Xavier Celtillos : Mgr Jean-Michel di Falco Leandri offense la mémoire des Cristeros

Source : medias-presse.info

Mgr di Falco est-il catholique ? La question est grave, elle concerne celui qui fut des années durant, de 1987 à 1996 le porte parole de l’épiscopat français. Il est aujourd’hui évêque de Gap et d’Embrun.

Mgr di Falco Leandri a vu le film Cristerosil le dit dans cette vidéo. Cristeros, c’est le nom donné à ces martyrs et héros catholiques qui résistèrent à la violence meurtrière du pouvoir maçonnique mexicain et qui prirent les armes pour défendre leur droit à honorer et servir Dieu librement.

Mgr di Falco avoue ne pas connaître jusqu’alors cette histoire et dit ne pas vouloir la juger sur l’aspect historique. Il fait bien, car effectivement le film entorse quelque peu la réalité, non sur l’atrocité du gouvernement Calles, mais sur la lâcheté et la complicité de nombreux évêques et surtout du Vatican qui abandonna les vaillants catholiques en signant un accord qui se traduisit par l’extermination des Cristeros.

Si donc notre monseigneur se refuse à toute considération historique, il se permet de jeter le doute et le discrédit sur l’Eglise Catholique, ni plus ni moins. Et de se demander benoîtement comment se fait-il que le président Calles fut si anti-clérical ? Une telle haine ne proviendrait-elle pas de telle ou telle attitude de l’Eglise ?

Je profite de cet article pour encourager tous nos lecteurs à faire une retraite de Saint Ignace, ainsi que Mgr di Falco. Cela sera pour lui, évêque « catholique » l’occasion de redécouvrir le « béaba » des réalités surnaturelles.

Car s’il est une réalité, c’est celle de l’existence du démon et de l’enfer. Depuis sa révolte contre Dieu, Satan et ses suppôts n’ont de repos dans leur volonté de damner pour leur malheur les hommes. Ils mettent donc tout en œuvre pour les perdre individuellement et pour détruire l’ordre que le Créateur a mis dans le monde et la société.

Certes, des chrétiens et des hommes d’Eglise peuvent mal se comporter, générant la haine de l’Eglise. Ce n’est clairement pas ce qui explique le comportement du président mexicain Calles, et même serait-ce le cas, comment cela pourrait-il justifier de tuer et de massacrer des femmes et des enfants et d’exterminer des foules priant dans des églises ? Est-ce que le mauvais comportement de certains justifie le massacre de masse des autres ? Comment un évêque qui se dit catholique peut-il sous-entendre une chose pareille ?

Que Mgr di Falco pousse son raisonnement – ou plutôt son insinuation – jusqu’au bout : se pose-t-il la question de savoir si les juifs ont été persécutés par les nazis en raison de leur attitude ? Chacun sait ce qu’une telle insinuation coûterait de nos jours à son auteur…

Si Mgr di Falco était un évêque réellement catholique, il rappellerait la folie meurtrière du communisme, la perversité intrinsèque de cette idéologie condamnée par l’Eglise. Il rappellerait la nocivité de la franc-maçonnerie. Il rappellerait aussi que le vrai droit à la liberté religieuse est celui d’être libre d’honorer et de servir le vrai Dieu. Il réaffirmerait également l’existence de Satan qui lutte contre l’Eglise pour le malheur des hommes et cherche à l’anéantir par le communisme, le libéralisme, les sectes maçonniques, etc.

Il redirait aussi combien nous devons être fiers et admiratifs d’avoir par les Cristeros de tels exemples de vertus chrétiennes. Parce que les Cristeros ont eu raison de prendre les armes et de lutter contre la haine du Christ.

Mais Mgr di Falco est-il catholique ?

Xavier Celtillos