la Déclaration de la Liberté religieuse le principe de la liberté de la conscience religieuse pour les actes internes et externes, avec exemption de toute autorité. C’est le principe de la Déclaration des droits de l’homme, contre les droits de Dieu. Les autorités de l’Eglise, de l’Etat, de la famille participent à l’autorité de Dieu et ont donc le devoir de contribuer à la diffusion de la Vérité et à l’application du Décalogue, et de protéger leurs sujets contre l’erreur et l’immoralité.

Cette Déclaration a provoqué la laïcisation des Etats catholiques, ce qui est une insulte à Dieu et à l’Eglise, réduisant l’Eglise au droit commun avec les faus­ses religions. C’est bien l’esprit adultère tant de fois reproché au peuple d’Israël. Cet esprit adultère se manifeste aussi dans cet oecuménisme institué par le Secrétariat pour l’unité des chrétiens. Cet œcumé­nisme aberrant nous a valu toutes les réformes liturgiques, bibliques, canoniques, avec la collégialité destructive des autorités personnelles du Souverain Pontificat, de l’Episcopat, et du Curé.

Cet esprit n’est pas catholique. Il est le fruit du modernisme condamné par saint Pie X. Il ravage toutes les insti­tutions de l’Eglise et spécialement les séminaires et le clergé, de telle sorte qu’on peut se demander qui est encore intégralement catholique parmi les clercs soumis à l’esprit adultère du Concile !

Rien n’est donc aussi urgent dans l’Eglise que de former un clergé qui répudie cet esprit adultère et moderniste et sauve la gloire de l’Eglise et de son divin Fondateur en gardant lafoi intégrale et les moyens établis par Notre Seigneur et par la Tradition de l’Eglise pour garder cette foi et trans­m­ettre la vie de la grâce et les fruits de la Rédemption.

Depuis bientôt vingt ans nous nous efforçons avec patience et fermeté de faire comprendre aux autorité romaines cette nécessité du retour à la saine doctrine et à la Tradition pour le renouveau de l’Eglise, le salut des âmes et la gloire de Dieu. Mais on demeure sourd à nos supplications, bien plus on nous demande de reconnaître le bien-fondé de tout le Concile et des réformes qui ruinent l’Eglise. On ne veut pas tenir compte de l’expérience que nous faisons, avec la grâce de Dieu, le maintien de la Tradition qui produit de vrais fruits de sainteté et attire de nombreuses vocations.

Pour sauvegarder le sacerdoce catholi­que, qui continue l’Eglise catholique et non une Eglise adultère, il faut des évêques catholiques. Nous nous voyons donc contraints, à cause de  l’invasion de l’esprit moderniste dans le clergé actuel, et jusqu’aux plus hauts sommets à l’intérieur de l’Eglise, d’en arriver à consacrer des évêques, le fait de cette consécration étant admis par le Pape dans la lettre du 30 mai du Cardinal Ratzinger. Ces consécrations épiscopales seront non seulement valides, mais encore, vu les circonstances historiques, licites : il est parfois nécessaire d’abandonner la légalité pour demeurer dans le droit.

Le Pape ne peut que désirer la continuation du sacerdoce catholique. Ce n’est donc nullement dans un esprit de rupture ou de schisme que nous accomplissons ces consécrations épiscopales, mais pour venir au secours de l’Eglise, qui se trouve sans doute dans la situation la plus douloureuse de son histoire. Si nous nous étions trouvés au temps de saint François d’Assise le Pape se fut trouvé d’accord nous. La Franc-Maçonnerie n’occupait pas le Vatican en ses heureux temps. Nous affirmons donc notre attachement et notre soumission au saint Siège et au Pape. En accomplissant cet acte nous avons  conscience de continuer notre service de l’Eglise et de la Papauté comme nous nous sommes efforcé de le faire depuis le premier jour de notre sacerdoce. Le jour où le Vatican sera délivré de cette occupation moderniste et retrouvera le chemin suivi par l’Eglise jusqu’à Vatican II nos évêques seront entièrement dans les mains du Souverain Pontife, y compris l’éventualité de ne plus exercer leurs fonctions épiscopales.

abbé Patrick de la Rocque


Julien Gunzinger : hypochrisie et lâcheté des instances dirigeantes de l’Eglise

Source : eschaton.ch

La doctrine de la liberté religieuse, honnie des papes jusqu’aux nouveaux saints du concile Vatican II, considère que les hommes devraient toujours avoir le droit, en  vertu de la dignité de leur nature humaine, de pouvoir professer des religions qui humilient et injurient, plus ou moins explicitement, Notre Seigneur Jésus Christ. Elle est le socle des autres droits de l’homme  selon Jean Paul II, et donc de la liberté d’expression dont aiment à se repaître les démoncrates. Or si les instances dirigeantes de l’Eglise vont jusqu’à embrasser le Coran et demander à Saint Jean Baptiste de bénir l’Islam, si elles vont jusqu’à  encenser le talmudisme ( au point de prendre part à des cultes talmudiques et de considérer les talmudistes comme nos pères dans la foi) – religions  qui injurient et humilient notre Seigneur Jésus Christ – nous les avons rarement entendu s’opposer aux lois qui criminalisent des opinions en matière d’histoire. Faut-il donc en conclure que les instances dirigeantes de l’Eglise estiment que l’on peut  en toute impunité injurier Notre Seigneur Jésus Christ mais qu’il est répréhensible d’exprimer une opinion divergente à  la Vérité consacrée au procès de Nuremberg quant à la nature exacte des persécutions dont les juifs ont été victimes par les nazis? Jamais nous avons entendu nos évêques et nos derniers papes s’indigner du sort qui est fait partout en occident aux personnes qui refusent de communier – tout en le faisant savoir en exposant leurs arguments – à la sainte Vérité telle qu’elle a été définie infailliblement au procès de Nuremberg.  Voici un petit inventaire ( sans prétention d’exhaustivité) de ces persécutions tiré du livre de Philippe Mozart, Shoah Story.

Dès 1948 Maurice Bardèche écopait de 11 mois de prison ferme et 50000 francs d’amende pour Nuremberg et la terre promise. en 1960 Paul Rassinier est interdit d’entrer sur le territoire de la ville de Hambourg pour y tenir une conférence. Son éditeur décide alors de lire son manuscrit, la police le fait évacuer. Robert Faurisson a subi de nombreuses condamnations. Il a même été condamné en Suisse pour un moi de prison ferme sans qu’il ait été instruit de la procédure en cours. En France François Brigneau et Eric Delacroix ont été condamnés, de même Vincent Reynouard qui a été interné pendant un an pour une brochure au tirage confidentiel de 16 pages. En Grande Bretagne l’historien David Irving a été condamné. Au Canada, le révisionnisme Ernst Zündel, relaxé en appel, à tout de même été emprisonné. En Suisse Jürgen Graf a été emprisonné et le professeur Amaudruz a été jeté en prison à plus de 80 ans. En Suède Ditlieb Felderer a été emprisonné durant 6 mois. En Autriche le Dr Herbert Schwieger a été condamné à un an de prison.

En Allemagne Günter Deckert, Ernst Zündel, Sylvia Stolz, Horst Mahler ont été jetés en prison. En Espagne Pedro Varela a subi le même sort. Outre ces condamnations judiciaires, les révisionnistes ont été l’objet de plusieurs sanctions administratives ou professionnelles. C’est ainsi qu’en France Henri Roques s’est vu retiré son grade de docteur. C’est le ministre de l’éducation lui-même qui a mené la procédure en invoquant un vice administratif.
Au Canada les professeurs Gary Botting et James Keegstra ont été licenciés de leur collège respectif. En Suisse Mariette Paschoud, enseignante en histoire et en français, a été interdite d’enseignement de ces deux branches. Jürgen Graf a lui aussi été interdit d’enseignement. En Allemagne le juge Wilhelm Stäglich s’est vu retiré son titre de docteur en droit de l’Université de Göttingen.

Les révisionnistes ont de surcroît été victimes de nombreux attentats et actes de violence. C’est qu’en France  ainsi que Michel Caignet, étudiant en linquistique, pris à parti dans un article de VSD, a été vitriolé par 4 individus. Pierre Guillaume a été victimes de plusieurs agressions. Sa librairies a dû fermer suite aux déprédations répétées qu’elle a subies. Robert Faurisson a été molesté de nombreuses fois. En 1989 des jeunes parisiens l’auraient certainement mis à mort à coups de pied dans la tête si un passant n’était intervenu. Le professeur Jean Claude Allard, qui a présidé le jury de thèse d’Henri Roques, doit être hospitalisé suite à une embuscade de l’OJC. Les agresseurs ne sont presque jamais inquiétés. Serge Klarsfeld et sa femme iront même jusqu’à justifier les agresseurs de Faurisson.  » Ce n’est pas tellement suprenant car quelqu’un qui provoque depuis des années la communauté juive doit s’attendre à ce genre d’événement. on ne peut pas insulter la mémoire des victimes sans qu’il y ait des conséquences » expliquera Serge Klarsfeld. Et sa femme Beate ajoutera « Quoi de plus normal que quelques jeunes gens se soient peut-être mis en colère et aient essayé de donner une leçon à Faurisson« .

Au Canada la maison de Ernst Zündel a été incendiée, de même que l’Institute for Historical Review aux USA.

Cette hypocrisie et cette lâcheté des instances dirigeantes de l’Eglise sont à mettre en parallèle avec leur attitude envers le docteur Dor en France, qui fut condamné, en 1997, à de la prison ferme pour son opposition à l’avortement. Quand le docteur Dor demanda l’asile politique au Vatican celui-ci refusa de le lui accorder pour ne surtout pas offenser la République.


abbé Patrick de la Rocque : l’obéissance peut-elle obliger à désobéir ?

Source : La Porte Latine

« Vous désobéissez au Pape ! » L’argument, maintes fois répétées, n’a jamais eu tant d’actualité qu’à l’occasion des sacres. En effet, Mgr Lefebvre procéda à ses sacres malgré l’interdiction romaine, solennellement exprimée à travers un “monitum” quinze jours avant la cérémonie. Cette désobéissance rendait-elle immoral l’acte de Mgr Lefebvre ? Non. En un texte daté du 23 mars 1988, il avait rappelé l’enseignement classique des moralistes selon lequel la vraie obéissance peut parfois obliger de désobéir.

L’obéissance suppose une autorité qui donne un ordre ou édicte une loi. Les autorités humaines, même instituées par Dieu, n’ont d’autorité que pour atteindre le but assigné par Dieu et non pas pour s’en détourner. Lorsqu’une autorité use de son pouvoir à l’encontre de la loi pour laquelle ce pouvoir lui est donné, elle n’a pas droit à l’obéissance et on doit lui désobéir.

On accepte cette nécessité de la désobéissance vis-à-vis du père de fa­mille qui encourage sa fille à se prostituer, vis-à-vis de l’autorité civile qui oblige les médecins à provoquer des avortements et à tuer des inno­cents, mais on accepte à tout prix l’autorité du Pape qui serait infaillible dans son gouvernement et dans toutes ses paroles. C’est bien méconnaître l’histoire et ignorer ce qu’est l’infaillibilité.

Déjà Saint Paul a dit à Saint Pierre qu’il ne « marchait pas selon la vérité de l’Evangile » (Ga 2, 14). Saint Paul encourage les fidèles à ne pas lui obéir s’il lui arrivait de prêcher un autre évangile que celui qu’il a enseigné précédemment (Ga 1, 8).

Saint Thomas, quand il parle de la correction fraternelle, fait allusion à la résistance de Saint Paul vis-à-vis de Saint Pierre et commente ainsi : « Résister en face et en public dépasse la mesure de la correction fraternelle. Saint Paul ne l’aurait pas fait envers Saint Pierre s’il n’avait pas été son égal en quelque manière… Il faut cependant savoir que s’il s’agissait d’un danger pour la foi, les Supérieurs devraient être repris par leurs inférieurs, même publiquement. » Cela ressort de la manière et de la raison d’agir de Saint Paul à l’égard de Saint Pierre, dont il était le sujet, de telle sorte, dit la glose de Saint Augustin, « que le Chef même de l’Eglise a montré aux Supérieurs que s’il leur arrivait par hasard de quitter le droit chemin, ils acceptassent d’être corrigés par leurs inférieurs. » (Cf. S. Thomas, IIa, IIæ q. 33, art. 4, ad 2.)

Le cas qu’évoque Saint Thomas d’Aquin n’est pas chimérique puisqu’il a eu lieu vis-à-vis de Jean XXII, de son vivant. Celui-ci crut pouvoir affirmer comme une opinion personnelle que les âmes des élus ne jouissaient pas de la vision béatifique qu’après le jugement dernier. Il écrit cette opinion en 1331 et en 1332 il prêcha une opinion semblable au sujet de la peine des damnés. Il entendait proposer cette opinion par un décret solennel. Mais la réaction très vive de la part des Dominicains, surtout ceux de Paris, et des Franciscains le firent renoncer à cette opinion en faveur de l’opinion traditionnelle définie par son successeur Benoît XII en 1336.

Voici encore ce que dit le pape Léon XIII dans son Encyclique Libertas praestantissimum du 20 juin 1888 : « Supposons donc une prescription d’un pouvoir quelconque qui serait en désaccord avec les principes de la droite raison et avec les intérêts du bien public (à plus forte raison avec les principes de la foi), elle n’aurait aucune force de loi… » et un peu plus loin : « Dès que le droit de commander fait défaut ou que le commandement est contraire à la raison, à la loi éternelle, alors il est légitime de  désobéir, nous voulons dire aux hommes, afin d’obéir à Dieu. »

Or notre désobéissance est motivée par la nécessité de garder la foi catholique. Les ordres qui nous sont donnés expriment clairement qu’ils nous le sont pour nous obliger à nous soumettre sans réserve au Concile Vatican II, aux réformes post-conciliaires et aux prescriptions du Saint-Siège, c’est-à-dire à des orientations et des actes qui minent notre foi et détruisent l’Eglise, ce à quoi il est impossible de nous résoudre. Collaborer à la destruction de l’Eglise, c’est trahir l’Eglise et Notre Seigneur Jésus-Christ.

Or tous les théologiens dignes de ce nom enseignent que si le Pape par ses actes détruit l’Eglise, nous ne pouvons pas lui obéir (Vitoria : Obras pp. 186-187 – Suarez : de fide, disp. X, sec. VI, n° 16 – St Robert Bellarmin : De Rom. Pont., livre 2, c. 29 – Cornelius a Lapide : ad Gal. 2, 11, etc.) et il doit être repris respectueusement mais publiquement.

Les principes de l’obéissance à l’autorité du Pape sont ceux qui com­mandent les relations entre une autorité déléguée et ses sujets. Ils ne s’appliquent pas à l’autorité divine qui est toujours infaillible et indéfectible et donc ne suppose aucune défaillance.

Dans la mesure où Dieu a communiqué son infaillibilité au Pape et dans la mesure où le Pape entend user de cette infaillibilité, qui comporte des conditions bien précises pour son exercice, il ne peut y avoir de défaillance. En dehors de ces cas précis, l’autorité du Pape est faillible et ainsi les critères qui obligent à l’obéissan-ce s’appliquent à ses actes. Il n’est donc pas inconcevable qu’il y ait un devoir de désobéissance vis-à-vis du Pape.

L’autorité qui lui a été conférée l’a été pour des fins précises et en définitive pour la gloire de la Trinité, de Notre Seigneur Jésus-Christ et le salut des âmes. Tout ce qui serait accompli par le Pape en opposition avec cette fin n’aurait aucune valeur légale et aucun droit à l’obéissance, bien plus obligerait à la désobéissance pour demeurer dans l’obéissance à Dieu et à la fidélité à l’Eglise.

C’est le cas de tout ce que les derniers Papes ont commandé au nom de la liberté religieuse et de l’œcuménisme depuis le Concile : toutes les réformes faites en ce nom sont dénuées de tout droit et de toute obligation. Les Papes ont alors utilisé leur autorité contrairement à la fin pour laquelle cette autorité leur a été donnée. Ils ont droit à notre désobéissance.

La Fraternité et son histoire manifeste publiquement cette nécessité de la désobéissance pour demeurer fidèles à Dieu et à l’Eglise. Les années 1974 à 1976 laissent le souvenir de cette joute incroyable entre Ecône et le Vatican, entre le Pape et moi-même. Le résultat fut la condamnation, la suspens a divinis nulle de plein droit, le Pape abusant tyranniquement de son autorité pour défendre ses lois contraires au bien de l’Eglise et au bien des âmes.

Ces évènements sont une application historique des principes concernant le devoir de désobéissance […]

Abbé Patrick de La Rocque