Un épiscopat et une doctrine empoisonnés

Chaque jour apporte son lot de souffrance et de nouvelles terribles à une société qui n’en finit pas de rejeter le Créateur.

Il y a encore quelques jours à Bombay, l’Islamisme frappait. Nous le savons parce que les médias en ont parlé. La réalité est que l’Islamisme frappe tous les jours, semant la mort et la destruction dans tous les pays où les Musulmans sont nombreux : Soudan, Inde, Irak, Pakistan, Turquie, etc. Tous les jours des hommes meurent sous les coups de terroristes se réclamant de Mahomet, et de façon plus particulière les Chrétiens.

Mais là n’est que l’aspect terrifiant des évolutions de notre monde.

Car personne ne se soucie des ces femmes qui ont avorté, seules dans leur malheur et leur profonde détresse, de ces enfants déchirés entre leurs parents qui se séparent, de ces vieillards abandonnés par leurs famille dans leurs maisons de retraites, de ces pauvres qui vivent et élèvent leurs familles avec 1000 € par mois, pendant que les grands spéculateurs jouent avec la richesse du monde. Parce que dans une société où règnent le bruit et le plaisir apparent, cette superficialité ne parvient pas à combler la grande détresse qui emplit les hommes lorsqu’ils se retrouvent face à eux-mêmes.

Face à ce monde à la dérive depuis le péché originel, le Christ est venu il y aura bientôt 2008 ans pour apporter le remède de sa miséricorde : Ce Dieu fait homme, né pour mourir, né pour la croix, né pour son sacrifice. Le Christ n’est pas venu sur terre pour ressusciter, il est venu pour y mourir afin de racheter les péchés des hommes.

Et pour prolonger cette œuvre salvifique, il a instauré son Eglise, afin de transmettre la doctrine du salut, et le sacerdoce, afin de perpétrer son sacrifice, source de rémission. « Pierre tu es pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise », et c’est ainsi que le Christ donna pourvoir au pape sur son Eglise et associa les évêques à cette mission d’évangélisation : « Allez enseigner toutes les nations et baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du St Esprit ».

Mais Seigneur, dans ce monde qui rejette votre loi, les portes de l’enfer n’auraient-elles point prévalu contre l’Eglise ? Qui donc aujourd’hui enseigne la doctrine du sacrifice ? Qui enseigne le Christ aux Nations et brise leurs idoles ? Qui défend le mariage et condamne le divorce ? Qui combat sans concession les massacres des enfants innocents ?

Aujourd’hui, ne résonne aux oreilles du monde que les mots amour, vie, laïcité, liberté religieuse, liberté individuelle, droits de l’homme. Que de concepts dont on a dévoyé le sens et dont on fait des principes absolus. Même les hommes d’Eglise, jusque dans ses plus hautes sphères, n’a que ces mots à la bouche !

Alors que depuis un certain nombre d’années une pression odieuse tente d’imposer la légalisation du couple homosexuelle et l’euthanasie comme un geste d’humanité, le silence assourdissant de l’épiscopat français est une honte.

Tout juste entend-t-on quelques timides protestations, quelques mots bien pesés lâchés ici ou là au détour d’un entretien. S’il fallait qualifier les interventions épiscopales, elles seraient comparables à un jus de chaussette dont la teneur pourtant si diluée, ne parvient pas à masquer une odeur nauséabonde de renoncement et de lâcheté.

Ils font preuve de renoncement et de lâcheté devant leur charge. Pourquoi ne pas dire que l’acte homosexuel va contre la loi de Dieu, que c’est un grave péché qui mène à l’enfer ? Mais encore faudrait-il prêcher ce qu’est l’enfer, une réalité que jamais les évêques ne rappellent, jamais ! Pourquoi ne pas rappeler que l’avortement est un crime horrible, qu’il tue des êtres humains composés d’un corps et d’une âme ? Pourquoi ne pas dire que l’Islam est une religion erronée, qui est dangereuse pour l’âme et qui l’écarte du salut ? Pourquoi ne pas dire tout simplement que le problème aux maux de la société est le Christ, et que c’est pour cela que les nations doivent être chrétiennes ?

Mais diront certains, il ne sert à rien de parler de Dieu dans un monde qui L’ignore. Prenons l’exemple du dimanche que certains aimeraient voir travaillé. Que de réactions molles de l’épiscopat, expliquant que ce jour est nécessaire au repos, que c’est un jour pour se retrouver, qu’il fait parti de notre culture etc. Il me semble que seul la cardinal Barbarin a osé une défense un peu plus catholique. Mais quoiqu’il en soit, l’épiscopat d’une façon officielle et coordonnée se mure dans un silence sur tous les points de la doctrine catholique.

Saint François Xavier, en prêtre qu’il était, agissait autrement. Difficile d’expliquer aux indigènes l’importance sociale du dimanche chômé ! Il a montré la croix à ces peuples, les enseignant de la doctrine du Christ et de ses exigences. On est bien loin du jus conciliaire de ces quarante dernières années.

Il n’y a pas cinquante remèdes aux maux de la société : c’est le Christ, le règne exclusif du Christ sur les cœurs, les familles et les états. Le rappel dans toute son exigence de la seule Vérité. Nous sommes si loin de la liberté religieuse, de la laïcité. Les évêques ne croient plus au règne intégral du Christ sur les sociétés. Comment peuvent-ils se dire encore successeurs des apôtres ?

Austremoine