Père Avril : le Concile, c’est l’apothéose du reniement intégral du Dieu crucifié au Golgotha

Source : La Porte Latine

Je vais certainement paraître excessif ! Je l’espère comme Celui qui est tout, la Voie, la Vérité, la Vie, et cela reste toujours « scandale pour le Juifs et folie pour les gentils ». Alors cramponnez-vous à Celui qui est la Vérité, et cramponnez-vous bien : je n’interviens qu’en conscience, par fidélité à la foi et par amour du Seigneur Jésus Christ et de son Eglise, une, sainte, catholique, apostolique et romaine. Jésus, seul, « tout le reste vient du malin » Et ce concile vient du MALIN : Mgr LEFEBVRE, affirmait : « Ils ont tourné le dos à la véritable Eglise. Ce concile, cet évènement ruineux pour l’Eglise catholique et toute la civilisation chrétienne, n’a pas été conduit par l’Esprit-Saint »

Comment a-t-il donc été conduit et dirigé ? Programmé par les forces occultes infiltrées, convoqué pour imposer leur programme, confisqué dés la première session par les Modernistes, il ne voulait ni ne pouvait être selon l’intention de l’Eglise : garder et transmettre le Dépôt de la foi. Il devenait un mort-né et ne constituait plus qu’une assemblée informelle, aux apparences trompeuses d’un Concile. Cette Assemblée fantôme a substitué à la Sainte Eglise une néo-Eglise conciliaire anticatholique. Ce concile est mortel, mortifère, morticole. Ces assassins n’avaient d’autre but que d’intégrer l’Eglise à leur synarchie et de dénaturer la foi en spiritualisme ésotérique. L’Eglise conciliaire est anticatholique, universelle, noachide, cosmique, adogmatique, humaniste, libérale et laïque.

Replaçons ce concile dans son contexte. Déplorons-le dans cette éléélégie tragique. Le Concile, c’est l’apothéose du « non serviam » de Lucifer : insurrection sacrilège contre Dieu, son OEuvre son mystère d’amour. C’est la négation sacrilège du règne social de du Christ-Roi. Le Concile c’est l’apothéose du serpent sifflant à nos premiers parents : « vous serez comme des dieux » C’était l’instauration de l’humanisme intégral.

Le Concile, c’est l’apothéose du reniement intégral du Dieu crucifié au Golgotha : « nous ne voulons pas qu’il règne sur nous ». Le Concile, c’est l’apothéose de la Révolution française : le culte sacrilège de l’homme devenu Dieu et Maître, et la Déclaration sacrilège des droits de l’homme. Le Concile, c’est l’apothéose de la Révolution : « en tiare et en chape » l’apothéose de la victoire apparente du mystère d’iniquité sur le mystère d’amour. Ce Concile est vraiment l’apothéose de l’apostasie totale. La question se pose alors : le Concile sévit depuis déjà plus d’un ½ siècle, pourquoi soudain à nouveau, cette levée de boucliers ?

Réponse : le lessivage des esprits, qui a suivi chacune des offensives de déchristianisation s’est intensifié et appuie la victoire apparente sur le mystère d’iniquité. Parallèlement et en conséquence, se sont intensifiées, la déperdition de la foi, l’aveuglement des esprits sur le vrai combat et sur les vrais ennemis. Le courage s’est affaibli, la lassitude, l’abandon, le découragement peut-être ont suivi, et surtout, nous sommes devenus des habitués sans plus de réaction. Les opposants qui persévèrent, semblent lutter contre des moulins à vent. En toute réalité, la Tradition soufre d’une hypotension qui ne peut que lui être fatale.

Il est plus que temps, il faut se réveiller, se redresser, retrouver l’enjeu du combat et renouer hardiment aux premières lignes. Jésus, seul Jésus, la vérité intégrale. Sa Sainte Eglise, seule, pour recevoir et transmettre le Dépôt intégral. Hors du Christ, hors de l’Eglise, c’est l’erreur intégrale. Contre le Christ intégral, contre l’Eglise intégrale, c’est l’erreur intégrale. Le Concile, hors du Christ intégral, contre l’Eglise intégrale, c’est l’erreur intégrale. C’est le serpent qui siffle, c’est la perte intégrale des âmes.

Tout un chacun est menacé, et même tenté, et parfois tellement tenté. Nous voilà bien en état de légitime défense, voilà notre Christ à nouveau devant Pilate, voilà notre Eglise en état d’asphyxie, elle ne vie que par ses deux poumons : la parole de Dieu et la tradition.

Nous avons le droit strict de lutter contre l’erreur intégrale. Nous avons le devoir impérieux de défendre notre foi. Nous voulons garder notre foi catholique, au prix même de notre vie. D’autre part, telle a bien été la volonté de Dieu quand il nous a installés dans ce monde, quand son Eglise nous a prodigué la foi, quand ces grâces sont intervenues en de telles circonstances et en ces temps d’apostasie endémique.

Père Avril, extrait du sermon en la fête de Notre Dame de l’Assomption glorieuse le 15 août 2010