Interview de Dom Gérard en 1988

Et tout y est. Les mêmes raisonnements que depuis 2011, les mêmes excuses et les mêmes assertions gratuites. Les nouveaux « ralliéristes » n’ont pas inventé grand chose.

« On a un statut mais on a rien concédé » : aujourd’hui le Barroux a tout accepté ;

« C’est une grande victoire pour la Tradition » : ce fut une grande victoire des progressistes qui divisèrent la Tradition ;

« La Tradition n’est pas un camp retranché mais un outil de diffusion » : Jean XIII aussi a voulu ouvrir les portes de l’Eglise, et puis c’est sympa pour les missionnaires de la Tradition se dévouant dans le monde entier ;

bref…

Le Barroux aujourd’hui défend la liberté religieuse, accepte l’orthodoxie et la légitimité de la nouvelle messe…mais ils n’ont rien concédé…bizarre ! Et c’est vrai, au départ, rien ne fut concédé, si ce n’est le silence. Mais se taire sur l’erreur, c’est déjà avoir renoncé à la vérité.

« Je t’adjure devant Dieu et le Christ Jésus, qui doit juger les vivants et les morts, et par son apparition et par son règne : prêche la parole, insiste à temps et à contretemps, reprends, censure, exhorte, avec une entière patience et souci d’instruction. Car un temps viendra où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine, mais au gré de leurs désirs se donneront une foule de maîtres, l’oreille leur démangeant, et ils détourneront l’oreille de la vérité pour se tourner vers les fables. » Saint Paul à Timothée , chap 4 ; v 1 – 5

L’histoire est pleine d’enseignement, autant qu’on veuille ne pas l’oublier ou la transformer.

Austremoine

 


Gratitude et charité envers Mgr Lefebvre au Barroux : le coup de pied de l’âne !

Source : La Porte Latine

Dans sa dernière lettre aux amis et bienfaiteurs [N° 151 du 14 septembre 2014], Dom Louis-Marie, le Très Révérend Père Abbé du Barroux, en digne fils du T.R.P. Dom Gérard (1), exprime d’une façon pour le moins insolite sa gratitude envers Mgr Marcel Lefebvre à qui les Bénédictins dont il a la charge doivent leur fondation.

Voici donc un extrait de cette LAB où brille avec éclat la charité sacerdotale tant vantée par certains quand ils évoquent les milieux Ecclesia Dei Adflicta :

« Le 27 juin dernier, en la fête du Sacré-Coeur, nous avons eu la joie de célébrer les 25 ans d’érection de notre monastère en abbaye avec le cardinal Ouellet, préfet de la Congrégation pour les évêques, et en présence de notre archevêque, Mgr Jean-Pierre Cattenoz, et de Mgr Guillaume, évêque émérite de Saint-Dié.

[…] Notre gratitude va aussi à, tous les professeurs qui nous ont aidés à ouvrir les yeux à la lumière qui divinise […]. Comment ne pas mentionner tous les évêques qui ont profondèment contribué à bâtir la communauté par les ordinations ? Mgr Marcel Lefebvre a ordonné tous les prêtres de la communauté avant 1988. Mais le choix que fit Dom Gérard et toute la communauté de ne pas le suivre dans son acte schismatique fut le bon car, comme le disait le cardinal Joseph Ratzinger, « Mgr Lefebvre avait des raisons, mais il n’avait pas raison ».

Et, voilà ! Pour une fois ce que sussurent tout bas, et privatim, de nombreux prêtres ralliés à leurs fidèles est enfin écrit par un de nos « meilleurs amis ».

Au lieu de dénoncer les actes hétérodoxes, voire carrément hérétiques, et les scandales contre la Foi perpétrés par de très nombreux clercs depuis le Concile Vatican II, Dom Louis-Marie préfère prudemment « donner le coup de pied de l’âne » à celui à qui sa congrégation doit tout !

A défaut de courage ou d’un minimum de gratitude, le Père Abbé du Barroux aurait pu se taire. Il a préféré donner des gages à ses « maîtres » conciliaires. Il ne lui reste plus qu’à se terrer.

La Porte Latine

Note

(1) « Le 30 juin 1988 demeure un moment grave car nul n’ignore les douloureuses peines qui vont pleuvoir des autorités. L’attitude gênée de dom Gérard Calvet laisse déjà imaginer la peine que causera la distance prise par des compagnons de route, notamment par un brillant monastère, fleuron du mouvement traditionnel. » in Le 30 juin 1988 : soleil sur le Valais, Côme de Prévigny


L’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux intègre les « saints » conciliaires

L’abbaye Sainte-Madeleine de l’abbaye du Barroux intègre les « saints » conciliaires, c’est ce qu’annonce bien tranquillement le Père Hubert, cellérier de l’abbaye, dans une interview donnée à l’Homme Nouveau au sujet du nouveau missel édité par les moines :

Y a-t-il un ajout de certaines fêtes de saints canonisés depuis 1962, date de la dernière édition typique du missel romain ?

Les rubriques du missel permettent de célébrer tout saint canonisé par l’Église, au moins en messe festive ou votive. Nous avons donc inséré à leur place, avec la permission de la Commission pontificale Ecclesia Dei, les saints inscrits au calendrier liturgique de l’Église romaine depuis 1962, en indiquant la messe propre déjà approuvée le cas échéant pour le missel de 1962. Comme par exemple pour Notre-Dame de Guadalupe le 12 décembre, saint Thomas More le 22 juin… Dans les autres cas on utilise une messe prise dans le commun des saints.

Adroitement, le père Hubert n’évoque pas les « saints » qui pourraient choquer, la prude omission de Jean-Paul II notamment n’est sans doute pas involontaire. A ceux qui avait encore des doutes du fait des aspects traditionnels de cette abbaye, le Barroux a bel et bien rejoint l’Eglise conciliaire. Comme l’ensemble des Instituts Ecclesia Dei, de fait.

Austremoine